Philipayne est de retour avec de nouvelles ambitions. Invité sur un plateau ce 8 juillet 2026, l’artiste est revenu sur son évolution, les leçons tirées de son précédent projet Ghost, sa relation artistique avec ses proches et la sortie de son nouvel album baptisé Big Poppa. Reconnaissance envers ses fans, affirmation de son identité musicale et regard critique sur l’industrie, le rappeur dévoile les coulisses d’une carrière qui continue de prendre de l’ampleur.
« Beaucoup de choses ont changé, mais tout se passe dans le bon sens »
En trois ans, le chemin parcouru est important pour Philipayne. L’artiste observe avec satisfaction l’évolution de sa communauté et l’accueil réservé à son travail. « Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Le fait que les auditeurs et les fans ne font que grandir, c’est positif. Ça fait plaisir. » Une progression qui confirme, selon lui, la nécessité de rester fidèle à sa vision et de continuer à construire son univers.

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De Ghost à Big Poppa : l’heure de la maturité artistique
Sorti il y a près d’un an, Ghost a représenté une étape importante dans sa carrière. Pour Philipayne, ce projet lui a surtout permis d’apprendre et d’identifier les éléments à améliorer. « Avec le temps, on apprend beaucoup de choses. J’ai pu voir les lacunes, voir ce qui était négatif et essayer de corriger ça. » Avec plusieurs millions de vues cumulées et un public toujours plus large, l’artiste estime avoir franchi une nouvelle étape. « Les statistiques, les vues dans mes clips… c’était nouveau pour moi. Je remercie tous ceux qui soutiennent, mais surtout on a appris beaucoup de leçons. »
« Big Poppa », un projet pour montrer qui est vraiment Philipayne
Après l’expérience de Ghost, Philipayne présente aujourd’hui un nouveau projet intitulé Big Poppa. Un album de 18 titres qui, selon lui, représente davantage sa personnalité et son évolution musicale. « Big Poppa, c’est un projet personnel qui parle beaucoup de moi-même. Je ne parle pas de quelqu’un d’autre, il parle de moi. »
L’artiste annonce un univers riche en couleurs, avec une volonté d’explorer différentes sonorités afin de toucher un public plus large. « C’est un projet où des gens vont se retrouver. La maman peut écouter des titres, le papa peut écouter des titres, les enfants peuvent écouter des titres. »
Affirmer son identité : « Moi, je suis moi »
Au-delà de la musique, Philipayne veut surtout imposer sa propre signature artistique. Pour lui, chaque artiste doit conserver son authenticité. « Moi je suis moi. Chaque être humain a son caractère, sa personnalité. » Pour illustrer sa vision, il compare l’artiste à un écrivain ou un dessinateur : chacun possède sa manière de créer. « Quand on écrit, on n’a pas tous la même écriture. On lit la même chose, mais on n’écrit pas tous de la même manière. » Une philosophie qui guide désormais son approche musicale : créer sans chercher à reproduire l’univers des autres.

Himra, une collaboration qui dépasse la musique
Très proche artistiquement de Himra, Philipayne est également revenu sur les nombreuses critiques concernant leur complicité. Pour lui, cette relation ne date pas du succès. « Quand on marchait ensemble avant, personne ne parlait. On se cotisait même pour payer nos taxis pour rentrer à la maison. » Aujourd’hui encore, il revendique cette fraternité. « C’est mon ami, c’est mon frère, c’est mon pote. On a fait beaucoup de choses ensemble et je suis reconnaissant envers lui. » pour lui, leur collaboration est simplement le résultat d’une histoire commune construite au fil des années.
Un album sans Himra pour se dévoiler autrement
Sur Big Poppa, Philipayne fait toutefois le choix de proposer un projet davantage centré sur lui-même, sans collaboration avec Himra. Une décision artistique assumée. « J’avais besoin de m’exprimer en solo et de voir comment les fans vont apprécier les choses sans qu’il soit forcément présent. » Pour lui, l’objectif est clair : montrer que son univers existe aussi indépendamment des collaborations.
Une industrie musicale africaine qui doit évoluer
L’artiste a également abordé la question de la rémunération des artistes africains sur les plateformes numériques, notamment YouTube. Malgré des millions de vues, il estime que les créateurs africains ne bénéficient pas encore suffisamment des retombées économiques. « Quand tu prends un clip comme Doita qui arrive pratiquement à 18 millions de vues, ce n’est pas monétisé en Afrique. » Pour Philipayne, cette situation représente un manque à gagner important pour des artistes qui investissent énormément dans leurs productions. « Les artistes travaillent, ils mettent des budgets dans les clips, dans les sons, dans leurs équipes. Il faut revoir ça. »
Une nouvelle étape avant d’autres surprises
Alors que Big Poppa s’apprête à rencontrer son public, Philipayne annonce déjà que l’aventure ne s’arrêtera pas là. « Après Big Poppa, ils auront une surprise. » Une manière pour l’artiste de confirmer qu’il compte rester actif et continuer à surprendre son audience.
« Merci à ceux qui nous soutiennent… et même aux détracteurs »
Pour conclure, Philipayne adresse un message de gratitude à toutes les personnes qui suivent son parcours. « Merci à tous ceux qui nous soutiennent, ceux qui prennent leur temps pour écouter nos sons, venir à nos shows. Ça fait plaisir. » Même les critiques trouvent, selon lui, une place dans son évolution. « Merci aussi aux détracteurs, parce que grâce à eux on arrive toujours à s’améliorer. » Avec Big Poppa, Philipayne ouvre donc un nouveau chapitre : celui d’un artiste qui veut continuer à grandir, explorer et surtout faire entendre une voix qui lui ressemble.

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Diane Laure MISSEKOU








