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« J’ai été victime de Xénophobie », le Camerounais Ndock Bidi raconte le calvaire vécu en Afrique du Sud

Les nouvelles tensions xénophobes qui secouent l’Afrique du Sud ravivent de douloureux souvenirs chez certains Africains ayant séjourné dans le pays. Le chef cuisinier camerounais Ndock Bidi a choisi de raconter, pour la première fois en public, l’agression dont il dit avoir été victime, un épisode qu’il avait jusque-là gardé pour lui.

Un souvenir douloureux ravivé par l’actualité

Les images de violences visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud continuent de susciter de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Parmi elles figure celle du chef cuisinier camerounais Ndock Bidi. Dans une publication sur Snapchat, il confie avoir longtemps gardé le silence sur une agression qu’il attribue à un acte de xénophobie.

« J’ai visité une vingtaine de pays africains, mais l’Afrique du Sud est le seul pays que je n’ai pas aimé, et dont même mon cerveau ne veut plus se souvenir. Pourquoi ? J’y ai été victime de xénophobie », écrit-il.

« J'ai été victime de Xénophobie », le Camerounais Ndock Bidi raconte le calvaire vécu en Afrique du Sud

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫

« Je pensais même avoir eu le nez cassé »

Le cuisinier raconte avoir été violemment pris à partie lors de son séjour. Une scène qui l’a profondément marqué.

« J’avais été frappé, je pensais même avoir eu le nez cassé, car il n’arrêtait pas de saigner et c’était tellement douloureux. Je n’ai pas riposté, de peur de représailles, je suis juste rentré. Je n’ai jamais parlé de ça », témoigne-t-il photo du nez ensanglanté à l’appui.

De retour chez lui, il explique avoir seulement confié cette mésaventure à ses proches avant de tenter de l’effacer de sa mémoire.

« Quand je suis rentré chez moi, j’ai juste dit à mes proches : « Les Sud-Africains sont xénophobes, je n’y retournerai plus jamais. » Je n’en ai plus jamais parlé ; mon cerveau avait tout oublié… »

Le chef cuisinier camerounais Ndock Bidi a choisi de raconter, pour la première fois en public, l'agression dont il dit avoir été victime, un épisode qu'il avait jusque-là gardé pour lui.

Une prise de parole motivée par les récents événements

Si Ndock Bidi revient aujourd’hui sur cet épisode, c’est parce que les violences signalées ces derniers jours dans le pays de Nelson Mandela et Miriam Makeba ont ravivé ce souvenir. Les vidéos montrant des étrangers pris pour cible l’ont poussé à sortir de son silence.

« … jusqu’à ce que je voie des vidéos de Sud-Africains chasser et tuer leurs propres frères africains », conclut-il.

Un témoignage qui relance le débat

En prenant publiquement la parole, Ndock Bidi remet en lumière une expérience qu’il avait choisi de taire pendant des années. Son témoignage s’ajoute aux nombreuses voix qui dénoncent la recrudescence des actes xénophobes en Afrique du Sud, un phénomène qui continue de susciter l’inquiétude bien au-delà de ses frontières.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire

Ève-Pérec N.BEHALAL

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