Ce lundi 16 mars 2026, le Ministère des Relations Extérieures à Yaoundé a accueilli la toute première édition du Prix Peter Essoka pour l’Excellence en Journalisme. Instituée dans le cadre de la célébration de la Journée du Commonwealth 2026, cette initiative vise à promouvoir un journalisme audiovisuel rigoureux, éthique et professionnel, dans un contexte où la crédibilité des médias demeure un enjeu majeur.
Quatre visages de l’excellence récompensés
Parmi les 16 professionnels distingués lors de cette édition pionnière, quatre se sont particulièrement illustrés : Druscilla Mokosso, sacrée meilleure présentatrice de journal, Benn Meno Pufong, élu meilleur présentateur, Patience Embelle Fominyen, distinguée comme meilleure animatrice, et Njeck Sylvanus, récompensé en tant que meilleur animateur. Tous ont été salués pour « leur mérite, leur talent et leur compétence » par le jury présidé par Joseph Chebonkeng Kalabubsu, président du Conseil national de la communication, qui a souligné la qualité et l’exemplarité de leurs parcours dans le paysage médiatique camerounais. À ces quatre lauréats, s’ajoute Yvette Nkemji, alias Ivy la Nationale, distinguée comme runner-up meilleure animatrice et animatrice de talk-show 2026.

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Des lauréats émus et inspirants
La cérémonie a été marquée par des réactions fortes, témoignant de l’impact de cette reconnaissance sur les professionnels primés. Njeck Sylvanus, sacré meilleur animateur masculin, n’a pas caché son émotion : « Je pense que cela représente tout pour moi. Je ne m’y attendais pas du tout… Cela m’enseigne une leçon : quoi que vous fassiez, faites-le avec sérieux, car quelqu’un, quelque part, vous observe. »
Il a également exprimé sa gratitude envers ses collègues, ses auditeurs et sa hiérarchie, qualifiant cette distinction de « grande étape » dans sa carrière.

Patience Embelle Fominyen, meilleure animatrice, a déclaré : « Ce prix est un honneur que j’accepte avec gratitude. Je le partage avec mes mentors, les téléspectateurs et remercie Dieu, Monsieur Peter Essoka, ma famille et mes collègues pour leur soutien. »

De son côté, Benn Meno Pufong, a livré une réflexion empreinte de sagesse : « Lorsque vous entrez dans ce métier, vous devez vous efforcer de le laisser meilleur que vous ne l’avez trouvé. » Une déclaration forte, d’autant plus significative qu’elle intervient à un moment où le journaliste envisage la fin de sa carrière. Pour lui, cette récompense est autant une consécration qu’un message adressé à la jeune génération.

Un prix pour structurer et crédibiliser le métier
Au-delà des trophées, le Prix Peter Essoka s’inscrit dans une volonté claire : rehausser les standards du journalisme audiovisuel au Cameroun. Les critères de sélection étaient exigeants : qualité de la diction, maîtrise de l’antenne, exactitude de l’information et respect de l’éthique professionnelle. Chaque lauréat reçoit une récompense de 500 000 FCFA, grâce à un partenariat entre le ministère des Relations extérieures et Merdolf Sarl.

Un hommage vivant à Peter Essoka
Ce prix porte le nom d’une figure emblématique du paysage médiatique camerounais : Peter Essoka. Ancien président du Conseil national de la communication et du réseau africain des régulateurs des médias, il a marqué plusieurs générations par son professionnalisme et sa longévité. À 83 ans, celui qui fut aussi une voix familière de la radio nationale et collaborateur de médias internationaux comme la BBC et Voice of America reste une référence. Il a notamment contribué à l’interprétation des discours présidentiels depuis les années 1970. Lors de la cérémonie, il a souligné avec humilité : « Je pense que c’est un privilège, une expérience pleine d’humilité. »

Une ambition durable pour les médias camerounais
Plus qu’une simple cérémonie, cette première édition pose les bases d’un rendez-vous annuel appelé à devenir une référence. En valorisant l’excellence plutôt que la popularité, le Prix Peter Essoka envoie un signal fort : le journalisme camerounais entre dans une nouvelle ère d’exigence et de reconnaissance.
À travers cette initiative, c’est toute une profession qui est invitée à se réinventer avec rigueur, responsabilité et passion.

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Diane Laure MISSEKOU




