KS Bloom refuse de soutenir les discours fondés sur la haine
L’artiste estime que la défense des droits des femmes ne doit pas conduire à encourager la vengeance ou l’hostilité envers les hommes. Pour lui, les blessures vécues dans une relation ne doivent pas devenir une raison de reproduire les mêmes comportements.
« Nous, c’est l’amour, la vie, c’est l’amour. La vie, c’est le pardon. Non, ton mari fait ça, faut lui faire ça aussi. Non, on rend pas le mal par le mal. Si ton conjoint te fait des choses que tu supportes pas, tu le quittes. Ah non, il t’a trompé, trompe-le aussi. Non. S’il s’empoisonne, tu vas pas t’empoisonner aussi, ma sœur. Donc, tu comprends qu’on copie pas tout. »
L’artiste insiste également sur la nécessité de préserver le calme dans les situations de conflit, notamment au sein du couple.
« Même si ta sœur est fâchée contre toi, si elle crie, si en tout cas, si tu veux régler la situation, tu restes calme. Parce que nous, on sait qu’une réponse calme apaise la colère. Moi, j’ai jamais vu deux personnes qui crient ensemble et puis ça règle quelque chose. »
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L’artiste défend une vision réciproque des responsabilités dans le couple
Pour le commando, le respect ne devrait pas être pensé uniquement en fonction du sexe. Il considère que les responsabilités doivent être réciproques entre l’homme et la femme.
« Il faut être juste. Ce qu’un homme doit faire, il doit le faire. Un homme dans un couple d’une femme, il doit la respecter, il doit la protéger, il doit le faire. Et c’est pareil pour une femme. Une femme doit respecter un homme, doit être soumise et tout ça, ma chère. On va le dire. Pourquoi on ne va pas le dire ? »
L’artiste conteste ainsi l’idée selon laquelle rappeler certaines responsabilités aux femmes reviendrait automatiquement à être misogyne.
« Et pourquoi quand on le dit, il faut que ça soit en mode : tu n’aimes pas les femmes ? Donc c’est vous qui aimez les femmes, vous qui dites aux femmes d’être de plus en plus nues. Comment ça ? Il faut que les sœurs sont en train de perdre des valeurs. »
Face aux blessures sentimentales, L’artiste appelle à ne pas généraliser
Dans son intervention, l’artiste revient également sur les déceptions amoureuses qui peuvent alimenter certains discours contre les hommes. Il estime que les expériences douloureuses ne devraient pas conduire à considérer tous les hommes comme responsables des blessures vécues individuellement.
« Les sœurs, tout le monde a eu goumin. Si tu veux regarder le sale qu’un homme t’a fait pour te rendre plus mauvaise, c’est à lui que tu donnes raison, ma sœur. Non, les hommes sont comme ça, les hommes. Écoute, tout le monde a vécu une petite partie de goumin. »
Il rappelle que les hommes peuvent eux aussi être victimes de situations douloureuses ou de trahisons.
« Et on peut t’expliquer aussi ce que certaines sœurs ont fait à des frères. Le gars, il s’est occupé de l’enfant et jusqu’à… Le gars a eu quinze ans, seize ans. C’est maintenant qu’il sait que c’est pas son enfant. Donc, tout le monde a vécu des dingueries. Apaisez vos cœurs, vous voyez ? »
KS Bloom revendique son propre féminisme
L’artiste refuse toutefois d’être présenté comme opposé au féminisme. Il affirme au contraire se considérer comme féministe, tout en défendant une conception différente de ce combat.
« Donc moi, franchement, je combats ça. Moi, je suis féministe. C’est nous les vrais féministes. Les féministes qui viennent là, là, là, deux jours là, là, c’est pas les féministes, ça, c’est la sorcellerie. C’est nous qui aimons les femmes. »
Pour lui, le féminisme devrait avant tout continuer à porter les combats liés aux droits et à la protection des femmes, notamment face à certaines violences encore présentes dans le monde.
« Les féministes d’avant, elles se battaient pour les droits. En 2026, là, il y a des endroits où il y a encore l’excision. Moi, je trouve que c’est scandaleux. C’est là qu’il y a le féminisme qui doit se lever. »
Une mise en garde contre ce qu’il considère comme un féminisme dévoyé
L’artiste termine son intervention par un appel aux femmes qui, selon lui, pourraient être influencées par des discours qu’il juge contraires à leurs aspirations personnelles et familiales.
« Pitié, il faut pas rentrer dans ça. Ça va te fermer des portes, tu vas souffrir, tu vas finir aigrie. Parce que le truc dans ça, c’est des années. Dans des années, on va faire le constat. On est encore tous jeunes. »
Très attaché à sa foi chrétienne, l’artiste invite également celles qui traversent des blessures sentimentales à rechercher, selon lui, une reconstruction spirituelle plutôt qu’à entretenir la rancœur.
« Rencontrez le Seigneur, cherchez à guérir de vos blessures et ne tombez pas dans ce féminisme qui a dévié. Parce qu’à la base, c’est un bon combat et nous, on soutient tout ce qui est bon dans ce combat-là, mais pas les mauvaises valeurs qui sont en train d’être insérées, qui sont diaboliques. »
À travers cette sortie publiée, L’artiste Ivoirien KS Bloom assume donc une position qui se veut à la fois critique et personnelle : soutenir les femmes, oui, mais sans, selon lui, transformer la défense de leurs droits en opposition systématique aux hommes. Une prise de parole qui remet au centre du débat sa propre conception du féminisme, du couple et des responsabilités réciproques
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Muriel Yanga










