Une minute d’audience, mais un procès loin d’être au point mort. Renvoyée au 11 mars 2026 pour irrégularité de composition, l’affaire Bébé Mathis continue son chemin judiciaire. Avocats confiants, débats en vue, et une étape décisive attendue le mois prochain.
Une audience éclair au Tribunal de grande instance du Mfoundi
Ouverte à 11h43 et refermée à 11h44, l’audience du procès du présumé meurtrier du petit Mathis, Dagobert Nwaffo, n’aura duré qu’une minute. En cause : l’absence de la présidente du tribunal, actuellement en congé, rendant la composition de la formation collégiale irrégulière.
Conformément aux règles de procédure, le tribunal a ordonné le renvoi de l’affaire, afin de garantir la régularité des débats et la validité juridique des décisions à venir.

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« Ce renvoi ne ralentit pas l’affaire » – Me Josué Mountapmbeme
Pour Me Josué Mountapmbeme, avocat de la famille du bébé Mathis, ce report est avant tout une mesure technique : « L’affaire a été remise au 11 mars 2026 pour composition régulière du tribunal. La présidente étant en congé, son remplaçant ne pouvait pas continuer les débats. C’est une exigence de procédure. »
Il insiste : « Ça ne ralentit pas l’affaire. Ce sont des imprévus normaux dans une procédure. Nous restons confiants. »
Selon lui, la prochaine audience devrait permettre à la défense de présenter ses plaidoiries, étape décisive avant une éventuelle mise en délibéré.

« Nous sommes désormais prêts » – Me Ngouana Ulrich (défense)
Du côté de la défense, le renvoi est perçu comme une opportunité de mieux structurer la stratégie : « L’absence d’un membre de la collégialité justifie le renvoi. Nous avons désormais les éléments nécessaires pour démonter l’accusation. Nous sommes prêts. » Me Ngouana promet que la prochaine audience sera celle où la voix de la défense sera pleinement entendue.

Un message à l’opinion publique : garder foi en la justice
Les deux camps convergent sur un point : la nécessité de préserver la confiance dans l’institution judiciaire. « Un message spécial à la société : gardez la foi et la confiance en la justice de notre pays. Une bonne décision sera rendue », a déclaré Me Mountapmbeme.
Prochaine étape , le 11 mars 2026.
Si la composition du tribunal est régularisée, l’audience du 11 mars devrait marquer un tournant majeur dans ce dossier sensible qui continue d’émouvoir l’opinion. Les plaidoiries de la défense sont attendues, avant une possible mise en délibéré du tribunal.

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Diane Laure MISSEKOU





