De retour de Dakar au Sénégal, avec le collectif Cameroon Dance Academy qui s’est illustré avec une 2e et une 3e place au championnat d’Afrique de danse, Kevin Davy visage de plus en plus incontournable sur les réseaux sociaux camerounais s’est confié dans les locaux de Laura Dave Média. Àgé de 23 ans, le danseur et chorégraphe est aujourd’hui au cœur d’une trend virale portée par le titre « Kidnappé » de Cysoul et Lady Ponce.
Passionné et acharné au travail, il revient sur son parcours et la naissance de cette chorégraphie qui enflamme TikTok depuis février 2026.
« Je voulais juste danser pour m’épanouir »
Né le 15 avril 2002 et benjamin d’une fratrie de cinq enfants, Kevin Davy, plus connu sous le pseudo KD, se présente avec simplicité :
« Je suis Davy, plus connu sous le nom de KD sur TikTok, Instagram, Snapchat. Danseur, chorégraphe, coach à la Cameroon Dance Academy, une académie située à Buea, au Cameroun. »

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
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▶️ App Store : https://apps.apple.com/us/app/laura-dave-m%C3%A9dia/id6754380183
Ses débuts remontent à ses années collège, où il découvre la danse à travers le coupé-décalé :
« Mes débuts dans la danse, c’est long. J’ai originalement commencé avec le coupé-décalé. On avait un petit groupe, on dansait toujours ensemble. »
Mais c’est en 2020, après l’obtention de son baccalauréat, que tout bascule. Direction Buea, où il débarque seul, animé par une seule envie : danser.
« Je ne connaissais personne, je cherchais des gens avec qui danser, juste danser. Parce qu’à cette époque-là, je voulais juste m’épanouir et me divertir. »
Sa rencontre avec la Cameroon Dance Academy marque un tournant :
« Ils m’ont accueilli comme une famille, c’est là que j’ai commencé à faire des styles différents : bikutsi, hip-hop… »

Au fil des années, la passion devient ambition :
« La danse n’était plus qu’un simple loisir. J’ai décidé de prendre ça comme une carrière. »
Une chorégraphie née sans calcul devenue virale
Impossible de faire un scroll sur TikTok sans écouter la chanson « Kidnappé » de Cysoul ft Lady Ponce, en images , des fans et mélomanes qui reprennent par milliers une chorégraphie: celle de Kevin Davy.
Derrière la trend du moment, aucun plan marketing. Juste un coup de cœur musical. Kevin Davy raconte:
« On était le 12 février 2026 quand je vois que le son est disponible. Je télécharge… en écoutant, j’ai aimé automatiquement. »
Fatigué ce soir-là, il remet à plus tard. Mais dès le lendemain, l’inspiration prend forme :
« Je prends un pas ici, un pas là-bas. Je me suis dit on va voir ce que ça donne. »
Une vidéo est tournée et publiée dans la foulée.
« L’idée, ce n’était pas de faire une trend. C’était de danser sur un son que j’aime. »

Contre toute attente, la magie opère :
« Le même soir, il y a 10 personnes qui repostent la vidéo. Mes amis me disent : “Pourquoi tu ne lances pas le challenge ?” »
Le défi est lancé. Et la suite, on la connaît : une vague virale qui propulse la chorégraphie dans les tendances camerounaises.
https://vt.tiktok.com/ZSu4YCkCy
La reconnaissance de Cysoul : « un échange spécial »
Quelques semaines plus tard, la surprise est totale. Le manager de Cysoul cherche à le contacter.
« J’étais genre : moi ? Parce que quand on te cherche… c’est soit tu es dans les problèmes ! »
Mais cette fois, il s’agit d’une opportunité. Direction Douala pour une rencontre avec l’artiste.
« Jai appris la chorégraphie à Cysoul. Il a maitrisé très rapidement. On a shooté des vidéos. Il était très fier. »
Une reconnaissance rare dans le milieu, que Davy n’oublie pas :
« Il m’a remercié et pas seulement moi, mais tous les danseurs et chorégraphes. »
Il se souvient particulièrement des mots de l’artiste :
« Cysoul m’a dit tout le monde peut entrer au studio pour chanter mais ce n’est pas facile de trouver le pas approprié pour une musique, une note »
« Qu’on ne lâche pas »
Malgré cette visibilité grandissante, Kevin Davy garde les pieds sur terre. Le chemin reste long, mais la détermination intacte :
« C’est un combat qu’on est en train de mener, le bout du tunnel est plus loin. Donc continuons à bosser fort. »
De Buea aux tendances nationales, en passant par les scènes africaines, Davy incarne cette nouvelle génération de créateurs qui imposent la danse comme un véritable levier de promotion musicale et une carrière à part entière.

Bonne suite KD!
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Ève-Pérec N. BEHALAL




