Du Cameroun à la France, Arthur Avom gravit les échelons avec une maturité qui dépasse son jeune âge. Formé dans les académies locales avant de rejoindre le FC Lorient, le milieu de terrain camerounais de 21 ans s’est construit grâce à la confiance en soi, au travail et à une détermination nourrie par les derniers conseils de son père disparu. Dans un entretien empreint de sincérité, il revient sur son parcours, son adaptation au football européen, ses premiers pas chez les professionnels et les valeurs qui continuent de guider son ambition.
Une confiance née sur les terrains camerounais
Avant de découvrir le football européen, Arthur Avom forge son identité dans les centres de formation camerounais. Il garde de cette période le souvenir d’un football où le plaisir de jouer occupait une place essentielle. « Je dirais que ma plus grande qualité, c’est la confiance en soi. Depuis l’académie, on voulait juste jouer au football, s’exprimer et prendre du plaisir, peu importe le résultat. »
Le jeune milieu de terrain estime que cette confiance, renforcée par ses entraîneurs et ses coéquipiers, lui a permis de révéler pleinement son potentiel avant son départ pour l’Europe.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
Le rêve européen devenu réalité
Rejoindre le FC Lorient représente un tournant majeur dans sa carrière. Pour Arthur Avom, cette signature concrétise un objectif partagé par de nombreux jeunes footballeurs africains. « C’est un rêve qui se réalise. Je pense que tout jeune joueur en Afrique rêve de venir continuer le football en Europe. »
À son arrivée, il découvre un vestiaire composé de joueurs expérimentés qu’il suivait encore quelques mois plus tôt à la télévision. « Je les voyais à la télé il y a quelques mois et je me retrouve face à eux. C’était déjà une fierté. Leur exigence m’a poussé à élever mon niveau chaque jour. Ils m’ont conseillé et très bien accueilli. » La présence de compatriotes camerounais au sein du club facilite également son intégration et lui permet de trouver rapidement ses repères.
« Mon père m’avait demandé de ne jamais arrêter le football »
L’un des passages les plus émouvants de l’entretien concerne le décès de son père, qui l’accompagnait depuis ses premiers pas dans le football. « Je me suis senti faible quand il est parti. Mais quand il était malade, il m’avait demandé de ne pas arrêter le football, quoi qu’il arrive. Il m’a dit de continuer parce que j’avais du talent. »
Le joueur confie s’être accroché à ces derniers mots pour continuer à avancer malgré la douleur. « Je me suis appuyé sur ses paroles pour continuer à travailler. Aujourd’hui encore, il est une source de motivation. Avant les grands matchs, je pense à lui dans mes prières. » Une épreuve qui, selon lui, l’a également aidé à gagner en maturité face aux difficultés de la vie.

Le football européen, une école de rigueur
Le Camerounais reconnaît que son adaptation au football français lui a permis de progresser sur un aspect qu’il juge essentiel : l’intelligence tactique. « Chez nous en Afrique, on est plus dans le physique. Ici, l’accent est beaucoup plus mis sur la tactique, les déplacements et le contenu des matchs. J’ai énormément appris à ce niveau-là. »
Cette progression lui permet de franchir rapidement les étapes jusqu’à intégrer l’équipe première de Lorient. « L’objectif était de faire mes preuves avec la réserve avant de rejoindre les professionnels. Aujourd’hui, il y a encore d’autres objectifs et je veux continuer à progresser. »
Une fierté de représenter le Cameroun
Recevoir sa première convocation en sélection nationale reste également l’un des moments les plus marquants de son parcours. « C’était un rêve qui se réalisait, parce que mon père avait toujours rêvé de me voir jouer avec l’équipe nationale du Cameroun. »
Marquer sous les couleurs des Lions Indomptables demeure une immense source de fierté. « Déjà être appelé est une fierté. Marquer pour mon pays, avec ma maman et ma famille présentes, m’a fait énormément plaisir. » Conscient de la concurrence, Arthur Avom rappelle toutefois que seule la régularité en club lui permettra de continuer à porter le maillot national.

Rêver, travailler et garder la foi
Face aux critiques, le milieu de terrain préfère écouter son entourage proche plutôt que les commentaires extérieurs. Une philosophie qu’il complète par un conseil destiné aux jeunes footballeurs. « Il faut rêver, travailler et prier aussi. Je suis chrétien, donc je crois que Dieu nous protège de beaucoup de choses. Après, il faut énormément bosser. »
À seulement 21 ans et quelques saisons de son arrivée en Europe, Arthur Avom poursuit son ascension avec la même humilité qui l’animait sur les terrains camerounais. Porté par les valeurs transmises par sa famille et une ambition intacte, le jeune Lion Indomptable entend continuer à écrire son histoire pas à pas. Ces confidences ont été recueillies lors d’un entretien accordé à l’équipe d‘INSIDE FOOT 237, disponible sur YouTube depuis le 4 août 2026.
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Benjamin NOAH










