Dans une interview le 1er septembre 2026, Koffi Olomide n’a pas caché son incompréhension. Le chanteur congolais dit avoir été profondément choqué en apprenant que le pasteur Moïse Mbiye refusait de l’accueillir dans son église, la Cité Béthel. Une sortie qui promet de faire couler beaucoup d’encre.
Un snob mal digéré par Koffi Olomide
Moïse Mbiye n’est pas un inconnu de la scène congolaise. Pasteur et chantre de gospel, il dirige la communauté Cité Béthel, fondée par son défunt père Emmanuel Mbiye Mulaya, et compte parmi les figures religieuses les plus suivies de la RDC. C’est justement cette posture d’homme d’Église qui, selon Koffi Olomide, expliquerait le malaise ressenti lorsque ce dernier ne voyait pas de bon œil sa présence dans son église.
« Je l’avais senti dans sa façon de parler. Toi-même, tu sais, eux, ce sont des saints, ils ne pèchent pas. J’avais compris qu’il avait une dent contre moi », confie le chanteur, visiblement marqué par cette mise à l’écart.
Pour l’artiste, la posture du pasteur aurait mérité davantage d’élégance.
« Dans la position où je me trouve, même par élégance ou par courtoisie, cette façon de parler de moi n’était pas appropriée. »
Koffi Olomide va jusqu’à filer une comparaison qui ne manquera pas de faire réagir.
« Moi qui ai presque l’âge de son père, il pouvait simplement dire qu’il n’était pas prêt, pour l’instant, à m’accueillir dans son église. C’est comme une femme qui est dans sa période de quatre jours : si elle n’est pas prête, qu’est-ce que tu fais ? Tu patientes. »

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« Ce sont des chansons gospel, pas chrétiennes », martèle Koffi Olomide
Ce round de tension avec Moïse Mbiye n’est que le premier volet d’une interview fleuve où Koffi Olomide s’est aussi livré sur la place de la religion dans la musique congolaise. Agé de 69 ans, l’artiste congolais cumule près de cinq décennies de carrière et une vingtaine d’albums depuis la création de son orchestre Quartier Latin en 1986. Une longévité qui, selon lui, lui donne toute légitimité pour s’exprimer sur ces questions. Il s’interroge notamment sur la classification de certaines chansons comme chrétiennes en RDC.
« En principe, c’est l’interprète ou le chanteur qui est chrétien, et non la chanson. Il y a certaines chansons qu’ils chantent et avec lesquelles Dieu n’est pas d’accord, des chansons qu’il n’a pas du tout appréciées. »

Pour lui, ces morceaux relèveraient davantage du gospel que du répertoire strictement chrétien. L’artiste dénonce également une tentative de le diaboliser, lui et les musiciens de variété profane.
« L’objectif est de diaboliser les artistes comme moi, comme si nous étions des païens ou des athées. C’est une injustice à notre égard. Pourtant, nous faisons le travail que Dieu a choisi pour nous. »
Malgré la vivacité de ses propos, Koffi Olomide se veut mesuré sur le fond. Il assure n’avoir jamais rien exigé de Moïse Mbiye, ni église ni excuses. Reste à savoir si cette sortie médiatique, entre religion et rivalités d’égos, contribuera à apaiser ou à envenimer les rapports entre les deux hommes.
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Eddy Senga








