Entre formation, transmission et responsabilité, l’entrepreneur culturel camerounais Carles Dūker Mevogbi livre une réflexion critique sur certaines pratiques qui, selon lui, fragilisent le secteur culturel. Dans une publication sur sa page Facebook le 1er septembre 2026, il appelle les acteurs culturels à davantage de préparation, de connaissance et d’engagement dans leurs différentes initiatives.
Un secteur qui doit retrouver ses exigences
Pour Carles Dūker Mevogbi, le développement du secteur culturel ne peut pas reposer uniquement sur la visibilité ou la volonté de se faire remarquer. Il estime que certaines pratiques doivent aujourd’hui être questionnées.
« Il est temps de dire les choses clairement : trop souvent, ce sont l’improvisation, la légèreté et l’ignorance qui occupent l’espace culturel, au détriment de la rigueur, de la connaissance et de l’engagement véritable. »
L’entrepreneur culturel considère ainsi que la culture nécessite davantage que de la spontanéité ou de l’exposition médiatique. Elle demande, selon lui, une véritable préparation et une implication durable.

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp
« La culture n’est pas un terrain de jeu pour l’ego »
Dans son message, Carles Dūker Mevogbi insiste également sur l’importance de la formation et de la transmission. Il invite les nouveaux acteurs à ne pas négliger l’expérience de ceux qui les ont précédés.
« La culture n’est pas un terrain de jeu pour l’ego ou la précipitation. Elle exige par contre de la formation, de l’humilité et une véritable transmission. Nos devanciers, ceux qui ont bâti, expérimenté, surtout échoué et appris avant nous, détiennent un savoir précieux que trop de nouveaux acteurs négligent, préférant l’exposition rapide à l’apprentissage patient. »
Une position qui l’amène à encourager les professionnels du secteur à aller chercher davantage de connaissances auprès de personnes expérimentées, y compris au-delà du continent africain.

Former, apprendre et construire autrement
Carles Dūker Mevogbi formule également plusieurs recommandations à l’endroit des acteurs et promoteurs culturels. Il les encourage notamment à se former auprès de professionnels disposant d’une expérience avérée.
« Se former réellement, en allant à la rencontre de ceux qui ont l’expérience et l’expertise (hors du Cameroun et de l’Afrique si possible), sortir de leur zone de confort plutôt que de s’improviser experts du jour au lendemain. »
Il appelle également à privilégier la qualité plutôt que la recherche immédiate de visibilité.
« Réduire l’étalage de médiocrité, en privilégiant la qualité et la profondeur sur la visibilité immédiate. »
Pour lui, cette exigence doit aussi se traduire par des initiatives capables de produire des résultats concrets dans le temps.
« La culture mérite mieux que des égos pressés »
Au-delà de la formation, l’entrepreneur culturel plaide pour des actions qui puissent véritablement profiter aux communautés et laisser une trace.
« Poser des actions concrètes et durables, qui laissent une empreinte réelle dans nos communautés, plutôt que des initiatives superficielles pensées pour l’image. »
Il ajoute à cette démarche une autre nécessité : celle de l’humilité intellectuelle, qu’il présente comme indispensable à l’évolution individuelle et collective.
« Cultiver l’humilité intellectuelle, condition essentielle pour progresser et faire progresser le secteur. »

Une réflexion qui se termine par une formule résumant sa vision du rôle que devraient jouer ceux qui évoluent dans la culture : « La culture mérite mieux que des egos pressés. Elle mérite des bâtisseurs formés, engagés et conscients de l’héritage qu’ils portent. »
Si cet article vous a interessé n’hesitez Pas a cliquer ici
Muriel Yanga








