C’est un sujet hautement inflammable au sein des familles en Afrique, la place des belles-familles dans la vie d’un homme marié. Entre les attentes financières des sœurs et des mères d’un côté, et les obligations de la vie de couple de l’autre, les frictions sont fréquentes. Dans une sortie sans langue de bois, le créateur de contenu et coach matrimonial MB Bandjounais est intervenu pour recadrer la gestion des priorités masculines au foyer.

Du célibat au mariage, le basculement inévitable des priorités
Pour MB Bandjounais, l’erreur de beaucoup de familles biologiques réside dans le refus de comprendre que le statut d’un homme change radicalement une fois engagé dans les liens du mariage. Tant qu’un homme n’a pas de charges conjugales, la famille peut bénéficier de toute son attention ; mais dès lors qu’il se marie, le foyer devient sa priorité absolue :
« Vous pouvez encore profiter de votre frère si vous voulez même à 100 % quand il est encore célibataire et qu’il n’a pas les enfants. Mais quand le frère se marie déjà, il faut savoir que l’attention qu’il aura à 90 % va d’abord se diriger vers sa femme et ses enfants. »

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La jalousie des belles-sœurs et des belles-mères
Dénonçant les comparaisons incessantes et la rancœur de certaines belles-mères et belles-sœurs lorsqu’un homme offre des cadeaux à sa partenaire, MB Bandjounais qualifie cette attitude de dérive toxique. Il prend l’exemple d’une sœur s’insurgeant qu’un frère refuse de lui acheter un téléphone, mais en offre un neuf à son épouse quelques semaines plus tard :
« Elle jalouse la femme de son frère. Elle voit comment son frère prend soin de sa femme. Elle va demander un téléphone là à son frère, il dit qu’il n’a pas, mais un mois ou 3 semaines après elle voit sur le statut comment la femme de son frère a un nouveau téléphone et elle se fâche. »
𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
« Le mariage finit mais la famille reste », MB Bandjounais rejette le dicton populaire
L’intervenant s’attaque également à une formule très répandue pour justifier l’ingérence familiale, la fameuse phrase affirmant que la famille biologique serait éternelle tandis que l’union conjugale ne serait que passagère. Il balaie cet argument qu’il juge destructeur pour la stabilité du couple :
« « Le mariage peut finir mais la famille ne finit pas » : ce sont de sales paroles, c’est du n’importe quoi. Il faut savoir que quand un frère se marie, c’est normal qu’il se concentre maintenant sur sa femme à 100 %. »
Au-delà de la mise au point, les propos de MB Bandjounais invitent à une profonde sagesse familiale. Fonder un foyer ne signifie pas renier ses racines ni abandonner les siens, mais inaugurer un nouvel équilibre où le respect des choix de chacun prévaut. Une famille fortifiée est celle qui sait célébrer le bonheur d’un fils ou d’un frère sans se sentir lésée, comprenant que l’épanouissement d’un couple contribue au rayonnement de toute la lignée.
En remettant les pendules à l’heure, MB Bandjounais invite les familles biologiques à faire preuve de maturité. Protéger son foyer et investir en priorité sur sa femme et ses enfants ne constitue pas un reniement de ses origines, mais l’accomplissement naturel du devoir d’un chef de famille.

Eddy Senga










