Le Cameroun est plongé dans une profonde affliction depuis le 18 mars 2026 suite au meurtre de la jeune Divine Mbarga Atangana, âgée de seulement 11 ans. Partie de la maison de sa grand-mère, elle est retrouvée morte le 19 mars dans une maison en chantier au quartier Nkoabang à Yaoundé avec des traces de sperme. Les premiers éléments évoquent un viol suivi d’un meurtre. Le dévoilement de l’identité du meurtrier, un proche de la victime ce jeudi 26 mars suscite le courroux des Camerounais qui appellent à la justice .

Les faits, d’une cruauté, font état d’un viol suivi d’un assassinat. Selon les témoignages, le suspect principal serait Sieur Moadambe Eric, technicien en bâtiment, père de trois enfants, dont le camarade de classe de sa victime.
Le bourreau a violé durant toute la nuit du 18 au 19 mars la petite Divine dont les cris ne disaient rien avant de l’assassiner.
La proximité avec l’agresseur présumé accentue l’effroi d’une population déjà meurtrie par la recrudescence des crimes sur mineurs.

Face à ce meurtre, plusieurs figures de la culture et des médias ont brisé le silence pour exiger que justice soit faite.
L’appel à la conscience collective
Pour l’animatrice « La femme du détail », l’heure n’est plus à la passivité :
« Face à une telle horreur, le silence est une faute. Nous ne pouvons pas continuer à vivre, publier, rire et avancer comme si de rien n’était », a-t-elle déclaré, rappelant que Divine était à l’âge de l’innocence et des rêves.

Le cri du cœur des mères
L’actrice Rachel Nkontieu exprime la douleur viscérale liée à cette perte, comparant ce drame à l’affaire Mathys :
« Chaque silence devant l’horreur est une trahison de l’humanité… Là où l’innocence est détruite et que personne ne crie, l’âme d’une nation s’efface. »

L’indignation face à l’indifférence
La musicienne Kareyce Fotso s’interroge, quant à elle, sur la disparition de la mobilisation citoyenne par rapport à d’autres faits divers récents :
« Comment comprendre qu’un drame aussi atroce ne provoque pas un tollé général ? Nous ne pouvons pas choisir les victimes qui méritent notre indignation. »

Ce sentiment est partagé par les chanteuses Nono Flavy et Lady Ponce, qui ont manifesté leur vive émotion, appelant à une intervention divine et judiciaire immédiate devant la dérive d’un monde qui semble perdre ses repères.


Alors que l’enquête se poursuit , le mot d’ordre reste le même sur toutes les plateformes : #JusticePourDivine. La société camerounaise, à travers ses voix les plus hautes, réclame des sanctions exemplaires pour que plus jamais l’innocence ne soit ainsi brisée.
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Ève-Pérec N.BEHALAL




