Bonne nouvelle pour les arts vivants ! Le projet « Bâtir le Commun : Dansons l’Opacité » a été sélectionné lauréat du programme Appui aux Opérateurs Culturels en Afrique (AOCA) 2026. Cette création réunira sept artistes africains dont: trois Camerounais, deux Sénégalais et deux Tchadiens et circulera sur cinq territoires : Cameroun, Sénégal, Tchad, France et Allemagne. Porté par l’association Patrie Art et coordonné par Champleins Ludovic Ngahenou, acteur et entrepreneur culturel engagé, le projet se veut un véritable espace de création, de circulation des savoirs et de dialogue artistique entre l’Afrique et l’Europe.

Un laboratoire artistique au service de la réflexion et de la mémoire
« Le projet repose sur une vision artistique qui considère l’art comme un outil de réflexion collective et de transformation sociale. À travers la danse, la performance et les pratiques interdisciplinaires, il cherche à interroger les héritages coloniaux, les identités contemporaines et les nouvelles formes de coopération culturelle entre les peuples », explique Champleins Ludovic Ngahenou.

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La création devient ainsi un laboratoire esthétique et politique, où artistes et publics explorent les liens entre mémoire, corps et territoire. Les disciplines se croisent, les imaginaires se rencontrent, et chaque performance devient un espace de dialogue culturel.
« Bâtir le commun » : une invitation à co-créer
« Créer des espaces de rencontre et de collaboration où différentes cultures peuvent dialoguer sans hiérarchie ni domination », précise le promoteur. Concrètement, cela se traduit par : des résidences artistiques transnationales,
des créations collectives entre artistes de différents pays, des échanges avec les publics et institutions culturelles, et des actions pédagogiques pour les jeunes générations. L’objectif : construire une culture du partage et de la co-création, où l’art devient un moyen de penser un monde commun.

L’opacité comme moteur de la création
Le projet s’inspire de la notion d’« opacité » développée par Édouard Glissant : « Elle défend l’idée que les cultures et les identités ne doivent pas nécessairement être entièrement transparentes pour être reconnues et respectées. La danse devient alors un langage permettant d’exprimer ce qui échappe aux catégories et aux traductions directes, en laissant place à l’imaginaire et à l’expérience sensible », souligne Champleins Ludovic Ngahenou.
Cette approche permet de valoriser la complexité des identités culturelles, de refuser les lectures simplistes ou exotisantes et d’affirmer le droit à la différence et à la singularité.
Cameroun, Sénégal, Tchad : une collaboration interculturelle
« Les artistes camerounais occupent une place centrale dans le projet, notamment à travers l’implication de structures locales et de créateurs engagés dans la recherche chorégraphique et performative », ajoute le promoteur. La collaboration entre les artistes de trois pays africains permet de croiser plusieurs traditions chorégraphiques, musicales et performatives, offrant une œuvre collective riche et diversifiée.
La circulation entre l’Afrique et l’Europe favorise la co-construction des œuvres, permet de partager des méthodologies différentes et déconstruit les relations Nord-Sud traditionnelles en promouvant des échanges plus équilibrés et collaboratifs.

Des retombées artistiques et culturelles prometteuses
Pour les artistes, le projet représente un accès à de nouveaux réseaux professionnels et une visibilité internationale. Pour la coopération culturelle, il favorise la création de nouveaux espaces de dialogue artistique et contribue à une meilleure compréhension mutuelle entre sociétés africaines et européennes. « En soutenant ce type d’initiative, notamment à travers des partenaires comme l’Institut français, il s’agit de favoriser une diplomatie culturelle fondée sur la création, la recherche et le partage des imaginaires », conclut Champleins Ludovic Ngahenou.
« Bâtir le Commun : Dansons l’Opacité » s’annonce donc comme un projet phare de 2026, où danse, performance et collaboration interculturelle se conjuguent pour faire dialoguer l’Afrique et l’Europe sur les questions de mémoire, d’identité et de création contemporaine.

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Diane Laure MISSEKOU




