La disparition de Bissi Mag, de son vrai nom Luc Romuald Noubissi Fotso, survenue le 29 juillet 2026 à l’Hôpital Général de Douala des suites d’un cancer, continue de bouleverser le Cameroun. Interprète du mythique « Simo » et de son célèbre refrain « Yééémalé Yééétalé », l’artiste laisse derrière lui une œuvre devenue incontournable dans le patrimoine musical national. Depuis l’annonce de son décès, artistes, comédiens, journalistes et personnalités publiques multiplient les messages d’émotion pour saluer celui qu’ils considèrent comme une figure majeure de la musique camerounaise.
Leticia Bouguem célèbre « un héritage solide »
L’artiste Leticia Bouguem a rendu un vibrant hommage à celui qu’elle considère comme une véritable source d’inspiration. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, elle salue autant l’homme que l’artiste.
« Il y a des artistes qui montent sur scène… et il y a des artistes qui montent dans les cœurs. Bissi Mag faisait partie de ceux qui ne chantent pas seulement pour être entendus, mais pour élever, pour rassembler, pour transmettre. Tu as donné plus que ta voix : tu as donné ton âme. »
Elle promet également de poursuivre l’héritage laissé par le chanteur en affirmant que les jeunes artistes continueront de faire vivre son œuvre et son engagement pour la musique tradi-moderne.


𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
André-Marie Tala perd « un fils » artistique
Très touché par cette disparition, le monument de la musique camerounaise André-Marie Tala évoque le souvenir d’un artiste créatif et profondément engagé.
« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Bissi Mag, un fils pour moi. Le Cameroun perd aujourd’hui un musicien d’un immense talent, un compositeur inspiré, un artiste ambitieux qui n’a jamais cessé d’innover. »
Le vétéran estime que les chansons de Bissi Mag continueront de traverser les générations et adresse ses condoléances à la famille de l’artisan de « Moto Taxi« , « Kousso » ou encore « Fous cachés« .


De nombreuses autres figures de la scène culturelle camerounaise ont également exprimé leur douleur.
Le jeune Big Lam’s résume son émotion en quelques mots : « La mort nous attend tous, personne ne sera épargné. Merci pour l’héritage, Légende Bissi Mag, le père de SIMO. »


L’humoriste et comédien MBIATA retient quant à lui une promesse qui ne pourra jamais être tenue. « Tu me disais : « Mon fils, laisse-moi d’abord guérir. À mon retour, on reprendra cette musique. » Tu es parti avant ce rendez-vous. Repose en paix, Papa. »

Le musicien Chérubin Njou-Messi souligne, lui aussi, l’empreinte laissée par le chanteur. « Une voix s’est tue, mais l’écho restera. Merci pour la musique. Merci pour la culture. »

Au-delà de la musique, le souvenir d’un homme de talent
L’expert en communication Luther André Meka considère que le Cameroun perd l’un de ses plus grands chansonniers. « Bissi Mag faisait partie des grands auteurs-compositeurs de notre pays. Sa chanson Simo restera un grand classique de la musique camerounaise et africaine. »

Le photographe Zacharie Ngnogue, qui a immortalisé l’artiste durant de nombreuses années, confie son émotion en voyant circuler partout les portraits qu’il avait réalisés de son ami.


De son côté, la présentatrice Patricia Laure Naoussi dit ne pas comprendre cette disparition si brutale. « Pourquoi nous abandonnes-tu toi aussi ? Tu semblais pourtant bien portant lors de tes récentes prestations publiques. Ce bal funeste interroge… c’est trop. »

Une œuvre appelée à traverser les générations
Auteur de titres comme « Simo« , « Moto Taxi« , « Joue de la joue« , « Enseignant » (Massa Jean) ou encore « Bemmo« , Bissi Mag avait bâti une identité musicale singulière en mêlant humour, critique sociale et rythmes populaires. Son répertoire, profondément ancré dans les réalités camerounaises, continue d’être écouté sur les plateformes numériques et demeure une référence pour plusieurs générations d’artistes.
Avec ces nombreux témoignages, une certitude se dégage : si Bissi Mag a quitté la scène, sa voix, ses chansons et les valeurs qu’il a portées continueront longtemps de résonner dans la mémoire collective du Cameroun.

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Benjamin NOAH










