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Deux ans après son sacre mondial en slam, Noferima Fofana révèle les dessous de sa conversion au Christianisme

Deux ans après son sacre à Paris, la slameuse ivoirienne Noferima Fofana revient sur les circonstances qui ont entouré sa participation à la Coupe du Monde de Slam Poetry en 2024. Dans un témoignage publié le 10 Août 2026 sur les réseaux sociaux, , la championne raconte un séjour marqué par les difficultés, la solitude et plusieurs événements qu’elle interprète comme des signes de Dieu. De son arrivée mouvementée en France jusqu’à la finale, elle livre un récit profondément personnel.

« Premier miracle du SEIGNEUR »

À son arrivée à Paris, Noferima Fofana affirme avoir d’abord été confrontée à des difficultés liées à ses bagages et à son accueil.
« Les bagages des passagers de mon vol sont introuvables. Nous attendons pendant près de 4 heures avant de finalement les retrouver. Mais une fois mes affaires récupérées, je réalise une chose : personne n’est là pour m’accueillir ni pour m’accompagner jusqu’au lieu de la compétition. »
Elle raconte ensuite avoir accepté l’aide d’une femme avant d’entendre une conversation qui l’a inquiétée.
« J’espère que tu n’as rien mis dans les affaires que tu as donné à porter à la jeune fille… Moi qui entendais tout, je suis devenue muette. Je n’arrivais plus à placer un mot. »
Pour la championne, l’absence des policiers au moment du contrôle constitue alors un premier signe providentiel : « Premier miracle du SEIGNEUR. »

« J’ai pleuré dans les rues de Paris comme un bébé »

Une fois arrivée sur le lieu de la compétition, la slameuse découvre qu’elle devra encore se débrouiller seule pour rejoindre son hôtel.
« Très vite, j’apprends que je vais devoir me débrouiller seule pour rejoindre mon hôtel, qui se trouve loin du lieu de la compétition. Je m’énerve. Les larmes commencent à couler. »
Un slameur ivoirien qu’elle connaissait, Barthe, lui vient alors en aide en lui commandant un taxi. Mais les jours suivants restent difficiles.
« Le lendemain, et pendant les cinq jours suivants, je dois me débrouiller seule pour sortir et rentrer. J’ai pleuré dans les rues de Paris comme un bébé. J’étais complètement perturbée. »
Une période éprouvante qui, selon elle, va finalement devenir le point de départ d’un changement intérieur.

« Je sens comme une force qui me résiste »

À quelques jours de la finale, Noferima raconte avoir vécu une expérience spirituelle particulière dans sa chambre d’hôtel alors qu’elle s’apprêtait à prier.
« Je prends ma natte de prière. Je veux prier. Mais quelque chose change. Je sens comme une force qui me résiste. J’insiste. Je persiste. Et au bout d’un moment, je comprends que ce qui est devant moi est plus grand que moi. »
Elle poursuit : « Tout mon être s’incline devant Sa Majesté, le ROI de l’Univers. Et j’entends Sa voix : “Tu n’es pas seule. Tu n’es pas seule, Noferima. Je suis avec toi.” »
Une expérience qu’elle décrit comme déterminante dans son rapport à la foi.

« Je ferai de toi une Championne du Monde de Slam »

Selon son témoignage, c’est au terme de cette expérience qu’elle affirme avoir reçu une promesse concernant la compétition.
« À la fin de notre conversation, Il me dit : “Parce que je suis venu et que tu m’as reconnue, je ferai de toi une Championne du Monde de Slam.” »
Noferima reconnaît pourtant ne pas y avoir cru immédiatement : « Sincèrement, je n’y croyais pas. Jusqu’à ce que cela arrive. »
Elle remporte finalement la Coupe du Monde de Slam Poetry à Paris, faisant de l’Afrique la championne pour la première fois dans l’histoire de cette compétition.
« Aujourd’hui, je peux le dire avec toute la force de ma foi : JÉSUS-CHRIST est celui qui a fait de moi une Championne du Monde de Slam. »

« Il m’a fallu deux années de courage »

Si elle raconte cette histoire deux ans après les faits, Noferima explique avoir longtemps hésité à rendre publique cette dimension de son parcours.
« Il m’a fallu deux années de courage. Je viens d’une famille musulmane et j’avais conscience de ce qui pouvait m’attendre en révélant publiquement cette vérité de l’histoire. »
Elle assume désormais pleinement cette prise de parole : « Aujourd’hui, j’ai accepté de perdre ma vie afin que la volonté de DIEU soit faite. »

À travers ce récit, la championne ne revient donc pas seulement sur une victoire sportive. Elle partage une expérience intime faite d’épreuves, de solitude et de foi, qu’elle considère aujourd’hui comme l’un des tournants majeurs de son parcours.

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Muriel Yanga

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