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Le Makunè entre à l’école à Paris

C’est une grande première pour l’École maternelle publique de la rue des Cendriers à Paris : ce jeudi 2 avril 2026, les élèves découvrent le Makunè, un art africain mêlant danse et percussions, grâce à l’initiative de l’artiste camerounais Cyrille Biboum.

les élèves découvrent le Makunè, un art africain mêlant danse et percussions, grâce à l’initiative de l’artiste camerounais Cyrille Biboum.

Les enfants ont été immédiatement captivés par les rythmes et les mouvements, certains tapant des mains au rythme des percussions, d’autres reproduisant avec enthousiasme les pas de danse enseignés. « Déjà, ce n’est pas la première fois que j’introduis le Makunè ici, c’est la troisième fois », explique Cyrille, contacté par la rédaction de Laura Dave Média alors qu’il était en plein atelier avec les enfants.

Apprendre en ressentant

Pour Cyrille Biboum, transmettre le Makunè dépasse largement la simple danse. « Je ne transmets pas seulement des pas… je transmets une histoire, une identité et une énergie », confie-t-il. Très vite, les enfants ont suivi le rythme et reproduit les mouvements, s’immergeant dans les traditions et la discipline de cet art ancestral.

L’un des élèves, émerveillé, a demandé : « On peut refaire la danse demain ? », preuve que l’expérience a éveillé curiosité et plaisir. « Aujourd’hui, ces enfants qui avaient toujours la culture des autres pays découvrent maintenant le Makunè », ajoute Cyrille, satisfait de voir l’engouement des petits.

Le Makunè entre à l’école à Paris

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L’art comme vecteur de valeurs

Au-delà de l’enseignement des mouvements et des rythmes, cet atelier met en avant des valeurs universelles. Cyrille Biboum insiste sur le rôle éducatif de l’art : « Le monde de l’art, c’est un monde de partage. Plus on a de rencontres, plus on acquiert des connaissances et des compétences. » Les enfants apprennent que l’art est un outil de développement personnel et social, capable de rassembler et d’éduquer, quelle que soit la culture ou la couleur de peau.

Pendant l’atelier, plusieurs enfants se sont naturellement aidés entre eux pour reproduire les mouvements, illustrant parfaitement la valeur du partage. « Tout le fait qu’on parle à ces enfants que l’art, c’est le partage, l’art, c’est l’union », précise l’artiste.

Des techniques et traditions transmises avec passion

Le Makunè est plus qu’une danse : c’est un langage, un récit, une mémoire culturelle. Cyrille Biboum transmet aux enfants non seulement les pas, mais aussi le contexte historique et symbolique de chaque mouvement et percussion. « Les enfants doivent comprendre que l’art est universel et que chacun peut s’y retrouver, peu importe la couleur de la peau », affirme-t-il.

À un moment, une élève a timidement pris le tambour et a commencé à improviser, encourageant ses camarades à suivre le rythme. Un moment spontané qui a montré combien l’atelier stimule la créativité et la confiance en soi.

Un projet à portée internationale

L’expérience parisienne n’est que le début d’une série d’initiatives visant à diffuser le Makunè à travers le monde. Cyrille Biboum prévoit de poursuivre ses ateliers au Sénégal, puis au Ghana, afin de renforcer le partage culturel et de montrer que l’art est universel. « Nous sommes prêts à collaborer ensemble pour éliminer cette barrière où certaines personnes pensent qu’il y a des choses qui ne peuvent pas se faire par la couleur de la peau », assure-t-il.

Chaque atelier vise à briser les barrières culturelles et sociales, tout en transmettant l’héritage africain aux jeunes générations.

Une expérience qui marque

Pour les enfants, cette découverte du Makunè est bien plus qu’une simple activité. Elle constitue une expérience inoubliable, mêlant apprentissage, amusement et immersion dans une culture riche et vibrante. Les rires, les applaudissements et les exclamations d’émerveillement ont ponctué chaque étape de l’atelier.

Les élèves de Paris deviennent ainsi les premiers témoins d’une tradition culturelle appelée à s’étendre et à inspirer de nouvelles générations. « Ils seront les premiers… mais certainement pas les derniers », conclut Cyrille Biboum, confiant dans l’avenir de ce projet ambitieux et universel.

Le Makunè franchit les frontières et inspire la jeunesse européenne à explorer ses racines. Grâce à Cyrille Biboum, l’art africain devient un outil de partage et de découverte, préparant la nouvelle génération à un monde plus ouvert.

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Benjamin NOAH

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