La ville de Bafoussam vibre depuis ce 25 mars 2026 au rythme de la 12e édition du Festival International du Cinéma Indépendant et de l’Art Théâtral 2026. Un rendez-vous désormais incontournable du paysage culturel africain, qui réunit jusqu’au 28 mars des acteurs du cinéma et du théâtre venus des quatre coins du monde. Porté par l’association Écran pour le Renouveau de la Culture Africaine, sous l’impulsion de sa promotrice Alvine Kouambo, et placé sous le haut patronage du Ministère des Arts et de la Culture du Cameroun, le FICIAT confirme son statut de plateforme internationale de création, de réflexion et de rencontres artistiques.

Un festival entre ambition culturelle et ouverture internationale
Dès son lancement, le ton est donné : le FICIAT ne se limite plus au cinéma. Il embrasse désormais le théâtre, dans une dynamique de complémentarité artistique. Le Directeur du festival, Dr Asere Fotso Moudze, résume cette évolution avec clarté : « Le FICIAT est un concept… dont le but est de promouvoir le cinéma indépendant, d’encourager la diversité cinématographique, de découvrir et d’encourager les nouveaux talents et surtout de favoriser les rencontres entre professionnels. » Une vision élargie qui positionne le festival comme un véritable carrefour culturel, entre Afrique et reste du monde.

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« De la scène à l’écran » : un thème porteur de sens
Placée sous le thème « De la scène à l’écran : susciter l’imagination, connecter les peuples et fédérer les cultures », cette édition 2026 se veut profondément rassembleuse. Pour Dr Asere Fotso Moudze, ce choix n’est pas anodin : « Nous voyons la dimension théâtrale à travers le concept scène, la dimension cinéma à travers le concept écran… ces deux arts doivent permettre de susciter l’imagination, de connecter les peuples et de fédérer les cultures. »
Au programme : projections de films, pièces de théâtre, débats, tables rondes et rencontres professionnelles. Autant d’espaces d’échanges destinés à nourrir la réflexion et stimuler la créativité. « Tous ceux qui viennent à ce festival doivent trouver un moyen de créer de nouvelles opportunités, de briser les barrières ethniques et culturelles. »

Une vitrine internationale de talents
Cette 12e édition confirme l’envergure internationale du FICIAT, avec la participation d’artistes et réalisateurs venus d’Europe, d’Afrique et d’ailleurs.
« Nous avons des artistes qui viennent d’Europe, d’Afrique du Nord, d’Afrique centrale et de l’Ouest… ce qui traduit le côté international du festival. » Parmi les noms annoncés figurent notamment : Malas Twins, Charly engolo et Michel Nogara de France, Noël Molloy d’Irlande, Koffi Dominique de Côte d’Ivoire, Hossan Waleed d’Égypte. Une diversité qui favorise les échanges Nord-Sud et Sud-Sud, au cœur de l’ADN du festival. « Ces rencontres vont contribuer à une meilleure visibilité et à la mise en commun de projets entre réalisateurs d’ici et d’ailleurs. »

Un incubateur de jeunes talents camerounais
Au-delà des projections, le FICIAT se positionne comme un véritable outil de formation et d’accompagnement pour la jeunesse. « Nous avons créé des clubs théâtre et cinéma dans les établissements secondaires… pour leur donner les bases et susciter des vocations. » Un dispositif concret qui porte déjà ses fruits : « Il y a aujourd’hui des jeunes formés par le festival qui se retrouvent sur des plateaux de tournage ou qui s’essaient à la réalisation. » Le festival ne se contente donc pas de montrer des œuvres : il fabrique les créateurs de demain.
Une compétition exigeante et structurée
Comme chaque année, le FICIAT met en compétition films et pièces de théâtre, avec des distinctions majeures telles que les Silhouettes d’or (meilleur film, meilleur acteur, meilleure pièce, etc.). Les critères de sélection sont stricts et universels : « Que vous soyez d’Europe, d’Afrique ou d’Asie, les mêmes critères s’appliquent… avec un accent sur la qualité technique, la valorisation culturelle et l’originalité. »
Une exigence qui garantit la crédibilité et le prestige du festival.
Une plateforme de visibilité et d’opportunités
Pour les professionnels comme pour les émergents, le FICIAT représente une véritable rampe de lancement. « C’est une vitrine pour permettre aux réalisateurs peu connus de faire un pas en avant… un canal de visibilité au niveau national et international. » Des tables rondes et présentations de projets sont également prévues, favorisant les collaborations futures.
Bafoussam, carrefour des cultures et des imaginaires
Pendant quatre jours, Bafoussam devient un laboratoire artistique à ciel ouvert, où se croisent idées, cultures et talents. Le FICIAT 2026 s’impose ainsi comme bien plus qu’un festival : un espace de création, un lieu de transmission, un moteur de développement culturel.
« Connecter, créer, fédérer »
À travers cette 12e édition, le FICIAT confirme son ambition : faire du cinéma et du théâtre des leviers puissants de transformation sociale et culturelle. « Le cinéma et le théâtre doivent contribuer au développement de l’homme et au brassage des cultures. » Un pari audacieux… déjà en marche à Bafoussam.

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Diane Laure MISSEKOU




