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À 21 ans, Zeina Zaoua veut devenir une figure emblématique de la littérature camerounaise

Révélée par une troisième place au Concours national des jeunes auteurs, Zeina Zaoua s’impose comme l’une des nouvelles voix prometteuses de la littérature camerounaise. Le 1ᵉʳ juillet 2026, la jeune écrivaine, étudiante et oratrice est revenue sur son parcours, ses inspirations et sa vision de l’avenir de la littérature au Cameroun. À travers son témoignage, elle évoque également son premier ouvrage bilingue, Les Rêves brisés de Badou, tout en partageant un message de persévérance et d’audace à l’endroit de la jeunesse.

« J’écris depuis l’âge de 7 ans »

Portée par une volonté de raconter les réalités de la jeunesse universitaire et d’encourager les jeunes à croire en leurs rêves, elle assume pleinement ses ambitions : « Je suis venue révolutionner la littérature camerounaise. Je compte bien être une figure emblématique dans la littérature. » Une déclaration forte qui donne le ton d’un parcours déjà marqué par la détermination et la persévérance.

À 21 ans, Zeina Zaoua veut devenir une figure emblématique de la littérature camerounaise

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Si son premier roman vient tout juste de voir le jour, sa passion pour l’écriture remonte à l’enfance. « J’écris depuis l’âge de 7 ans, mais le véritable déclic m’est venu au collège quand mes camarades ont commencé à lire mes petites histoires et à me demander encore plus de chapitres. »
Elle explique également que cette passion lui vient de son père, lui aussi auteur. « À la maison, nous sommes deux auteurs. Il y a mon papa et moi. C’est Dieu qui m’a transmis cet amour pour la lecture et son talent d’écriture aussi. »

Voir son père publier son propre livre lui a donné une conviction. « Après sa dédicace, je me suis dit : moi aussi, je veux publier un livre. Moi aussi, je vais faire des dédicaces. »

Une première consécration qui confirme son talent

Avant la sortie de son roman, Zeina Zaoua s’était déjà distinguée au Concours national des jeunes auteurs, où elle décroche la troisième place grâce à sa nouvelle Bingeluro. « Pour moi, c’était ma première distinction dans le monde littéraire. Je me suis dit que je compte gagner plein d’autres. » Elle participe également à des concours d’art oratoire.
Même lorsqu’elle échoue en oubliant son discours, elle préfère retenir la leçon. « Je ne l’ai pas gagné parce que j’avais oublié mon discours… mais c’était une expérience de plus. »

Révélée par une troisième place au Concours national des jeunes auteurs, Zeina Zaoua s'impose comme l'une des nouvelles

« Il fallait raconter ce que les étudiants vivent en silence »

Avec « Les Rêves brisés de Badou« , la jeune auteure plonge au cœur des réalités parfois difficiles de la vie universitaire. « Les Rêves brisés de Badou raconte les péripéties d’un étudiant camerounais qui arrive à l’université avec des rêves de réussite, mais qui se heurte aux réalités de la fac. » Pour elle, cette histoire dépasse la fiction. « Il était important pour moi d’exposer ces problèmes-là, de révéler tout ce que les étudiants vivent en silence. » La sortie du livre représente un accomplissement personnel. « Le moment qui m’a le plus marquée, c’était lorsque j’ai commencé à signer les romans. Pour moi, c’était l’un de mes rêves qui se réalisait. »

Un roman bilingue malgré un immense défi

L’ouvrage est disponible en français et en anglais afin de toucher un public plus large. Mais cette double écriture n’a pas été simple. « Le plus grand défi lors de l’écriture de mon roman, c’était la partie en anglais. » « Traduire les émotions du français vers l’anglais était très difficile. »
Malgré tout, elle est allée jusqu’au bout de son ambition. « J’ai écrit le roman en français comme en anglais parce qu’il fallait toucher les deux marchés. Tout le monde peut lire le roman. »

« L’écriture camerounaise n’est pas assez valorisée »

Au-delà de son propre parcours, Zeina Zaoua souhaite contribuer au rayonnement des auteurs camerounais.
« Le Cameroun est un pays de diversité, mais l’écriture camerounaise n’est pas assez valorisée. » Elle affirme déjà avoir d’autres projets en tête, tout en souhaitant continuer à promouvoir son premier ouvrage.

« Ne jamais écouter ce que les gens disent »

L’un des passages les plus marquants de son intervention est sans doute celui où elle évoque les critiques auxquelles elle a dû faire face. « Une enseignante m’avait dit que je ne pouvais pas écrire une histoire. J’ai écrit mon roman, je lui ai envoyé l’invitation à la dédicace… elle n’est pas venue. » Loin de nourrir un esprit de revanche, elle en tire une leçon universelle.
« Ne jamais écouter ce que les gens disent. Croyez en vos rêves. » Et elle conclut avec un message destiné à tous ceux qui hésitent encore à se lancer. « Si tu veux te lancer, lance-toi. L’affaire qu’on vous dit que quelqu’un l’a déjà fait… tant que tu apportes ta version de la chose sur le marché, fais-le. C’est tout. »

À travers son histoire, Zeina Zaoua incarne une nouvelle génération d’auteurs camerounais qui misent sur la créativité, l’audace et la persévérance pour faire évoluer la littérature nationale. Son premier roman marque le début d’un parcours qu’elle espère inscrire durablement dans le paysage culturel du Cameroun.

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Diane Laure MISSEKOU

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