Invitée sur la scène du FEMUA à Abidjan, l’artiste gospel congolaise Dena Mwana a été interviewée le 4 mai 2026 par un média local, à l’issue d’une prestation remarquée. Pour sa première participation à cet événement dédié aux musiques urbaines et world, la chanteuse a offert une performance mêlant émotion, foi assumée et énergie scénique, surprenant autant qu’elle a séduit un public peu familier de son univers musical. Elle a décrit cette expérience comme un honneur, tout en se disant surprise par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé.
Je me sens honorée… et un peu choquée
À sa descente de scène, Dena Mwana ne cache pas son émotion. Habituée aux scènes gospel, elle découvre ici un public plus large, moins acquis d’avance.
« On se sent honoré déjà et choqué un tout petit peu parce que je ne m’attendais pas à ce que le public réagisse de cette manière. »
Une réaction sincère face à un accueil qu’elle qualifie d’inespéré, surtout après une prestation fortement marquée par des messages spirituels.

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Une fois assumée, un public conquis
L’artiste assume pleinement son identité musicale, même dans un cadre urbain comme le FEMUA.
« J’avais parlé de Jésus du début à la fin (…) mais j’ai été agréablement surprise. »
Une prise de risque artistique qui s’est finalement transformée en succès, prouvant que le gospel peut aussi trouver sa place sur des scènes généralistes.
Une invitation née d’une fidélité artistique
Derrière cette présence remarquée se cache une collaboration de longue date.
Dena Mwana explique avoir été contactée grâce à ses relations avec la maison Motown, qui a facilité sa venue au festival.
« Ils nous ont contactés (…) et on n’a pas hésité à dire oui. »

Abidjan, c’est chez moi
Pour l’artiste, cette performance a aussi une dimension personnelle. Présente régulièrement en Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie, elle entretient un lien particulier avec la ville.
« Abidjan, c’est chez moi. Ça fait 12 ans que je viens ici. »
Mais malgré cette familiarité, elle reconnaît que cette scène et cette ambiance étaient inédites.
Entre artiste et ministre : un équilibre assumé
Sur scène, Dena Mwana revendique une double identité qu’elle assume pleinement.
« Je suis artiste avant tout (…) mais aussi ministre de Dieu. »
Elle explique avoir su jongler entre ces deux dimensions, mêlant performance artistique et message spirituel.
Une présence scénique qui ne laisse pas indifférent
Au-delà de la musique, son énergie et sa gestuelle ont aussi marqué les esprits, notamment son aisance scénique et son fameux « jeu de reins », souvent associé aux artistes congolais.
Un détail qui, loin d’être anodin, rappelle que le gospel moderne peut aussi rimer avec performance et présence. Une prestation qui casse les codes

Avec cette apparition au FEMUA, Dena Mwana brouille les frontières entre gospel et musiques urbaines. Elle démontre qu’un message spirituel peut résonner bien au-delà des églises, dans des espaces où on ne l’attend pas forcément.
Reste une question : le gospel doit-il rester dans ses cadres traditionnels ou continuer à investir de nouvelles scènes pour toucher un public plus large ?
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Muriel Yanga




