Une sortie de Agbor Gilbert Ebot fait réagir le milieu culturel camerounais après la révélation d’une opportunité liée à la Coupe du Monde 2026 qui aurait été manquée par des artistes locaux. Dans un message publié le dimanche 28 juin 2026, le producteur emerite camerounais affirme avoir été sollicité par le producteur des événements musicaux du Mondial pour proposer des artistes camerounais en vue de prestations internationales au Canada et au Mexique, avant de déplorer le silence des concernés et la perte de cette opportunité.
Une sollicitation directe des organisateurs du Mondial 2026
« Le 15 février, j’ai été contacté par M. Marco Balich, producteur exécutif des événements musicaux de la Coupe du Monde 2026. Il sollicitait mon avis sur deux artistes camerounais à inviter pour de grandes performances au Canada et au Mexique. Fait intéressant, les deux noms que j’ai proposés correspondaient déjà aux choix de son organisation, » a-t-il ecrit.
Selon lui, cette prise de contact représentait une opportunité exceptionnelle pour deux artistes camerounais, appelés à se produire sur des scènes internationales majeures.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
Des artistes injoignables malgré une opportunité importante
Sans décliner les noms des deux intéressés dans sa publication, Prince Agbor Gilbert Ebot explique avoir immédiatement tenté de les joindre afin de leur transmettre cette opportunité. Mais, selon ses propos, il n’aurait reçu aucune réponse après plusieurs mois.
« J’ai immédiatement essayé de contacter ces artistes pour leur transmettre cette opportunité qui pouvait changer leur vie. Plusieurs mois plus tard, je n’ai toujours reçu aucune réponse. »
Une absence de réaction qu’il dit avoir vécue comme un blocage inattendu dans une démarche pourtant porteuse.
Une relance auprès de l’équipe organisatrice
Face à ce silence prolongé, le promoteur du Cameroon International Fashion Festival, CAMIFF affirme avoir été contraint de revenir vers M. Marco Balich pour ne pas laisser passer cette opportunité.
« Par nécessité professionnelle, je suis retourné vers M. Balich, je lui ai expliqué que les artistes semblaient injoignables et j’ai partagé leurs numéros afin que son équipe puisse les contacter directement. Sa réponse a été simple : “Nous allons voir ailleurs.” »

Une décision qui aurait conduit les organisateurs à se tourner vers d’autres profils.
Un constat sévère sur l’industrie musicale camerounaise
Au-delà de ce cas précis, Prince Agbor Gilbert Ebot dresse un bilan très critique du fonctionnement du secteur culturel au Cameroun. Il estime que certaines attitudes freinent l’essor international des talents locaux.
« C’est ainsi que des portes se ferment pour toute une nation. Le manque de respect professionnel de base et de solidarité mutuelle freine notre secteur créatif. Il est douloureux de voir de telles plateformes mondiales nous échapper à cause d’un manque de sérieux. »

Une alerte sur l’avenir du showbiz camerounais
Dans la dernière partie de son message, il adopte un ton encore plus alarmant, dénonçant ce qu’il considère comme un problème structurel dans le milieu artistique.
« Un constat brutal pour l’industrie du divertissement camerounaise : nous freinons notre propre croissance parce que l’ego est privilégié au détriment de la collaboration, et la courtoisie professionnelle est remplacée par la négligence. »
Et de conclure de manière catégorique avant de bloquer la section commentaire :
« Ça va arriver. L’industrie du divertissement est en train de mourir. Au revoir. »
Cette sortie, à la fois virulente et révélatrice, met en lumière les failles persistantes de l’écosystème culturel camerounais face aux grandes opportunités internationales. Au-delà du cas évoqué, elle relance une interrogation plus large sur le professionnalisme, la réactivité et la structuration de l’industrie musicale locale, à un moment où les scènes mondiales offrent pourtant des ouvertures inédites aux talents africains.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire
Ève-Pérec N.BEHALAL








