Avant le succès sur les réseaux sociaux, il y a le travail. C’est le message que la créatrice de contenu et entrepreneure Dayana Muriel a tenu à marteler lors de son passage, le 25 juin 2026, dans une émission radio. À travers ses confidences sur son parcours, sa maternité, son aventure entrepreneuriale et les réalités des réseaux sociaux, la jeune influenceuse a livré une vision sans détour de la réussite, qu’elle attribue avant tout à la discipline et au travail.
« Le premier mari de la femme, c’est son travail »
C’est avec cette déclaration forte que Dayana Muriel a marqué les esprits dès le début de l’entretien. « Le premier mari de la femme, c’est son travail. Le second, c’est la famille. » Pour la créatrice de contenu, cette phrase résume parfaitement sa vision de la réussite. Selon elle, une femme doit d’abord bâtir son indépendance avant toute autre chose.
Elle est ensuite revenue sur cette conviction en expliquant que son objectif est d’encourager les jeunes, particulièrement les jeunes filles, à prendre leur destin en main. « Mon combat sur les réseaux, c’est de pousser les jeunes filles à travailler. Beaucoup pensent que la vie des réseaux est facile, mais non. On l’a travaillée, on l’a bâtie. »

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Une passion devenue un métier… avec son lot de pression
Si aujourd’hui Dayana Muriel fait partie des visages les plus suivis de sa génération, elle assure que rien n’était calculé au départ. « C’était juste pour m’amuser. Je ne pouvais même pas imaginer que ça allait arriver à ce niveau-là. » Mais au fil du temps, la passion s’est transformée en responsabilité. « Les abonnés se nourrissent du contenu que tu crées. Quand tu fais plusieurs jours sans publier, tu te mets toi-même une pression. » Elle explique que créer du contenu est à la fois une thérapie et une exigence permanente imposée par la visibilité.
Le baccalauréat, le moment où tout a changé
L’influenceuse révèle que c’est durant l’année 2024, alors qu’elle préparait son baccalauréat, qu’elle a réellement pris conscience de son influence. Les remarques répétées sur les réseaux sociaux l’ont poussée à redoubler d’efforts pour réussir ses études. « Les gens me disaient : « Tu es toujours sur les réseaux, tu fais quoi ? Tu ne peux pas apprendre ? » C’est là que j’ai compris que les gens me suivaient vraiment et que je n’avais pas droit à l’erreur. »

Les critiques n’ont pas eu raison d’elle
Comme de nombreux créateurs de contenu, Dayana Muriel a dû apprendre à composer avec les critiques. Elle reconnaît que ses abonnés lui reprochaient autrefois sa manière de s’exprimer. « On me disait que je n’avais pas un français très soutenu. Avec le temps, j’ai tout changé. » Mais elle affirme que le soutien de ses proches lui permet de garder les pieds sur terre. « Puisque j’ai déjà le soutien de ma famille et de mes proches, aucun commentaire ne peut me déstabiliser. »
Une entrepreneure aux multiples activités
Au-delà des réseaux sociaux, Dayana Muriel revendique pleinement son statut d’entrepreneure. Elle explique investir dans plusieurs secteurs, notamment la vente de vêtements, chaussures, sacs, bijoux et perruques, tout en développant des formations destinées aux jeunes. « Je suis dans tout ce qui apporte de l’argent. » Elle a notamment lancé une formation destinée à accompagner ceux qui souhaitent apprendre à commander directement leurs produits en Chine.
Une mère célibataire déterminée à montrer l’exemple
L’un des moments les plus émouvants de l’entretien est intervenu lorsqu’elle a évoqué sa maternité. Dayana Muriel décrit la réalité des mères célibataires comme un véritable combat quotidien. « Être maman célibataire, c’est très dur. L’éducation à deux est meilleure qu’à une seule personne. Je veux être un exemple pour mon enfant. » Elle confie également que la naissance de son enfant a profondément transformé sa manière de s’habiller et de voir la vie.

« J’accroche mon sac où je peux le décrocher »
Face aux dérives des réseaux sociaux et à la quête de célébrité à tout prix, Dayana Muriel appelle les jeunes à rester prudents.
« Les réseaux sont très toxiques pour ceux qui ont les longs yeux. Moi, je m’arrête à mon contenu, mes contrats et mon commerce. J’accroche mon sac où je peux le décrocher. » Elle affirme que les rumeurs autour de son succès ne l’atteignent pas, rappelant que derrière sa réussite se cachent des années de travail, de commerce, de voyages et d’investissements. « L’entrepreneuriat est difficile. Il y a des jours où on ne vend pas. Mais quand Dieu décide de te bénir, il n’arrête jamais d’exagérer. »
À travers cette sortie, Dayana Muriel a livré un message clair : derrière la visibilité sur les réseaux sociaux se trouvent des sacrifices, du travail et de la persévérance. Une prise de parole qui se veut avant tout une invitation adressée aux jeunes à privilégier l’effort, l’entrepreneuriat et l’autonomie plutôt que les illusions d’une réussite facile.

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Diane Laure MISSEKOU








