Des Open Verse viraux à « Kololo Bass », Yves Amara raconte sa renaissance artistique. Installé sur le fauteuil de « L’INVITÉ » sur Laura Dave Média Tv, Kayazo raconte le parcours qui l’a conduit des Open Verse devenus viraux à « Kololo Bass », son nouveau chapitre musical. De son véritable nom Yves Amara, l’artiste affirme avoir trouvé sa voix après une expérience de mort imminente vécue en 2023. Une histoire singulière, au cœur de laquelle il place sa grand-mère disparue et une mystérieuse transmission musicale.
27 ans à chercher sa voix
Chez Kayazo, la musique est d’abord une histoire de famille. Issu d’une lignée de musiciens, Yves Amara baigne dans cet univers depuis son enfance. Il entre en studio pour la première fois en 1999. Depuis, il expérimente plusieurs styles et plusieurs langues.
Mais cette longue expérience ne suffit pas à faire émerger l’identité artistique qu’il recherche.
« J’ai dû passer par plusieurs styles musicaux, plusieurs langues musicales. Jusque-là, je n’avais pas trouvé ma voie. Je n’avais pas trouvé qui j’étais en fait. »
Cette quête va prendre une tournure inattendue en 2023.
Trois minutes dans la réalité, trois ans dans son récit
Kayazo raconte avoir vécu cette année-là une expérience de mort imminente. Un épisode qu’il décrit comme un basculement entre deux mondes.
« Il se peut qu’en 2023, j’ai eu une expérience de mort imminente qui met trois minutes dans la vraie vie. Mais moi, je me rappelle d’avoir fait pratiquement trois ans quelque part. »
Dans ce récit, une personne occupe une place centrale : sa grand-mère, décédée en 2008. L’artiste affirme avoir communiqué avec elle alors qu’il ne maîtrisait pas sa langue maternelle.
« Je ne parlais pas un seul mot de ma langue natale. Et elle m’a tout enseigné. »
Selon Kayazo, cette rencontre aurait également donné une nouvelle direction à sa musique. Sa grand-mère lui aurait demandé de chanter pour leurs ancêtres et leurs prédécesseurs.
« Elle m’a demandé de chanter pour nos pères, nos prédécesseurs. Donc, depuis que je suis revenu de cette expérience, j’ai juste eu envie de chanter comme ça. »

Des Open Verse pour apprivoiser cette nouvelle musique
De retour dans sa vie quotidienne, Kayazo cherche alors à reproduire cette nouvelle manière de chanter. Les reprises deviennent son laboratoire.
« Le seul exercice que j’ai trouvé pour affûter ce nouveau style qu’elle m’avait inculqué, c’était ces reprises. »
C’est dans cette dynamique que ses Open Verse vont progressivement devenir l’un des marqueurs de son univers. Le principe lui permet de travailler sa voix, de revisiter des morceaux et surtout de proposer une identité qui intrigue rapidement les internautes.
Mais l’artiste ne prétend toujours pas avoir trouvé le nom exact de ce style.
« Je ne sais pas vraiment ce que c’est. Je ne sais pas comment je peux appeler ce style. Tout ce que je sais, c’est que j’aime. »
Le peignoir et la tasse racontent aussi son histoire
L’univers de Kayazo ne repose pas uniquement sur sa musique. Son image est pensée comme une extension de cette histoire.
Le peignoir symbolise son réveil après l’expérience qu’il raconte. La tasse renvoie, elle, à une potion que sa grand-mère lui aurait préparée durant leurs exercices musicaux.
« Le Peignoir, la tasse, c’est le symbole du réveil. Parce que quand je me réveille de cette expérience, tout a changé dans ma vie. »
La tasse devient ainsi un objet de mémoire et de connexion avec cette grand-mère qu’il considère comme déterminante dans sa nouvelle trajectoire.
« Je pense que merci, c’est peu de mots pour elle. Après m’avoir donné la vie à travers mes parents, elle a encore changé ma vie à un moment où j’étais dans le noir, dans le brouillard. »
Aujourd’hui, Kayazo poursuit cette aventure avec « Kololo Bass », tout en préparant son premier EP. Des Open Verse à cette nouvelle étape, l’artiste cherche désormais à transformer une expérience profondément personnelle en véritable signature musicale.
Une histoire, une vision et un univers à découvrir en intégralité dans « L’INVITÉ », ce vendredi 21 août dès 18h sur Laura Dave Média TV, et en replay sur notre chaîne YouTube.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire celui-ci
Eve-Pérec N.BEHALAL








