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« Danse Garoua Danse !», veut repositionner la danse comme moteur de développement culturel au Nord Cameroun

La ville de Garoua, dans le Nord Cameroun, accueille du 13 au 19 mai 2026 l’événement Danse Garoua Danse! Contacté par la rédaction de Laura Dave Média, dans le cadre de cette édition 2026, le promoteur culturel Guy Patrick Delali est revenu sur les ambitions, les enjeux et la vision de cette initiative qui veut repositionner la danse comme un véritable levier de développement culturel, social et économique dans le Septentrion camerounais.

Une plateforme pensée pour professionnaliser les danseurs

Selon Guy Patrick Delali, Danse Garoua Danse est né d’un constat simple : malgré la richesse des talents présents dans le Nord Cameroun, les artistes manquent souvent de cadres de formation, de diffusion et d’accompagnement professionnel. « Nous avons voulu créer une plateforme capable de repositionner la danse non plus seulement comme un loisir ou un divertissement, mais comme un véritable métier », explique-t-il.

Depuis deux ans, le festival se donne pour mission d’aider les jeunes danseurs à comprendre que l’art chorégraphique peut ouvrir des perspectives de carrière, de mobilité et de collaborations nationales ou internationales. « Danse Garoua Danse s’inscrit comme un espace de rencontre entre création artistique, transmission culturelle et structuration professionnelle », ajoute le promoteur.

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Une ouverture chorégraphique autour du thème de l’eau

Pour cette édition 2026, l’ouverture chorégraphique imaginée par Thierry Hermann Bondo est construite autour du thème de l’eau. Un choix artistique qui, selon Guy Patrick Delali, porte à la fois une dimension symbolique, sociale et environnementale. « L’eau représente la vie, la mémoire, la purification, mais aussi le mouvement et l’adaptation », souligne-t-il.

Dans un contexte sahélien marqué par les enjeux liés aux ressources naturelles, cette création entend aussi interroger les questions de solidarité, de coexistence et de résilience collective. « Le corps devient alors rivière, pluie, sécheresse ou tempête », précise-t-il au sujet de cette écriture chorégraphique mêlant émotion et message citoyen.

Faire dialoguer traditions et modernité

L’événement accorde également une place importante aux danses traditionnelles camerounaises. Pour Guy Patrick Delali, les patrimoines chorégraphiques du Septentrion constituent une richesse artistique essentielle qu’il faut préserver et transmettre.

« Danse Garoua Danse » rassemble ainsi des propositions allant des danses patrimoniales aux créations contemporaines, en passant par le hip-hop, l’afro-fusion et les danses urbaines.
« Les danses traditionnelles occupent une place centrale dans notre vision artistique », affirme-t-il.

Le promoteur estime par ailleurs que les jeunes artistes africains doivent connaître leurs racines culturelles afin de mieux construire leur identité artistique dans les scènes contemporaines.

Un festival tourné vers la population

Au-delà des spectacles et des compétitions, « Danse Garoua Danse » mise sur des formations gratuites et des activités participatives, notamment un flash mob organisé dans les rues de Garoua. « La danse doit sortir des salles et aller à la rencontre des populations », défend Guy Patrick Delali.

Selon lui, ces initiatives permettent de démocratiser l’accès à la pratique artistique tout en créant des espaces d’expression positive pour la jeunesse.
« Danser en plein centre-ville permet de rapprocher les artistes des habitants et de montrer que l’art vivant appartient à tout le monde », ajoute-t-il.

Le rôle clé de l’Alliance Française de Garoua

Le promoteur culturel souligne également l’importance du partenariat avec l’Alliance Française de Garoua dans le développement de cette initiative.
Grâce à cette collaboration, les artistes locaux bénéficient d’espaces adaptés, de formations, de rencontres interculturelles et d’outils de diffusion. « L’Alliance Française de Garoua joue un rôle fondamental dans l’écosystème culturel local », estime Guy Patrick Delali.

Pour lui, ce partenariat contribue aussi à connecter les jeunes talents de Garoua à des réseaux nationaux et internationaux.

Une ambition nationale et inclusive

Malgré les difficultés liées au financement, aux équipements techniques ou encore à la mobilité des artistes, Guy Patrick Delali nourrit de grandes ambitions pour l’avenir du festival. « Nous voulons construire une véritable plateforme durable de développement des arts vivants au Cameroun », affirme-t-il.
Le promoteur souhaite faire de Danse Garoua Danse un rendez-vous chorégraphique majeur au Cameroun, mais aussi un espace de création inclusive ouvert à toutes les sensibilités artistiques.

Le festival ambitionne notamment de développer davantage la danse sur fauteuil afin de permettre aux personnes vivant avec un handicap d’accéder elles aussi à des espaces de création et de diffusion artistique. « Nous croyons profondément que l’avenir des industries culturelles africaines passera aussi par leur capacité à intégrer toutes les sensibilités humaines », conclut Guy Patrick Delali.

À travers cette vision, « Danse Garoua Danse » espère faire de Garoua un véritable pôle culturel où création, transmission et inclusion avancent ensemble.

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Benjamin NOAH

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