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Rap kmer, engagement, jeunesse, Ayriq Akam parle du Cameroun de 2026

Figure du rap conscient au Cameroun depuis le début des années 2000, Ayriq (Eric) Akam continue de porter un regard lucide sur la société camerounaise. Au cours d’un entretien accordé à Laura Dave Média Tv, l’artiste s’est confié sur ses origines artistiques, son rapport à l’engagement et l’évolution du rap kmer en 2026.

Né à Yaoundé sous le nom d’Éric Francis Meva’a Akam, Ayriq Akam s’est imposé au fil des années comme l’une des voix les plus singulières du hip-hop camerounais. Rappeur, slammeur, producteur puis réalisateur documentaire, il est notamment connu pour son album « Puzzle » sorti en 2010, porté par le titre culte « Bienvenue au Cameroun « .

Rap kmer, engagement, jeunesse, Ayriq Akam parle du Cameroun de 2026

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫

Mais derrière l’artiste engagé se cache avant tout un homme profondément marqué par son environnement familial. Face aux caméras de Laura Dave Média Tv, il revient sur cette sensibilité qui traverse toute son œuvre.

« Eric Akam, je crois que je suis d’abord avant toute chose un artiste doté d’une certaine sensibilité sur certaines thématiques et je suis sensible à mon environnement. Je suis un de ces acteurs qui raconte le Cameroun de ces 30 ou 20 dernières années à travers la musique, à travers l’image, le texte, la photo », explique-t-il.

Interrogé sur l’origine de cette fibre artistique, le rappeur rend hommage à sa mère, enseignante, choriste et couturière, qu’il considère comme sa première source d’inspiration.

« Je pense que ma sensibilité pour tout ce qui est du domaine artistique, je l’ai héritée de ma mère. Elle est enseignante, choriste, elle fait de la couture donc maman traduit le monde à travers la langue en enseignant, elle traduit le monde en chantant et elle traduit le monde à travers le textile donc je crois que ces trois influences de ma mère finalement m’ont donné accès à un autre discours sur la vie et une autre façon de m’engager. »

Dans la suite de son intervention, l’artiste assume pleinement son positionnement social et politique à travers son art.

« L’art engagé, c’est une des facettes de ce que je suis en tant que sensibilité. Il faut dire qu’on ne peut pas créer hors de soi. Et la société camerounaise aujourd’hui, elle n’est pas jolie. C’est difficile de vivre aux Cameroun sans dire « merde ». Il faut s’engager, il faut prendre la parole pour espérer créer quelque chose qui puisse faire sens à la fois pour soi et pour les autres. »

Figure du rap conscient au Cameroun depuis le début des années 2000, Ayriq (Eric) Akam continue de porter un regard lucide sur la société camerounaise. Au

Cette posture engagée, Ayriq Akam la porte depuis ses débuts dans le mouvement hip-hop camerounais. Influencé par des groupes comme N.W.A, Public Enemy ou encore Wu-Tang Clan, il a construit une carrière marquée par des textes introspectifs et sociaux. Après la musique, il s’est également tourné vers le cinéma documentaire avec « Tout l’or du Kwatt« , un film sorti en 2024 qui explore la culture Mbolé et les réalités des quartiers populaires de Yaoundé.

Face à la nouvelle génération, le regard du rappeur reste nuancé. Pour lui, le rap camerounais actuel reflète simplement son époque.

« En 2026, le rap camerounais est à l’image de cette génération. Chaque génération a ses conflits et chaque génération raconte ses conflits avec l’état du hip-hop. C’est-à-dire que ceux d’aujourd’hui racontent le Cameroun sous le prisme de leur propre sensibilité. On a une génération qui est née avec des smartphones. C’est la génération du selfie, des gens qui se regardent, des gens qui se kiffent. Donc je pense que leur musique traduit aussi cette espèce de kiff d’eux-mêmes. »

Loin d’opposer les générations, Ayriq Akam reconnaît surtout une transformation des codes artistiques.

« C’est une façon de faire de la musique ou de l’art qui est complètement différente de ce que nous on faisait il y a quelques années, ou de ce qu’on continue à faire, parce que je ne me suis jamais arrêté de faire de la musique. »

Enfin, dans un contexte marqué par de nombreuses crises sociales et culturelles au Cameroun, l’artiste a lancé un message aussi bien aux autorités qu’à la jeunesse camerounaise, appelant chacun à contribuer positivement à l’histoire du pays.

« Je crois que les artistes ont socialement un rôle à jouer et les artistes doivent intégrer ça de manière constante, c’est-à-dire faire l’art, c’est raconter son époque, c’est raconter son époque de manière sensible, de manière intelligente ou de manière un peu plus osée. »

Puis de conclure :

« Soyez fiers de ce que vous êtes en tant que Camerounais et donnez-vous des chances autant que possible de raconter la plus belle histoire du Cameroun à travers ce que vous faites. Donc, dans ce que vous faites, faites le bien et dites-vous, je le fais pour le pays, je le fais pour la prochaine génération de gens qui auront à croire en nous. »

L’intégralité de cet entretien avec Ayriq Akam est à retrouver dès le 16 mai 2026 sur la chaine Youtube Laura Dave Média.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire

Ève-Pérec N.BEHALAL

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