L’artiste musicienne gospel camerounaise Audrey Nguen a partagé, ce 6 juillet 2026 sur sa page Facebook, un témoignage bouleversant sur ce qu’elle décrit comme une « batterie sociale » qui s’épuise très rapidement. Fatigue physique, incompréhensions de son entourage, engagement dans son ministère : la chanteuse lève le voile sur une réalité souvent méconnue.
Une fatigue qui dépasse le simple besoin de repos
Audrey Nguen explique que les longues journées passées au contact de nombreuses personnes lui demandent un important temps de récupération. « Après une journée à voir beaucoup de monde, j’ai besoin d’au moins trois jours de solitude intense pour retrouver mon équilibre. Ce n’est pas qu’une fatigue mentale, ça se manifeste physiquement : maux de tête, courbatures, sensations de fièvre. » Elle précise que cette sensibilité ne date pas d’aujourd’hui. « Petite déjà, je vomissais en sortant à la foire parce que je ne supportais pas de voir trop de monde. »

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Une réalité souvent mal interprétée
Selon l’artiste, cette façon d’être lui a valu de nombreuses remarques au fil des années. « On m’a traitée d’orgueilleuse, de snob… Mon surveillant général m’a demandé : « Madame Nguen, vous êtes antipathique ? » Mon directeur : « Pourquoi ne voulez-vous pas être avec les autres ? » »
Face à ces incompréhensions, Audrey Nguen préfère souvent garder le silence.
« Je souris juste. M’expliquer ? Pour la plupart des gens, c’est incompréhensible, surtout en Afrique. »

Une faiblesse devenue un terrain de foi
Malgré cette difficulté, la chanteuse affirme que cela ne l’a pas empêchée d’exercer des activités où le contact humain est permanent. « C’est paradoxal : j’aime les gens. Je ne peux juste pas les voir tout le temps. Et pourtant c’est précisément là que Dieu m’a appelée. Pas malgré ça. Avec ça. »
Elle estime que les limites personnelles ne sont pas incompatibles avec la mission que chacun reçoit. « Dieu ne nous appelle jamais là où tout serait à notre convenance… Tous ceux qui ont été appelés dans la Parole avaient des faiblesses. Et c’est précisément là que Dieu intervient. »
Transformer ses limites en force
Aujourd’hui, Audrey Nguen dit avoir trouvé sa propre manière d’affronter ces moments de fatigue. « Quand je dois sortir, je prophétise sur ma journée : « Seigneur, je refuse de me sentir mal ce soir. » » Avant de conclure avec une note d’humour, elle rappelle que son engagement dépasse son confort personnel. « Suivre Jésus, c’est porter sa croix. Nous ne le servons pas par convenance mais par obéissance. »
Par cette publication, Audrey Nguen ouvre également le débat sur ces formes de fatigue sociale encore peu comprises, invitant chacun à mieux considérer les réalités invisibles que certaines personnes vivent au quotidien.

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Muriel Yanga








