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Affaire Bébé Mathis : la défense réclame l’acquittement de Dagobert Nwafo, verdict attendu le 18 mars

Au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, les plaidoiries ont ravivé les tensions autour d’un dossier qui continue de bouleverser l’opinion publique. Entre zones d’ombre soulevées par la défense et assurance affichée par la partie civile, la décision finale est désormais entre les mains du tribunal.

Affaire Bébé Mathis : la défense réclame l’acquittement de Dagobert Nwafo, verdict attendu le 18 mars

Une audience décisive dans une affaire très suivie

Ce 11 mars 2026, le procès de Dagobert Nwafo, principal suspect dans le meurtre du bébé Mathis, a repris au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi à Yaoundé.
Cette audience, consacrée notamment aux plaidoiries de la défense, a permis aux avocats de l’accusé de revenir sur plusieurs éléments du dossier qu’ils jugent insuffisamment établis. Face à la cour, la défense a tenté de démontrer que la responsabilité de leur client dans la mort de l’enfant n’a pas été formellement prouvée, soulevant au passage des incohérences dans les éléments présentés par l’accusation.

Au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, les plaidoiries ont ravivé les tensions autour d’un dossier qui continue de bouleverser l’opinion

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La défense pointe des zones d’ombre dans le dossier

Lors de leur intervention, les avocats de Dagobert Nwafo ont insisté sur l’absence, selon eux, de preuves irréfutables établissant la culpabilité de leur client.
Ils ont notamment évoqué la question des analyses de sang retrouvées dans le dossier, estimant qu’aucune preuve scientifique formelle n’a démontré qu’elles appartenaient effectivement à l’accusé.
Autre point soulevé : la présence dans le dossier d’un certain Messina, présenté comme la personne qui aurait récupéré le poignard des mains de l’accusé après les faits.

Pour la défense, le fait que cet individu n’ait jamais été entendu par le tribunal soulève de nombreuses interrogations.
Les avocats se demandent ainsi si cet homme ne pourrait pas être le véritable auteur du crime, une hypothèse qui, selon eux, n’aurait jamais été sérieusement explorée.

« La responsabilité de monsieur Wafo n’est pas établie »

Dans sa plaidoirie, Me Njankouo Ndam Paul Alain, avocat de la défense, a insisté sur les insuffisances du dossier présenté devant la juridiction. « Les faits pouvaient paraître évidents aux yeux de l’opinion publique, notamment à travers les réseaux sociaux. Mais devant la loi, les choses ne sont pas aussi évidentes telles que présentées par le ministère public et la partie civile. » Selon lui, le rôle de la défense a été de mettre en lumière les failles du dossier. « Aujourd’hui, nous avons ressorti toutes les insuffisances des faits présentés et les conséquences juridiques qui s’imposent à ces insuffisances. »

Tout en rappelant l’émotion suscitée par la mort de l’enfant, l’avocat estime que la culpabilité de son client n’est pas démontrée. « Nous pleurons tous la mort du bébé Mathis. Mais l’évidence de la responsabilité de monsieur Wafo n’est pas établie. Au regard de la loi camerounaise, nous plaidons pour sa libération. »
Il a également évoqué le doute qui entoure certains témoignages et éléments du dossier. « La société préfère voir mille criminels dehors qu’un innocent en prison. Dans ce doute-là, nous demandons l’acquittement pur et simple de monsieur Wafo. »

La partie civile reste confiante

De leur côté, les avocats représentant la famille de la victime et la partie civile affirment rester sereins quant à l’issue du procès. Pour Me Keya Peha Ruben, les éléments présentés durant les audiences suffisent à caractériser le crime. « Les éléments que nous avons présentés lors des débats démontrent suffisamment que tous les éléments constitutifs de l’infraction d’assassinat sont réunis. Nous n’avons aucun doute que le tribunal dira le droit. » Face aux critiques de la défense sur les prétendus manquements dans le dossier, l’avocat estime qu’il s’agit d’une stratégie classique de plaidoirie.

« Contourner ne veut pas dire dire le droit »

Même son de cloche du côté de Me Tchakote François Marcelin, qui rappelle que le rôle des avocats est de défendre leurs positions, mais que seule la justice tranche. « Lorsque les avocats plaident, ils vont trouver des voies et moyens pour essayer de contourner. Mais contourner ne veut pas forcément dire que ce qui est présenté, c’est le droit. » Il affirme que la partie civile reste confiante dans la décision à venir. « Nous sommes très sereins quant à la finalité que donnera la juridiction saisie par rapport à cette affaire. Nous avons confiance en notre justice. »

Verdict attendu le 18 mars

À l’issue de cette audience, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré.
La décision finale sera rendue le 18 mars prochain, date à laquelle la juridiction dira si Dagobert Nwafo est reconnu coupable ou innocent du meurtre du bébé Mathis.
En attendant ce verdict très attendu, l’émotion reste vive autour de cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

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Diane Laure MISSEKOU

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