Après la diffusion d’une vidéo le 05 mai 2026 la montrant agressée en Roumanie, la créatrice de contenus camerounaise Ngon Bulu est sortie de son silence ce 06 mai 2026 sur son compte TikTok. Dans une prise de parole, elle revient sur les circonstances de l’incident et dénonce un long calvaire mêlant abus, négligence et discriminations.
Une agression filmée aux relents racistes
Ngon Bulu affirme que la scène devenue virale ne peut être dissociée du contexte dans lequel elle évolue depuis plusieurs mois : « Dans cette vidéo, on me demande de rentrer dans mon pays… ce que je qualifie comme étant du racisme. »
Selon elle, cette agression ne serait pas un fait isolé, mais le point culminant d’un enchaînement de tensions avec certaines structures locales, notamment des entreprises qu’elle cite nommément.

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« Je n’étais pas prête à parler » : une prise de parole difficile
Visiblement marquée, la créatrice confie la difficulté de s’exprimer publiquement : « C’est assez difficile pour moi de me mettre devant la caméra… j’ai encore le film de ce qui s’est passé dans ma tête. »
Poussée par l’inquiétude de ses proches et de sa communauté, elle décide finalement de livrer sa version des faits : « Je fais cette vidéo toute tremblante… j’ai très envie de vous expliquer l’ampleur de la situation. »
Une voiture au cœur du conflit
À l’origine de cette affaire, l’achat de son premier véhicule, symbole de réussite personnelle : « J’étais très contente… c’était la preuve que je suis en train de faire mon chemin dans la vie. »
Mais rapidement, les problèmes mécaniques s’accumulent. Malgré plusieurs visites chez le vendeur et son garage partenaire, elle dénonce un manque de considération : « Ils n’ont même pas regardé la voiture… rien du tout. »
Pire encore, elle affirme avoir été mise en danger : « Ma voiture s’est arrêtée sur l’axe lourd… j’aurais pu mourir. »

« Une torture psychologique » sur plusieurs mois
Ngon Bulu décrit une situation qui dure depuis près d’un an, marquée par des frais répétés et des réponses jugées incohérentes : « Il s’agit de torture psychologique. Je n’en peux plus ! »
Selon elle, malgré une garantie couvrant le véhicule, les réparations lui ont été facturées, allant jusqu’à un devis de 1300 euros pour un problème qui aurait dû être pris en charge. Elle affirme également que plusieurs diagnostics extérieurs confirment que le moteur était endommagé dès l’achat.
La menace de médiatisation comme levier
Face au silence et au refus d’agir, la créatrice reconnaît avoir changé de stratégie : « J’ai dit que je publierais sur mes réseaux sociaux. »
Une pression qui semble avoir provoqué une réaction tardive du responsable : « Il m’a dit qu’il allait m’aider… il avait peur que cela fasse du mal à son business. »
Mais pour Ngon Bulu, cette prise en charge arrive après des mois de souffrance et d’incompréhension.

Le témoignage de Ngon Bulu met en lumière une affaire bien plus complexe qu’une simple agression. Entre sentiment de discrimination, négligence et détresse psychologique, elle appelle à une prise de conscience. Reste à savoir si cette médiatisation permettra de faire éclater toute la vérité et d’obtenir justice.

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Benjamin NOAH




