À première vue, elle affiche un sourire solaire, une énergie douce et une image presque parfaite sur les réseaux sociaux. Mais derrière la fondatrice de SUKA CAFÉ se cache une jeune femme qui a connu les doutes, le chômage, les débuts difficiles… avant de transformer sa passion en véritable réussite entrepreneuriale.
Aujourd’hui Madame SUKA, Christine Nguedjeu revient sur son parcours sans filtre. Une histoire de courage, de vision et surtout d’audace.
« Le déclic qui m’a poussée à lancer ça, c’est le chômage »
Avant les chiffres impressionnants et la notoriété sur internet, il y avait une jeune diplômée titulaire d’un master en communication, confrontée à une réalité brutale : le chômage. Face à cette situation, Christine refuse pourtant de rester immobile. Elle observe, réfléchit et décide de créer quelque chose à son image. « Sur internet, on m’a connu comme la fille qui fait des cookies dans son appartement. » À l’époque, l’idée n’était même pas d’ouvrir un restaurant. Son ambition était beaucoup plus simple : vendre des cookies faits maison et proposer un petit espace où ses clients pourraient venir les récupérer. Mais très vite, le projet prend une autre dimension.

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De simples cookies… à une marque reconnue
Depuis son appartement, Christine commence à livrer ses premières commandes. Sans grande expérience en pâtisserie, elle apprend seule, expérimente et avance avec passion. « Je ne suis pas du tout pâtissière. J’ai dû me former seule. »
Le pari semble risqué. Pourtant, les résultats arrivent rapidement. « En une semaine, j’ai fait le chiffre que je gagnais en tant que salariée. » Cette phrase marque un tournant décisif dans sa vie. À cet instant précis, Christine comprend qu’elle vient peut-être de trouver sa voie. « C’est de là que je me suis dit : c’est ici qu’il y a l’argent. »
Le courage de recommencer à zéro
Quitter le confort du salariat pour entreprendre n’a pas été simple. Christine raconte le choc du changement, la pression de devoir prendre seule les décisions et la responsabilité de diriger une équipe. « Passer d’un environnement où tu reçois des ordres à un environnement où c’est à toi de donner la direction… ça a été un choc. » Mais malgré les difficultés, elle refuse d’abandonner. « Je n’ai pas eu honte de recommencer à zéro. » Aujourd’hui encore, elle affirme apprendre chaque jour avec son équipe, dans une approche de management humaine et évolutive.

« Pourquoi avoir peur des chiffres si on veut devenir millionnaire ? »
L’un des aspects qui distingue Christine, c’est sa volonté d’être transparente sur son parcours, ses revenus et la réalité de l’entrepreneuriat. Pour elle, beaucoup de jeunes se limitent eux-mêmes par peur de viser grand. « Si on a des objectifs d’être millionnaire, pourquoi est-ce qu’on a peur des chiffres ? »
Un message fort qu’elle adresse particulièrement aux jeunes filles qui la suivent massivement sur les réseaux sociaux. « Achetez le rêve qu’on vous vend, travaillez, osez. On ne sait jamais. » Christine insiste sur l’importance de croire en soi, même quand personne autour ne voit encore le potentiel. « Si quelqu’un m’avait dit que je pouvais faire les chiffres que je fais aujourd’hui, j’aurais démissionné un peu plus tôt. »
Une femme ambitieuse qui refuse de sacrifier sa vision
Au-delà du business, la fondatrice de SUKA CAFÉ porte également un discours fort sur les relations, l’ambition féminine et l’indépendance. « Quand on est une femme et entrepreneure, il est hors de question d’être avec quelqu’un qui ne partage pas notre vision. » Pour elle, une femme doit avant tout découvrir ce dans quoi elle excelle et construire sa propre valeur.
« La meilleure chose qui puisse arriver à une femme, c’est de trouver ce dans quoi elle est bonne. »

Derrière le sourire, « une vraie main de maître »
Christine reconnaît que les réseaux sociaux ne montrent souvent qu’une partie de la réalité. Derrière l’image lumineuse se cachent les sacrifices, la discipline, les nuits de travail et la pression quotidienne liée à l’entrepreneuriat. « Sur internet, je peux paraître très solaire, mais ce qu’on ne voit pas derrière, c’est qu’il faut une vraie main de maître. » Une phrase qui résume parfaitement le parcours de cette jeune femme partie du bas de l’échelle pour construire progressivement son univers.
Son conseil aux jeunes : « Informez-vous »
À celles et ceux qui rêvent de se lancer, Christine lance un appel simple mais essentiel : apprendre avant d’agir. « Aujourd’hui, on se noie dans beaucoup de mauvaises choses sur les réseaux sociaux et la bonne information est difficile à trouver. » Pour elle, la réussite ne repose pas uniquement sur le talent, mais aussi sur la capacité à chercher les bonnes informations, travailler avec sérieux et rester constant. L’histoire de Christine Guu rappelle finalement qu’une réussite peut parfois naître d’un simple déclic… et d’une décision prise au moment où tout semblait incertain.

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Diane Laure MISSEKOU








