Le coiffeur professionnel Dave Hair a fait une sortie, le 26 août 2026 sur ses réseaux sociaux, pour dénoncer les préjugés liés aux cheveux crépus dans le milieu scolaire. À travers une longue prise de parole, il questionne la pratique consistant à couper les cheveux des élèves au nom de la discipline et appelle à préserver leur dignité et leur identité.
« Nos cheveux ne font pas de nous de mauvais élèves »
Au début de sa prise de parole, Dave Hair s’adresse directement aux adultes responsables de l’éducation des élèves
« Nos cheveux ne font pas de nous de mauvais élèves. S’il vous plaît, laissez-nous garder nos cheveux. Couper les cheveux d’un enfant ne le rendra jamais plus intelligent. »
Le professionnel capillaire remet ainsi en question l’idée selon laquelle la longueur ou la nature des cheveux pourrait avoir un lien avec les résultats scolaires ou la discipline d’un enfant.

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La discipline et la question des cheveux
Dave Hair se tourne ensuite vers les parents, enseignants, chefs d’établissements et décideurs africains. Il estime qu’une croyance s’est installée au fil des années autour de la nécessité de couper les cheveux crépus des enfants pour favoriser leur réussite scolaire.
« Depuis des décennies, nous avons accepté l’idée qu’on devrait couper les cheveux crépus de nos enfants pour qu’ils soient disciplinés ou qu’ils réussissent à l’école. Mais sur quoi se base cette idée? L’intelligence n’est pas dans les cheveux. »
Pour lui, l’éducation, le travail, la discipline et les valeurs transmises aux enfants sont les véritables éléments qui participent à leur développement.
« La discipline est une chose et l’humiliation en est une autre »
Dave Hair reconnaît toutefois l’importance des règles dans les établissements scolaires.
« Je ne remets pas en cause le droit d’une école d’avoir un règlement intérieur. La discipline est très importante. Les cheveux doivent être bien propres, bien soignés et compatibles avec les exigences de sécurité lorsqu’elles existent. »
Mais il établit une distinction entre le respect d’un règlement et les méthodes utilisées pour le faire appliquer.
« Mais la discipline est une chose et l’humiliation en est une autre. »

« Nos cheveux crépus ne sont pas un problème à corriger »
Dave Hair défend aussi la dimension identitaire et culturelle des cheveux crépus.
« Couper les cheveux d’un enfant sans l’accord de ses parents et parfois devant ses camarades peut être une expérience profondément blessante. Elle peut atteindre son estime de soi et lui faire croire que ses cheveux crépus sont un défaut. Nos cheveux crépus ne sont pas un problème à corriger. »
Il rappelle ensuite ce que représentent, selon lui, ces cheveux dans l’identité africaine.
« Ils sont l’héritage de nos ancêtres, le reflet de notre identité et une richesse culturelle dont nous pouvons être fiers. »
Un appel à revoir les priorités
Dave Hair estime que l’école devrait surtout permettre aux enfants de développer leurs capacités et leur confiance en eux.
« L’école devrait apprendre aux enfants à résoudre les problèmes, à réfléchir, à respecter les autres et à avoir confiance en eux. Elle ne devrait jamais leur apprendre à avoir honte de ce qu’ils sont. »
Il appelle ainsi à privilégier une éducation qui favorise la connaissance, la réflexion et l’épanouissement.
« L’Afrique mérite une éducation qui libère les esprits et pas une éducation qui entretient des préjugés. »
« Mes cheveux n’ont jamais diminué mon intelligence »
Pour appuyer son argumentaire, Dave Hair s’appuie sur son propre parcours professionnel.
« Aujourd’hui, je suis gérant d’une entreprise spécialisée dans les soins capillaires naturels. Je dirige une équipe, je prends des décisions, je développe des projets et je travaille chaque jour pour faire grandir mon entreprise. Pourtant, je porte des cheveux longs. »
Il poursuit :
« Mes cheveux n’ont jamais diminué mon intelligence, ils ne m’ont jamais empêché de travailler, de créer, de diriger une entreprise ou même d’assumer mes responsabilités. »
Une expérience personnelle qui l’amène à poser une question sur le message transmis aux enfants.
« Si un adulte peut être médecin, chef d’entreprise, ingénieur, enseignant ou entrepreneur avec des cheveux longs, pourquoi ferait-on croire à un enfant que ses cheveux l’empêcheront d’apprendre? »
« L’intelligence ne pousse pas dans les cheveux »
En conclusion, Dave Hair appelle les adultes à accompagner les enfants plutôt qu’à faire de leur apparence un obstacle.
« Un enfant n’a pas besoin qu’on lui coupe les cheveux pour construire son avenir. Il a besoin d’une bonne éducation, d’un enseignant qui croit en lui, de parents qui l’encouragent et l’accompagnent et surtout d’une société qui respecte son identité. »
Pour le créateur de contenu, l’essentiel se trouve ailleurs :
« L’intelligence ne pousse pas dans les cheveux, elle se cultive dans l’esprit. »
À travers cette sortie, Dave Hair invite ainsi parents, éducateurs et responsables scolaires à ouvrir le dialogue sur les règles liées aux cheveux des enfants, tout en maintenant un équilibre entre discipline, respect et dignité.
« Apprenons à nos enfants à être fiers de leur identité tout en leur enseignant le respect, la responsabilité et l’excellence. »

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Muriel Yanga








