Acteur, scénariste, créateur de contenu et entrepreneur gabonais, Lyno a publié, le 7 juillet 2026, deux témoignages personnels sur ses réseaux sociaux dans lesquels il revient sur l’héritage transmis par sa grand-mère et sa passion pour la transformation du manioc. À travers ces publications, il défend la valeur du travail manuel, la transmission des traditions et invite les jeunes à construire leur avenir loin des raccourcis de l’illégalité.
L’héritage d’une grand-mère devenu une philosophie de vie
Pour Lyno, le manioc est bien plus qu’un aliment. Il représente une histoire familiale et le souvenir d’une femme qui a consacré sa vie à élever les siens. Évoquant sa grand-mère Anastasie, il raconte le combat d’une veuve qui, grâce à la vente de manioc, a réussi à nourrir sa famille et financer les études de ses petits-enfants.
« Ce manioc qu’elle préparait chaque matin a nourri nos corps et nos rêves, a payé nos études et, surtout, nous a appris la dignité. »

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L’acteur se souvient également des repas modestes partagés avant de partir à l’école.
« Je me souviens de ces matins où l’on partait à l’école avec quelques tubercules, un peu d’huile…. Quand d’autres avaient des pains au beurre, nous partagions simplement notre manioc… » Selon lui, sa grand-mère lui a légué bien plus qu’un savoir-faire : une identité, des valeurs et une fierté qu’il refuse d’abandonner.
Faire du manioc un métier assumé
En dehors de ses activités artistiques, Lyno fabrique et commercialise lui-même des bâtons de manioc. Un travail qu’il réalise de bout en bout, depuis la préparation des tubercules jusqu’à leur conditionnement.
il raconte une scène vécue dans son quartier. Habillé d’une veste et d’une cravate avant de quitter son domicile, plusieurs proches lui demandent s’il vient d’obtenir un poste dans une administration. Après leurs moqueries, il leur répond simplement qu’il se rend… à son atelier de manioc. « Je suis arrivé à mon atelier de manioc, j’ai enlevé ma veste, j’ai pris mon couteau, j’ai commencé à éplucher mes tubercules. » Une manière pour lui de rappeler qu’aucun métier honnête ne devrait être dévalorisé.
Changer le regard porté sur la réussite
À travers son parcours, Lyno souhaite surtout interpeller la jeunesse gabonaise sur les critères de réussite. Pour lui, beaucoup associent encore les costumes, les bureaux climatisés ou les postes administratifs à la réussite sociale, oubliant que l’entrepreneuriat peut également offrir des perspectives. « La veste ne définit pas votre valeur. Portez-la pour votre business, là où vous vivez, là où vous construisez votre avenir. » Pour le créateur de contenu, la dignité réside avant tout dans le travail, quel qu’il soit, à condition qu’il soit exercé avec honnêteté.

Entre mémoire familiale et ambition personnelle
À travers ses publications, Lyno associe constamment son histoire familiale à son parcours entrepreneurial. Pour lui, transformer le manioc n’est pas seulement une activité économique, c’est une façon de prolonger l’héritage laissé par sa grand-mère tout en transmettant un message d’espoir aux jeunes générations.
Son objectif, qu’il répète régulièrement, reste le même : « réussir sans toucher à l’illégal », convaincu que le travail, la patience et le respect de ses racines constituent les fondements d’une réussite durable.

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Muriel Yanga








