Il n’aura commis que trois fautes pour inscrire son nom au palmarès de l’un des plus prestigieux concours de langue française en Côte d’Ivoire. En remportant la 7ᵉ édition de la « Grande Dictée », l’avocat camerounais Simon Pierre Ngue Bong signe un exploit qui dépasse la simple performance orthographique. Une victoire qu’il célèbre avec humilité, rendant hommage à sa passion pour la langue française et à toutes les personnes qui l’ont accompagné dans cette aventure.

Simon Pierre Ngue Bong, le champion qui a conquis Abidjan
La Côte d’Ivoire a célébré, le samedi 4 juillet 2026, l’excellence de la langue française à l’occasion de la finale de la 7ᵉ édition de la « Grande Dictée ». Parmi les centaines de finalistes réunis à l’amphithéâtre de l’ISTC Polytechnique d’Abidjan, c’est un Camerounais qui a créé l’exploit en s’imposant au sommet de la compétition.

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre
Conseiller stratégique et juridique, avocat au barreau du Cameroun et installé à Abidjan, Simon Pierre Ngue Bong a remporté le prestigieux concours avec seulement trois fautes, devançant Dieudonné Kobadja, deuxième, et Flavien Konan Benian, étudiant, qui complète le podium.
Une compétition devenue une référence culturelle
Placée sous le parrainage du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie, la « Grande Dictée‘ confirme, au fil des éditions, son statut de rendez-vous incontournable de la promotion du livre et de la langue française. Organisée par Akwaba Culture , cette 7ᵉ édition a enregistré plus de 2 000 candidatures en ligne, avant de retenir 800 finalistes. Ouvert à tous, sans limite d’âge, le concours récompense l’excellence en orthographe tout en encourageant la lecture et la valorisation des œuvres littéraires africaines.

Une victoire célébrée avec humilité
Quelques heures après son sacre, Simon Pierre Ngue Bong a partagé sa joie sur sa page Facebook, dans un message empreint de gratitude et d’humour. « Victoire ! J’ai remporté la Grande Dictée, le plus grand concours de dictée de Côte d’Ivoire. Comme quoi, toutes ces années passées à traquer les fautes dans les textes, les contrats, les courriers et les documents ont fini par servir à quelque chose ! »
Le lauréat s’est dit très heureux de cette distinction, tout en adressant ses félicitations aux autres participants ainsi qu’aux organisateurs pour la qualité de l’événement. Il a également tenu à remercier toutes les personnes qui l’ont accompagné dans ce parcours. « Merci à tous ceux qui m’ont encouragé, soutenu ou simplement supporté quand je m’obstinais à défendre un accent, une virgule ou un accord improbable. La langue française reste une formidable aventure. Et aujourd’hui, je savoure simplement ce beau moment. Merci à tous. »
Des mots qui traduisent autant sa passion pour la langue française que sa reconnaissance envers ceux qui ont cru en lui.
Un parcours déjà marqué par l’excellence
Cette distinction internationale vient enrichir un parcours déjà remarquable. En 2008, Simon Pierre Ngue Bong avait remporté, au Mémorial de Caen en France, le Prix du jeune talent lors du 19ᵉ Concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme.
Dix-huit ans plus tard, l’avocat camerounais inscrit une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès et offre au Cameroun une nouvelle raison de célébrer son excellence intellectuelle sur la scène internationale.
Au-delà d’un simple concours d’orthographe, cette victoire rappelle que la rigueur, le travail et la passion demeurent les meilleurs alliés de l’excellence. En décrochant le premier prix de la Grande Dictée 2026, Simon Pierre Ngue Bong porte haut les couleurs du Cameroun et confirme, une fois de plus, le rayonnement des talents camerounais bien au-delà de leurs frontières.

Si cet article vous a intéressé n’hésitez pas à cliquer
Diane Laure MISSEKOU








