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Tayc sans filtre : du banditisme à la lumière, les vérités d’un artiste en quête de paix

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Confidences cash, blessures intimes et amour du Cameroun : l’enfant de Marseille se livre comme jamais. Il n’a jamais aimé tricher avec sa vérité. Entre aveux sur ses erreurs de jeunesse, blessures liées au Cameroun et confidence sur son accent “perdu”, Tayc se raconte sans détour sur Small talk sur Kombini. Un récit brut, parfois dérangeant, mais profondément humain.

« J’ai fait du sursis » : les erreurs d’un jeune homme pressé

Avant la gloire, il y a eu l’impatience. À 19 ans, alors qu’il travaillait chez Foot Locker, Tayc sombre dans le vol de vêtements et de baskets. Il revend les articles, affiche ses trouvailles sur Snapchat… jusqu’au faux compte créé par sa patronne. « Je me fais péter parce que trou du cul que je suis, je mets les habits… je les fous sur Snapchat. Elle a vu toutes mes stories. »

Tayc sans filtre : du banditisme à la lumière, les vérités d’un artiste en quête de paix

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Résultat : sursis judiciaire. Une période qu’il assume aujourd’hui sans chercher à minimiser. « J’ai payé cher. J’ai fait du sursis et tout. » Un passé turbulent qu’il analyse avec lucidité : il était persuadé qu’il deviendrait artiste, coûte que coûte. Une confiance extrême, presque dangereuse. « J’étais tellement sûr de moi que j’allais devenir un artiste. »

Le Cameroun dans le cœur… mais un cœur blessé

Derrière l’artiste solaire, une douleur plus intime. Tayc évoque la situation complexe dans les régions anglophones du Cameroun, d’où est originaire sa mère.
« Je peux pas mettre des ronds dans un endroit où même ma propre mère n’y est pas la bienvenue. » Sa mère n’est pas retournée au pays depuis dix ans, par peur et incertitude.

Une réalité qui affecte son rapport à l’investissement et à l’engagement. « J’aime mon pays de tout mon cœur… j’y ferai des concerts jusqu’à la fin de ma vie. Mais le cœur ne peut pas être à 100 %. » Entre amour patriotique et frustration, Tayc exprime un tiraillement profond. L’artiste n’est pas dans la posture politique, mais dans l’émotion brute.

Tayc se raconte sans détour sur Small talk sur Kombini. Un récit brut, parfois dérangeant, mais profondément humain.

L’accent marseillais envolé : stratégie ou adaptation ?

Né à Marseille, Tayc surprend par l’absence totale d’accent du sud. Il l’avoue en riant : il l’a volontairement effacé.
« Deux ans avant de partir de Marseille, on falsifiait déjà notre accent pour plaire aux meufs. » À ses yeux, Paris représentait le “New York des Marseillais”. Parler sans accent devenait presque un outil de séduction sociale. « Quand je suis arrivé ici, il est parti en 2-3 ans. » Une anecdote légère, mais révélatrice d’un jeune homme prêt à se modeler pour avancer.

Ego surdimensionné et peur d’être pauvre

Tayc ne cache rien de sa personnalité. Il parle d’un ego fort, assumé. « Une assurance et un ego surdimensionné que j’ai toujours. La musique ne m’a pas rendu comme ça. » Mais derrière cette confiance, une peur persistante : « Peur d’être pauvre. » Il se dit prudent, casanier, constamment dans l’auto-évaluation. Un artiste qui doute autant qu’il brille.

Un homme transformé

Aujourd’hui père de famille, Tayc évoque une nouvelle responsabilité. « Ça responsabilise sur des choses. » Toujours bavard, toujours solaire, il affirme pourtant avoir gardé une constante : « J’ai jamais perdu la joie. » Malgré les erreurs, malgré les polémiques, malgré les tensions identitaires, Tayc reste animé par une énergie positive.

Un artiste sans masque

Ce qui frappe dans ces confidences, ce n’est pas le scandale, mais la franchise. Tayc ne cherche ni excuses ni victimisation. Il raconte. Il assume. Il avance. Du jeune homme qui volait des baskets au chanteur reconnu sur la scène francophone, le parcours est celui d’une transformation, pas d’une perfection. Et peut-être que sa plus grande force est là : oser dire ses failles aussi fort qu’il chante ses succès.

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Diane Laure MISSEKOU

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