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Patrimoine linguistique : Bansoa, Batié, Baham, Bandenkop et Bangou unis pour leurs langues

À l’initiative de Association des Jeunes Élèves et Étudiants Bansoa de Yaoundé (AJEEBY), en collaboration avec les communautés de Batié, Baham, Bandenkop et Bangou, la Journée de la langue maternelle se célèbre le 29 mars 2026 à partir de 10 heures au Cercle Bansoa d’Etoudi, à Yaoundé. Cette initiative culturelle vise à prolonger, à l’échelle locale, l’esprit de la Journée internationale de la langue maternelle proclamée chaque 21 février par l’UNESCO, en lui donnant une résonance vivante et communautaire.

Dans un contexte urbain où les langues locales tendent à s’effacer, cet événement se veut un véritable acte de résistance culturelle. Au programme : danses traditionnelles, défilés en tenues patrimoniales, récits historiques et dégustations de mets emblématiques, dont le « TSÔ SSI« . Une immersion complète dans les identités culturelles de l’Ouest Cameroun.

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Contacté par la rédaction de Laura Dave Média, le président de l’AJEEBY, Briel Kolla, insiste sur l’essence même de cette initiative : « La vision principale est la promotion et la mise en valeur des langues maternelles camerounaises… L’objectif principal est de pérenniser nos langues maternelles et leur transmission aux générations futures.» Au-delà d’un simple événement festif, il s’agit donc d’un engagement profond pour la sauvegarde d’un héritage en péril.

À l’initiative de Association des Jeunes Élèves et Étudiants Bansoa de Yaoundé (AJEEBY), en collaboration avec les communautés de Batié, Baham, Bandenkop et Bangou, la Journée de la langue maternelle se

Une union culturelle porteuse de sens

Le choix de réunir plusieurs communautés n’est pas anodin. Il répond à une volonté de renforcer les liens et de célébrer la diversité culturelle : « Ces associations ont déjà une relation particulière et profitent d’un moment pareil pour magnifier la diversité culturelle, mais surtout renforcer les liens communautaires. » Une dynamique collective qui illustre la richesse du vivre-ensemble camerounais.

Impliquer la jeunesse et ouvrir à tous

L’événement se veut inclusif, avec une forte mobilisation de la jeunesse urbaine :
« Nous invitons tous les jeunes à venir partager ce moment afin d’apprendre des cultures des autres, ce qui permettrait naturellement de renforcer l’intégration nationale. » Un appel à la découverte et au brassage culturel, au-delà des appartenances communautaires.

Apprendre sa langue, un acte d’identité

Au-delà de la célébration, les associations mènent un travail de fond pour la transmission linguistique : « Il y a des cours de langue… afin de renforcer la maîtrise de la langue maternelle, car aujourd’hui, savoir s’exprimer dans sa langue devient une priorité. » Une démarche éducative essentielle face à la perte progressive des langues locales chez les jeunes générations.

Langue maternelle et développement culturel

Pour Briel Kolla, la valorisation des langues locales dépasse le cadre culturel : « Les langues maternelles sont un élément fort de valorisation de notre culture et de l’identité d’un peuple. » Elles constituent ainsi un levier clé pour renforcer l’identité nationale et préserver la diversité culturelle du Cameroun.

Une journée riche en couleurs et en traditions

Les participants auront droit à une programmation variée : « Animations et danses culturelles, dégustation de mets traditionnels, histoire des villages, défilé en tenue traditionnelle et des jeux pour une ambiance conviviale. » Une célébration vivante où chaque expression culturelle devient un témoignage d’histoire et de mémoire.

Un engagement encore sans soutien

Malgré son importance, l’initiative reste pour l’instant portée uniquement par les associations : « Nous ne recevons aucun accompagnement institutionnel… mais nous comptons entreprendre des démarches pour rendre cela possible. » Un défi qui souligne le besoin de soutien pour pérenniser ce type d’actions culturelles.

« Une fierté, pas une honte »

Le message du président est clair et engagé : « Nos langues maternelles représentent un héritage. S’exprimer dans sa langue ne devrait pas être une honte, mais une véritable fierté d’appartenance. » À travers cette célébration, la jeunesse camerounaise rappelle que préserver sa langue, c’est préserver son identité. Une démarche essentielle pour construire un avenir enraciné dans ses valeurs culturelles.

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Diane Laure MISSEKOU

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