Passionnée de médecine, diplômée d’une licence en sciences infirmières et aujourd’hui engagée dans la musique gospel, Glaube porte un parcours où foi, épreuves et vocation se croisent. Loin du micro, la jeune femme se décrit comme une personne qui aime sa propre compagnie, se retirer pour lire, observer et écouter. Une solitude souvent confondue avec de la timidité, mais qu’elle revendique comme un choix. Contactée par la rédaction de Laura Dave Média le 11 septembre 2026, Glaube revient sur les événements qui ont profondément transformé sa relation avec Dieu et sa manière de vivre son ministère.
Une jeune femme entre médecine, lecture et musique
Hors de la scène, Glaube est avant tout une jeune femme passionnée par la médecine. Titulaire d’une licence en sciences infirmières, elle apprécie particulièrement les moments de retrait.
« J’aime beaucoup ma propre compagnie. Beaucoup confondent ça avec de la timidité, mais c’est de la solitude choisie. Cette solitude me rend très sensible à ce qui change autour de moi, surtout dans ma marche avec Dieu. La lecture me passionne et j’aime me retirer pour observer et écouter. »
Cette personnalité introspective l’a également conduite à comprendre que son identité ne pouvait pas se résumer à son activité musicale.
« Avec le temps, j’ai compris qu’avant d’être chantre ou ministre d’adoration, je suis d’abord enfant de Dieu. Et c’est ça qui reste quand le micro s’éteint. »

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp
La perte de son père, le début d’une véritable rencontre avec Dieu
En 2017, Glaube perd brutalement son père. Elle est encore une enfant et dit avoir vécu cette disparition comme un véritable bouleversement.
« Son départ m’a brisée et je ne me reconnaissais plus. Pendant plus de deux ans, j’ai vraiment cherchée Dieu. »
Cette période de douleur devient progressivement celle d’une remise en question spirituelle. Grandir dans une famille chrétienne ne suffisait plus. Glaube voulait désormais connaître Dieu personnellement.
« J’ai compris que naître dans une famille chrétienne ne fait pas de toi automatiquement enfant de Dieu. Il fallait que je le rencontre moi-même, sinon j’allais sombrer. »
Avec le temps, sa relation avec Dieu change et sa manière de chanter également.
« Sa parole a commencé à prendre un autre sens dans mon cœur. Je ne chantais plus pour porter le titre de « chantre gospel ». Je le chantais parce que je l’avais réellement rencontré. »
Du doute au véritable abandon
Comme beaucoup de personnes engagées dans une vocation, Glaube reconnaît avoir connu des périodes de doute. Elle évoque notamment un moment où elle avait du mal à croire au plan que Dieu lui montrait pour sa vie.
« Je regardais à ma situation, à mes moyens. Je manquais de foi, en oubliant que celui qui donne la vision est celui qui l’accomplit. Moi, je ne suis qu’un vase disponible. »
Son expérience lui a appris à considérer les épreuves autrement.
« Dans ma marche, j’ai appris que le juste peut tomber sept fois, et sept fois il se relève par la grâce. Les périodes de doutes sont des périodes d’épreuves. Mais après chaque épreuve c’est important de se relever et avancer. »
À ceux qui traversent eux aussi le doute, elle adresse une référence biblique : Habacuc 2:1-3.
« La prophétie s’accomplira, certainement. Reste à ton poste. »

Quand « Je m’abandonne à Toi » prend un autre sens
Son expérience spirituelle a également changé sa manière d’interpréter les chants d’adoration.
« Toutes les adorations qui parlaient d’abandon, je les chantais en étant sur la retenue. Je disais « Je m’abandonne à Toi » avec la bouche, mais dans mon cœur je gardais encore le contrôle. »
Aujourd’hui, le mot abandon revêt pour elle une dimension beaucoup plus personnelle.
« Après avoir vécu le vrai abandon, abandonner ma volonté pour suivre celle de Dieu, tout a changé. Le brisement que j’ai traversé me donne aujourd’hui une autre compréhension quand je chante ces chants. »
Si la musique disparaissait, que resterait-il de Glaube ?
Derrière la chanteuse, la jeune femme affirme avoir une conviction : sa mission ne dépend pas du micro.
« S’il retirait la musique, il resterait de Glaube une servante de Dieu, toujours disponible pour le Royaume, peu importe le poste. »
Une vision du service qu’elle dit avoir notamment reçue de sa mère, elle-même servante de Dieu.
« Ma mission va au-delà de la musique. Ma maman, qui est aussi servante de Dieu, m’a appris à être toujours prête à servir, quelle que soit ma position. »
Et Glaube résume cette conviction en une phrase qui dépasse sa carrière artistique :
« Avant mon don de chant, j’ai mon don de salut. Et ça, ça reste jusqu’au jour du jugement. Je continuerai toujours à dire à quelqu’un que Jésus l’aime et qu’Il l’attend à bras ouvert. »
Une nouvelle étape sous Metromedia
Aujourd’hui, Glaube poursuit cette aventure artistique sous le label Metromedia, dirigé par le réalisateur et producteur Adah Akenji, où elle évolue dans le pôle gospel.
Entre la médecine, la musique et surtout sa foi, son parcours semble ainsi guidé par une même volonté : ne pas laisser le rôle prendre le dessus sur l’identité. Car pour Glaube, lorsque la musique s’arrête et que le micro s’éteint, l’essentiel demeure : une enfant de Dieu, disponible pour servir.

Si cet article vous a interessé n’hesitez Pas a cliquer ici
Muriel Yanga








