Le musicien, arrangeur et producteur ivoirien David Tayorault a ouvert les portes de son jardin, ce 21 juin 2026 à un média local, revenant avec émotion sur les moments les plus marquants de ses quarante années de carrière. Considéré comme l’un des grands noms de la musique ivoirienne, l’artiste est revenu sur son rôle dans l’émergence du coupé-décalé, sa passion pour la transmission, son envie constante d’apprendre et les projets qui continuent de nourrir son parcours. Une conversation entre souvenirs, ambition et regard tourné vers l’avenir.

David Tayorault revient sur son rôle dans l’histoire du coupé-décalé
Au cours de cet entretien, David Tayorault a rappelé son implication dans l’une des plus grandes révolutions musicales ivoiriennes. Pour lui, son parcours a toujours été guidé par l’intuition et l’instinct artistique. « L’instinct, c’est l’instinct », affirme-t-il lorsqu’il évoque le moment où il a décidé de suivre ce mouvement musical qui allait marquer toute une génération. L’artiste n’hésite d’ailleurs pas à rappeler sa contribution à cette aventure. « Mais c’est moi qui crée la musique du coupé-décalé. C’est-à-dire que je réalise la toute première œuvre coupé-décalé ».

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Un artiste qui continue d’apprendre malgré quatre décennies de succès
Malgré son statut de référence dans l’industrie musicale africaine, David Tayorault affirme ne jamais avoir cessé d’apprendre. « Je suis un grand assoiffé. J’adore fouiner, rechercher pour trouver ce que je n’ai pas ». Cette soif d’apprentissage l’amène même à solliciter les conseils de jeunes artistes lorsqu’il est impressionné par leur travail. Évoquant notamment l’artiste Tam Sir, il confie : « Je l’ai appelé pour lui demander comment il avait fait. Je n’ai pas honte de demander. » Pour lui, l’humilité demeure une qualité essentielle dans le métier. « Il ne faut jamais avoir honte d’imiter le bon exemple ».
Entre héritage musical et conquête des nouvelles générations
À l’occasion de ses quarante ans de carrière, David Tayorault travaille actuellement sur un projet ambitieux consacré au patrimoine musical ivoirien.
« Je suis en train de réaliser un gros projet de reprise des plus gros hits ivoiriens depuis les années 60 jusqu’à la fin des années 90 ». Parallèlement, le producteur affirme continuer à explorer de nouveaux univers musicaux afin de toucher un public plus jeune. « J’essaie toujours de contenter un public, de conquérir un public beaucoup plus jeune », explique celui qui cite notamment son titre « Baba » comme une passerelle vers la génération des 15 à 30 ans. Pour lui, collaborer avec d’autres artistes reste indispensable afin d’éviter la répétition et de maintenir une certaine fraîcheur créative.

De ses débuts précoces à une carrière toujours en mouvement
David Tayorault rappelle que son histoire avec la musique a commencé très tôt. « À 17 ans, on sort le premier album », se souvient-il en évoquant ses débuts en 1985.
Quarante ans plus tard, l’artiste regarde son parcours avec satisfaction, sans pour autant envisager un ralentissement. « Je suis fier d’avoir bâti tout ce travail pendant ces 40 ans, mais je n’ai pas encore terminé parce qu’il y a beaucoup d’autres choses à faire ».
Une déclaration qui résume parfaitement l’état d’esprit d’un artiste pour qui la musique demeure avant tout une aventure permanente, nourrie par la passion, la curiosité et le désir constant de transmettre.

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Muriel Yanga








