Présent actuellement aux États-Unis à l’occasion de la Coupe du monde, Mario Balotelli s’est confié lors d’un entretien dans l’émission footballistique américaine Men In Blazers le 27 juin 2026 sur son rapport à ses deux pays de cœur. Déçu de voir l’Italie absente de la compétition, l’ancien international italien a réaffirmé sa fierté de ses origines ghanéennes, tout en partageant son analyse sur l’évolution du football, la nouvelle génération de joueurs et les exigences du très haut niveau.
Une première découverte des États-Unis comme simple touriste
Pour Mario Balotelli, ce séjour américain est avant tout une expérience personnelle. L’ancien attaquant de l’Italie découvre le pays dans un contexte différent de celui de sa carrière. « C’est une excellente expérience d’être ici en tant que touriste pour la première fois. Pour être honnête, c’est une excellente expérience. »
L’absence de l’Italie, une blessure toujours présente
Même s’il suit avec intérêt les rencontres, Balotelli reconnaît vivre cette compétition avec une certaine amertume. L’absence de la sélection italienne continue de le toucher : « C’est un peu triste parce qu’évidemment l’Italie ne s’est pas qualifiée… je suis un peu contrarié. » Pour celui qui a longtemps porté le maillot de la Nazionale, voir une grande compétition sans l’Italie « ne semble pas normal ».

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« Je viens du Ghana, je suis fier du Ghana »
Si son pays d’adoption manque à l’appel, Mario Balotelli affirme naturellement tourner son soutien vers le Ghana, terre de ses origines. « Comme il n’y a pas d’Italie, je soutiens le Ghana évidemment. Je viens du Ghana, je suis fier du Ghana. » L’ancien buteur estime que la sélection ghanéenne actuelle possède de belles qualités, même s’il considère que l’équipe de 2010 reste la plus forte de l’histoire du pays. Il n’a pas caché son admiration pour Antoine Semenyo, qu’il décrit comme « un grand joueur » qui évolue « avec de l’expérience » malgré son jeune âge.
Le football mondial a changé selon Balotelli
L’ancien joueur de l‘Inter Milan et de Manchester City voit une évolution positive dans le football international. Selon lui, les écarts entre les nations se réduisent progressivement. « C’est très agréable de voir de petites nations battre de grandes nations. Cela signifie que le football s’est beaucoup amélioré partout dans le monde. » Il attribue cette progression à une meilleure préparation tactique et physique, mais aussi à une nouvelle mentalité chez les jeunes joueurs. « Mentalement ils n’ont pas peur… c’est comme ça qu’on devrait être. »
Représenter son pays reste le plus grand honneur
Malgré les difficultés rencontrées au cours de sa carrière internationale, Mario Balotelli considère que défendre les couleurs de sa sélection demeure l’accomplissement suprême pour un footballeur. « Jouer pour votre pays est la plus grande chose qui puisse arriver dans votre carrière. » Il rappelle que porter le maillot national implique une responsabilité particulière, celle de donner le meilleur de soi-même à chaque rencontre.

Des saisons toujours plus exigeantes pour les joueurs
Balotelli estime également que l’enchaînement des compétitions pèse de plus en plus sur les organismes. « Les joueurs sont fatigués, c’est sûr. » Pour lui, les calendriers actuels laissent trop peu de temps pour récupérer entre une longue saison en club et les grandes compétitions internationales.
Entre attachement à l’Italie et fierté de ses racines ghanéennes, Mario Balotelli livre un témoignage personnel sur son identité et sa vision du football moderne. L’ancien international appelle également à mieux prendre en compte les réalités auxquelles sont confrontés les joueurs de haut niveau.

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Benjamin NOAH








