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Quand la blessure du rejet devient une identité, Chadrac Kebane livre une réflexion sur la guérison

Le rejet, l’abandon ou encore le manque d’affection peuvent laisser des traces profondes dans la construction d’une personne et dans ses relations avec les autres. Mais pour Chadrac Kebane, createur de contenu, il existe une autre réalité dont on parle moins : celle des personnes qui, après avoir été blessées, finissent par s’installer dans les mécanismes liés à leur blessure. Dans une publication faite sur sa page le 18 septembre 2026, il s’interroge sur cette difficulté à vouloir réellement guérir, tout en revenant sur une expérience personnelle qui l’a confronté à cette réalité.

Quand la vulnérabilité finit par devenir un refuge

Pour Chadrac Kebane, certaines personnes victimes de rejet peuvent progressivement développer une forme d’attachement sur l’attention et la protection que leur vulnérabilité suscite autour d’elles.
« Aussi surprenant que cela puisse te sembler, il existe des personnes rejetées qui ne veulent pas réellement sortir de ce schéma. Parce qu’avec le temps, elles ont appris à trouver dans leur vulnérabilité une forme de confort : recevoir de l’attention, des faveurs, de l’amour, de l’affection, être traitées avec précaution, être constamment rassurées. »

Une situation qui peut, selon lui, conduire la personne à ne plus seulement considérer sa blessure comme une expérience vécue, mais comme une partie de son identité.
« La blessure devient progressivement une identité. »

Quand la blessure du rejet devient une identité, Chadrac Kebane livre une réflexion sur la guérison

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Guérir demande aussi une volonté de sortir du schéma

L’entrepreneur reconnaît que le chemin de restauration peut être long. Mais il estime que la guérison ne peut pas être uniquement portée par les personnes qui entourent celui ou celle qui souffre.
« Il est vrai que le chemin de la restauration est long et parfois difficile, mais tu ne guériras jamais si, au fond, tu ne souhaites pas guérir. »

Il évoque notamment les raisonnements qui peuvent enfermer une personne dans les conséquences de son passé.
« Si chaque fois tu restes enfermé dans une logique du type : “J’ai vécu le rejet, donc je ne peux pas aimer sincèrement”, “J’ai été abandonné, donc je ne peux faire confiance à personne”, tu finiras par devenir toi-même esclave de ton propre système. »

Pour lui, le passé peut aider à comprendre certains comportements sans pour autant devenir une justification permanente.
« Ton passé expliquera peut-être certains de tes comportements, mais il ne peut pas éternellement les justifier. »

Quand la blessure finit par toucher les autres

Dans sa réflexion, Chadrac Kebane aborde également une dimension plus difficile : les comportements que certaines personnes peuvent développer à partir de leurs blessures et leurs conséquences sur leur entourage.
« Dans certains cas, la personne blessée développe même des comportements profondément manipulateurs : elle fait du mal aux autres, puis réussit à leur faire porter la culpabilité. Elle reconnaît difficilement ses torts. Le problème, ce sont toujours les autres, jamais elle. »

Face à la répétition des mêmes conflits dans différentes relations, l’entrepreneur estime qu’une remise en question peut devenir nécessaire.
« Et à un moment donné, il faut aussi savoir se regarder dans un miroir. Quand tu entres constamment en conflit avec les gens autour de toi, que plusieurs relations différentes finissent toujours exactement de la même manière, tu dois au moins accepter de te demander si le problème ne vient pas aussi de toi. »

Mais pour Chadrac Kebane, createur de contenu, il existe une autre réalité dont on parle moins : celle des personnes qui, après avoir été blessées

Une expérience de couple qui l’a confronté à cette réalité

Chadrac Kebane ne présente pas cette réflexion uniquement comme une observation extérieure. Il raconte avoir lui-même partagé une relation avec une personne marquée par des blessures familiales importantes.
« J’ai connu une personne comme ça. Elle avait été blessée par ses parents, battue par son beau-père, et avait développé une énorme dépendance affective ainsi qu’un profond manque de confiance en elle. Elle cherchait inconsciemment chez les autres les parents qu’elle n’avait pas eus. »

Une situation qu’il dit avoir également vécue dans sa relation de couple.
« Nous étions en couple et j’en ai souffert. Au bout d’un semestre, j’ai lâché prise. »
Cette expérience semble ainsi constituer l’un des points de départ de sa réflexion sur la manière dont certaines blessures peuvent influencer la vie affective et les relations avec l’entourage.

Quand la main tendue est perçue comme une menace

L’un des aspects les plus complexes du processus de guérison, selon lui, réside dans la difficulté pour certaines personnes à accepter l’aide qui leur est proposée.
« Et le plus compliqué, c’est que chaque fois que tu proposes à certaines personnes une issue de secours, peu importe la forme, discuter, chercher de l’aide, changer certains comportements, prendre du recul, elles te voient parfois comme une menace plutôt que comme quelqu’un qui essaie de les aider. »

Pour Chadrac Kebane, cette réaction peut notamment s’expliquer par le fait que guérir implique aussi de renoncer à certains mécanismes devenus familiers.
« Parce que guérir demande aussi d’abandonner certaines habitudes que la blessure avait créées. »

La douleur est réelle, mais la guérison reste à construire

Au terme de sa réflexion, l’entrepreneur ne remet pas en cause la réalité des blessures liées au rejet ou à l’abandon. Il insiste plutôt sur la nécessité de distinguer la souffrance vécue des comportements qui peuvent progressivement se construire autour d’elle.
« La personne est blessée. La plaie est réelle. La douleur est réelle. Mais parfois, la personne ne veut simplement pas encore se soigner. »

Une réflexion qui pose finalement une question sur la part de responsabilité de chacun dans un processus de reconstruction : jusqu’où peut-on accompagner une personne dans sa guérison lorsqu’elle-même n’est pas encore prête à sortir des mécanismes construits autour de sa blessure ?

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

Muriel Yanga

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