Installée en Suisse depuis plusieurs années, où elle a fondé une famille, la chanteuse guinéenne Macire Sylla traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus difficiles de sa vie. Dans une vidéo largement relayée le 31 juillet 2026, l’artiste révèle avoir été victime de détournements de fonds par des proches à qui elle avait confié la construction de sa maison en Guinée. Deux mois après son retour à Conakry, elle vit toujours dans des conditions précaires et lance un appel aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté.
« Ceux en qui j’avais confiance m’ont trahie »
Figure marquante de la musique guinéenne dans les années 1990, Macire Sylla explique qu’elle avait acheté un terrain à Conakry avant de retourner vivre en Suisse. Elle avait confié la gestion du chantier à des membres de sa famille ainsi qu’à des proches.
Mais le résultat est loin de ce qu’elle espérait. « Mon budget que j’ai donné aux gens pour réaliser cette maison, c’est eux qui m’ont mise dans cet état. La famille, les personnes proches, les artistes… Pas tout le monde, mais ceux à qui j’avais confié cela. » Selon elle, une grande partie des fonds destinés à la construction aurait été utilisée à d’autres fins, la laissant aujourd’hui sans véritable logement.

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Deux mois dans un habitat insalubre
Depuis son arrivée à Conakry, l’artiste vit dans un logement qu’elle décrit comme extrêmement difficile à supporter, notamment en cette saison des pluies. Les eaux envahissent la cour, rendant les déplacements presque impossibles, tandis que l’humidité complique davantage son quotidien. Malgré ces conditions, Macire refuse de sombrer dans le découragement. « On est vivant. Il faut avancer sans arrière-pensée. Ce qui est arrivé est arrivé. Je n’ai pas de regrets. » Une manière pour elle d’affirmer que, malgré les blessures, elle préfère regarder vers l’avenir.
« J’ai besoin d’aide »
Consciente que ses moyens actuels ne lui permettent plus d’achever seule les travaux de sa maison, la chanteuse s’est adressée directement au président guinéen, aux autorités et aux personnes disposées à lui tendre la main. « Président Mamadi Doumbouya, les ministres, toutes les personnes qui ont les moyens… j’ai besoin d’aide. Ceux qui veulent aider, qu’ils aident. » Un appel empreint d’humilité, dans l’espoir de retrouver enfin un toit digne après des années de sacrifices.

Entre douleur et espoir
Malgré cette épreuve, Maciré Sylla conserve une certaine sérénité. Si elle reconnaît avoir été profondément blessée par cette trahison, elle refuse de laisser cette situation définir la suite de sa vie. « On est vivant. Il faut qu’on avance sans arrière-pensée. Ce qui est arrivé est arrivé. Mais je n’ai pas de regrets. Le seul regret que j’ai eu, c’est mon divorce avec mon ex. Ça arrive à tout le monde. » Malgré les difficultés, l’artiste préfère s’accrocher à l’espoir plutôt qu’à l’amertume. Elle croit encore en la solidarité de ses compatriotes et reste convaincue que cette période difficile finira par laisser place à des jours meilleurs.
À travers son témoignage, la chanteuse met en lumière une réalité qui dépasse son histoire personnelle : celle de nombreux membres de la diaspora confrontés à la perte de leurs investissements après avoir accordé leur confiance à des proches. Son récit relance ainsi une question sensible : comment protéger les projets construits à distance sans voir des années d’efforts réduites à néant ?
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Muriel Yanga










