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Port du casque à moto, l’expérience de Winnie Lobe au Togo questionne les habitudes camerounaises

La sécurité routière commence souvent par des gestes simples, mais essentiels, que l’on ne devrait pas attendre de devoir apprendre après un accident. Le 23 septembre 2026, la professionnelle de la voix off Winnie Lobe a partagé sur son mur Facebook une expérience vécue au Togo. À travers un simple trajet à moto, elle raconte sa surprise face au port systématique du casque, aussi bien par les conducteurs que par les passagers. Une observation qui l’amène à comparer cette habitude avec les comportements qu’elle dit observer au Cameroun, tout en rappelant que derrière cette différence se trouve avant tout une question de sécurité.

Une première découverte qui commence sur une moto

Arrivée au Togo, Winnie Lobe raconte que son premier contact avec les habitudes locales en matière de transport lui a rapidement permis de constater une différence.
« Je suis arrivée et puis j’ai un ami qui me transporte généralement. Et donc, le tout premier jour, il me dit : est-ce que tu sais que les gens ne montent pas sur la moto sans casque ? Je dis : oh, monter sur la moto avec casque. Il dit : oui, tout le monde doit avoir son casque. Que tu sois passager, que tu sois chauffeur principal, tu portes ton casque. »
Une règle qui l’a visiblement surprise, habituée à une autre réalité au Cameroun. Cette première observation va rapidement attirer son attention sur la manière dont les usagers se déplacent dans la ville.

Port du casque à moto, l’expérience de Winnie Lobe au Togo questionne les habitudes camerounaises

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Au Togo, le casque concerne aussi le passager

La professionnelle de la voix off poursuit son récit en revenant sur ce qui l’a particulièrement marquée : le fait que le casque soit porté aussi bien par le conducteur que par la personne transportée.
« Donc, en ville, j’ai observé, j’ai vu que tout le monde avait un casque.»

Pour Winnie Lobe, cette observation ne se limite toutefois pas au simple port du casque. Elle met également en évidence une différence avec les habitudes auxquelles elle est habituée au Cameroun, notamment chez les conducteurs et les passagers de motos-taxis.

Les habitudes camerounaises face à celles observées au Togo

Winnie Lobe revient ensuite sur le non port du casque qu’elle observe au Cameroun et explique, avec ses propres mots, pourquoi cette pratique lui paraît différente de ce qu’elle vient de constater au Togo.
« Ah, nous, au Cameroun, là, porter le casque. On porte le casque que, il y a quoi ? On porte le casque que qui a cassé la tête au sol. Porter le casque. Donc j’ai dit à mon ami que si tu vois un chauffeur principal, même chauffeur principal là, porter son casque, ça veut dire que sa moto est encore neuve. »
Elle poursuit :
« Non, non, non, non. Vous n’allez pas me dire le contraire. Sa moto est encore neuve ou bien c’est quelqu’un qui ne vient pas du pays. Soit, c’est quelqu’un qui sort d’un pays où vraiment, vraiment, il a peur de sa vie. Nous, au Cameroun, là, on a le sang chaud, on choque comme ça. Chauffeur principal, passager. Hein ? On porte le casque à cause de la chaleur là. On porte le casque qui nous a tapé. Que y’a quoi ? »

À travers cette comparaison, son témoignage met en évidence deux habitudes différentes face au port du casque et invite indirectement à s’interroger sur la place accordée à cet équipement dans les déplacements quotidiens.

Une différence de comportement qui interpelle

Au-delà de son expérience personnelle, Winnie Lobe relève également les règles appliquées aux usagers de motos au Togo. Elle explique avoir constaté que le respect du port du casque ne semblait pas seulement relever d’une habitude individuelle.
« Et encore que si tu ne portes pas ton casque, bonne chance, tu vas payer les amendes. »

Cette observation vient compléter son constat sur le terrain : au-delà du comportement des usagers, l’existence de sanctions accompagne également la règle. Son témoignage montre ainsi que le port du casque peut être intégré aux habitudes quotidiennes lorsque les usagers sont tenus de respecter cette mesure.

La sécurité avant les habitudes

Malgré les différences qu’elle relève entre les deux pays, Winnie Lobe reconnaît surtout l’importance du port du casque pour la protection des usagers. Après avoir observé cette pratique au Togo, elle insiste sur le fait que cette mesure concerne avant tout la sécurité de chacun.
« En tout cas, le Togo, c’est un très beau pays, c’est beau. En tout cas, il y va de notre sécurité. Oui, c’est pas comme si c’est pour quelqu’un qu’on fait ça, c’est pour nous-mêmes. »

Elle évoque également la question de l’hygiène, notamment pour les personnes qui utilisent régulièrement les motos-taxis.
« Donc ceux qui veulent un peu plus d’hygiène achètent leur propre casque et ceux qui choquent, montent et portent le casque que le Benskiner va leur donner. »
Une expérience qui aura donc permis à la professionnelle de la voix off de découvrir une autre manière d’aborder les déplacements à moto, tout en posant indirectement la question de nos propres habitudes en matière de sécurité routière.

Au-delà des différences observées entre le Togo et le Cameroun, une question demeure : faut-il attendre un accident pour prendre pleinement conscience de l’importance du casque ?

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci

Muriel Yanga

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