Né à Cotonou et partagé entre le Sénégal et la France, Axel Merryl, de son vrai nom Sofonnou Axel Merryl s’est imposé en quelques années comme l’une des figures les plus suivies de la scène digitale et musicale francophone. Avec plus de 141 millions de vues sur YouTube, 6 millions d’abonnés sur TikTok, un PRIMUD 2024 du meilleur artiste d’Afrique de l’Ouest, et un AFRIMA 2025 remporté face à des géants comme Burna Boy, Davido et Wizkid, l’artiste incarne une nouvelle génération hybride entre humour, musique et influence. Invité sur un plateau ce 10 mai 2026, Axel Merryl s’est livré de facon sincère.
“Sur les réseaux, j’ai déjà fait 40 000 € en un live”
Parlant de ses débuts sur TikTok et des “live matchs”, Axel Merryl révèle les coulisses d’un système devenu une véritable économie digitale : « Imagine-toi, sur une vidéo, ça m’est déjà arrivé de faire 40 000 €. Les lives, ce n’est pas par mois… tu peux retirer quand tu veux, selon le palier » L’artiste explique avoir rapidement compris le potentiel financier des plateformes, notamment grâce aux “matchs live” et à la monétisation des contenus viraux.

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“Une seule vidéo peut me rapporter 40 000 €, mais une autre 100 €”
Comédien, vidéaste, artiste chanteur, compositeur, Axel Merryl insiste cependant sur l’instabilité du modèle économique digital : « Une vidéo peut faire 40 000 €, et la suivante 100 €. Tu peux faire 500 millions de vues sur une vidéo » Un contraste qui, selon lui, rend la carrière numérique à la fois “puissante mais imprévisible”.
“Mes pieds sont au sous-sol… mes parents m’ont cadré”
Malgré le succès, Axel insiste sur l’importance de son éducation et de sa famille : « Mes pieds sont au sous-sol même… c’est mes parents qui m’ont cadré. Même quand je faisais les vidéos, les études étaient prioritaires » Il affirme que son équilibre personnel est directement lié à cet encadrement familial.
Collaborations : “Si ça ne sent pas le feeling, j’abandonne”
Axel Merryl revient également sur ses choix artistiques et ses collaborations avec des artistes comme « Mia » ou encore ses connexions internationales. « Les collaborations, c’est du feeling. Si la personne ne sent pas le truc, laisse tomber » Il affirme avoir lui-même initié plusieurs featurings : « Les trois que tu as cités, c’est moi qui ai demandé »

“Le Bénin n’est pas encore assez chaud, mais ça va venir”
Interrogé sur sa popularité, notamment en comparaison avec la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, il reste lucide mais optimiste : « Le Bénin ne te suit pas encore comme ça, mais on va les amener petit à petit. Le showbiz au Bénin n’est pas encore bien assis » Pour lui, la mission est claire : construire une industrie solide dans son pays.

Polémiques musicales : “Ce n’est pas mon son… mais j’ai compris la situation”
Concernant le titre viral “Papa Nao” attribué à tort à sa voix, Axel Merryl revient sur la confusion : « Les gens ont dit que c’était moi, mais ce n’était pas mon son » Il raconte ensuite les tensions autour du projet et la divergence de perception avec l’artiste concerné : « Moi j’ai compris qu’on n’a pas les mêmes cultures musicales »
AFRIMA 2025 : “Ce n’est pas une revanche, c’est moi contre moi-même”
Face aux critiques après sa victoire aux AFRIMA, il répond calmement : « Je ne fais pas ça pour la revanche… je me bats contre moi-même. Le plus gros ennemi que j’ai, c’est moi-même » Il affirme que sa motivation repose sur l’auto-dépassement constant.
“Avec Kimi, il n’y avait rien de planifié”
Sur les rumeurs de “buzz orchestré” autour de ses relations médiatiques, Axel est catégorique : « Moi je n’ai jamais fait de buzz. Quand les gens sont heureux avec ce qu’on fait, je continue » Il rejette l’idée de stratégies artificielles : « Quand c’est planifié, ça se sent… moi je n’aime pas le fake »

“Je ne suis pas web humoriste, je suis Axel”
Visiblement agacé par certaines étiquettes médiatiques, il met les choses au clair : « Que tu m’appelles humoriste, danseur… moi je veux juste que les gens tapent mon nom sur Spotify. Le plus important, c’est que ma musique marche »
“Le 16 mai au Palais de la Culture, c’est un rêve assumé”
À l’approche de son concert au Palais de la Culture d’Abidjan, Axel assume son ambition : « Je ne peux pas dire non à une salle mythique comme ça. Moi, les trucs fous, j’adore ça » Il promet un spectacle axé sur la joie et l’énergie : « Venez vous amuser… plein de couleurs, plein de joie »
Un artiste entre contrôle, ambition et dépassement
Entre chiffres impressionnants, débats sur son image, et affirmation artistique, Axel Merryl se positionne comme un artiste atypique, conscient de son influence et déterminé à évoluer sans renier ses origines. Une chose est sûre : qu’on le critique ou qu’on l’admire, Axel Merryl continue de tracer sa propre trajectoire, entre digital, musique et stratégie instinctive.

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Diane Laure MISSEKOU




