Créateur de contenu camerounais installé en France, Notorios Big Benny, alias Bene4i, s’est livré ce 15 août 2026 sur son parcours, ses rapports avec les artistes, les polémiques qui ont marqué son évolution et les réalités financières de son métier. Entre passion, business et indépendance, il assume désormais une ligne claire : privilégier l’impact et son image plutôt que la course aux vues.
De l’artist management à la création de contenu
Bene4i n’est pas arrivé dans la création de contenu par hasard. Dès 2020, il travaille déjà aux côtés d’artistes et produit du contenu pour eux, notamment dans l’univers du label Chambre Noire. Mais c’est en 2023 qu’il décide de créer véritablement pour lui. « Je commence la création de contenu sur le réseau 2020, mais pas pour moi parce qu’avant je bossais beaucoup avec des artistes », explique-t-il. Une passion pour l’audiovisuel qui remonte à son enfance : « Je suis passionné d’audiovisuel depuis que je suis petit. »

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
PLAYSTORE : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.lauradavemedia.app
APPSTORE : https://apps.apple.com/cm/app/laura-dave-m%C3%A9dia/id6754380183
Une passion devenue un véritable business
Sa progression sur les réseaux lui permet rapidement de mesurer le potentiel financier du secteur. Bene4i révèle notamment avoir déjà touché 3500 euros sur une seule collaboration. « 3500 € », répond-il lorsqu’il est interrogé sur son plus gros gain. Pour lui, le réseautage occupe également une place importante dans cette industrie. « Au Cameroun, ceux qui brassent les dos brassent les vrais dos », estime-t-il.
Une manière d’assumer une approche professionnelle d’un métier qu’il ne considère plus comme un simple loisir.
« Ma plus grosse erreur, c’est de prendre position »
La notoriété lui a toutefois appris à mesurer davantage le poids de ses paroles. « La plus grosse erreur que j’ai eu à commettre depuis que je suis arrivé sur les réseaux sociaux, c’est de prendre position », reconnaît-il.
Bene4i revient notamment sur une polémique concernant les personnes albinos, qu’il considère comme l’épisode l’ayant le plus marqué. « Je n’ai pas mesuré l’impact de ce que je disais », admet-il avec le recul. Pour le créateur, cette expérience rappelle surtout qu’une prise de position publique peut durablement influencer l’image d’un influenceur.

« Les vues ne définissent pas une réussite »
Face à la course permanente aux chiffres, Bene4i défend une autre conception du succès. « Les vues définissent-elles une réussite ? Non, non, non. C’est l’impact », affirme-t-il.
Il compare notamment TikTok à un « fast-food », où les contenus sont consommés rapidement. « C’est l’impact qui fait en sorte que même après un an d’absence, tu reviens et quand tu parles, on écoute », explique-t-il.
Une philosophie qui l’amène à privilégier la construction d’une image durable plutôt que la recherche permanente du buzz.
Maahlox, entre respect et désaccords
Parmi les artistes avec lesquels Bene4i a connu des tensions figure Maahlox. Malgré leurs désaccords, le créateur reconnaît son importance dans la musique urbaine camerounaise. « Maahlox, c’est une légende de la musique urbaine camerounaise », affirme-t-il. Mais il rappelle également que la célébrité ne place personne au-dessus des autres : « Bien qu’il soit une légende, ça ne fait pas moins de lui un être humain. »
Pour Bene4i, le respect doit être réciproque, notamment sur les réseaux sociaux où chacun défend son image et sa communauté.
Tenor, Himra et Didi B : ses choix musicaux
Lorsqu’il est invité à donner son avis sur plusieurs figures du rap, Bene4i ne cache pas ses préférences.
À propos de Tenor, il est catégorique : « C’est le plus grand rappeur camerounais de tous les temps », tout en précisant qu’il n’est plus aujourd’hui un fan de l’artiste.
Il place également Himra au sommet de la scène rap africaine actuelle : « C’est le meilleur rappeur africain actuellement », notamment au regard des statistiques. Quant à Didi B, il le présente comme « l’un des plus grands artistes africains ».
« La musique camerounaise, c’est mon identité »
Malgré son approche très business, Bene4i revendique un attachement profond à la musique de son pays. « La musique camerounaise, c’est mon identité, c’est chez moi », assure-t-il.
Mais cette identité n’empêche pas ses choix professionnels d’être guidés par les opportunités. « Moi, je suis un businessman », assume-t-il, expliquant qu’il privilégiera une proposition financière intéressante, même lorsqu’elle vient d’une autre industrie musicale africaine. « Je ne suis pas dans le showbiz. Je suis dans mon schéma », précise-t-il.
Au Cameroun pour un projet culturel
Installé en France, Bene4i révèle être actuellement au Cameroun dans le cadre d’un projet culturel. « Je suis venu au Cameroun pour un projet culturel, voilà, faire découvrir le beau visage du Cameroun », explique-t-il.
Il évoque également une collaboration avec Dachor autour du titre Bisous sur la tomate, qu’il utilise dans ses contenus depuis plusieurs jours.
« Kiffez votre jeunesse »
En guise de conclusion, Bene4i adresse un message aux jeunes qui hésitent encore à suivre leur passion. « Personne ne vient vous dire ce que vous devez faire de votre vie à part vos parents, et même les parents, ça a une limite », lance-t-il. Son conseil tient en quelques mots : « Kiffez votre jeunesse ». Pour lui, la peur du jugement ne doit jamais empêcher une personne d’explorer ses passions et de tenter sa chance.
Une sortie faite dans le podcast Dans La Boîte, au cours de laquelle Bene4i a surtout défendu une vision indépendante de la création de contenu : faire ce que l’on aime, construire son image et privilégier l’impact au simple buzz.
Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci
urlr.me/uPQrTa
Benjamin NOAH








