AccueilCultureLe Festival du Safou « Ngand’a Sao » revient pour sa 4e...
CLIQUEZ ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img

Le Festival du Safou « Ngand’a Sao » revient pour sa 4e édition et transforme la tradition en expérience patrimoniale

Le safou, plus qu’un simple fruit consommé dans de nombreux foyers camerounais, devient un véritable outil de rassemblement culturel. Du 25 au 26 juillet 2026, le Village de la Culture O’Yapaki Dibombari accueille la quatrième édition du Festival du Safou, baptisé en langue locale « Ngand’a Sao ». Un rendez-vous patrimonial qui entend célébrer les traditions, la gastronomie et le vivre-ensemble autour de ce fruit apprécié dans toutes les régions du pays.

Placée sous le thème « Safou, socle de rencontre des diversités : Planter un safou, c’est cultiver les mentalités », cette nouvelle édition ambitionne de faire du safou un symbole d’unité nationale. Parade d’ouverture, foire gastronomique, ateliers de formation, talks sur la protection de l’environnement, projections cinématographiques, lutte traditionnelle Besua, défilé de mode pour le vivre-ensemble, concerts et animations culturelles rythmeront ces deux jours de célébration.

Le Festival du Safou « Ngand’a Sao » revient pour sa 4e édition et transforme la tradition en expérience patrimoniale

À l’origine de cette initiative, Tètè Ndamè, poète, cinéaste, conteur et traducteur, natif de Dibombari, raconte une aventure née d’une habitude simple : le partage autour du safou. « Le Festival du Safou, bien appelé en langue locale Ngand’a Sao, est une initiative qui a été mise sur pied à Bomono ba Mbengue depuis quatre ans déjà. Quatre éditions et le partage se fait autour de ce fruit qui est national. Tout le monde aime bien ce qu’on appelle au quartier les prunes », explique le promoteur.

Pour lui, le safou possède une force particulière : celle de rassembler sans distinction d’origine ou de région. « Tout le monde les mange, qu’on soit du Nord, du Sud, etc. Quand il y a les safous sur une table, tout le monde se sert, tout le monde met la main et prend. Donc, c’est un moment de partage, de convivialité », souligne-t-il.

Le safou, plus qu’un simple fruit consommé dans de nombreux foyers camerounais, devient un véritable outil de

Une tradition de quartier devenue un événement culturel

Avant de devenir un festival reconnu, les safous était d’abord un moment de retrouvailles entre jeunes du village. Une tradition spontanée née autour de grandes quantités de safous récoltés dans les villages . « Jeunes, on avait l’habitude de manger les brouettes de safous. On prenait une brouette entière, on remplissait le safou, puisqu’on ne refuse pas le safou aux gens. Parce que ça peut tomber de l’arbre, ça se gâte », se remémore Tètè Ndamè.

Ces instants de partage ont progressivement donné naissance à une ambition plus grande : inviter toute une communauté à célébrer ce fruit du terroir.
« On s’est dit, pourquoi ne pas faire manger tout le village ? Pourquoi ne pas faire manger d’autres qui sortaient de la ville ? Et voilà comment le festival est né et est devenu un grand moment aujourd’hui à Bomono ba Mbengue », poursuit-il.

Une célébration ouverte aux cultures et aux savoir-faire

Pour cette quatrième édition, les organisateurs veulent explorer de nouvelles choses. Le Festival du Safou ne sera pas uniquement une célébration gastronomique. Il s’ouvre davantage aux expressions culturelles et aux savoir-faire locaux. Danses traditionnelles, lutte Besua, ateliers autour des produits dérivés du safou et échanges sur la préservation de l’environnement viendront enrichir l’expérience des visiteurs.
« La particularité de cette édition, c’est qu’elle s’ouvre à d’autres éléments de la culture. Notamment les danses traditionnelles, la lutte traditionnelle, comment on peut faire des savons ou d’autres choses dérivées du safou », précise le promoteur.

Cette année, la production nationale de safous étant moins abondante, les organisateurs ont dû élargir leurs sources d’approvisionnement. Certains fruits proviennent même du Congo afin de garantir la réussite de la fête. « C’est vrai que le safou n’a pas beaucoup donné dans tout le pays cette année. Mais on a pu avoir des safous venant même du Congo pour que la fête soit belle », confie Tètè Ndamè.

Le safou, un patrimoine à transmettre

Au Festival du Safou, le partage se vit dans sa forme la plus simple. Pas de protocole compliqué, pas de barrières. Les fruits sont déposés sur des feuilles de bananier afin que chacun puisse se servir librement.
« Quand vous venez au festival du safou, les safous sont déposés sur des feuilles de bananier pour que tout le monde, quiconque veut manger, passe seulement à tour de rôle. Chacun en prend, mange avec du bon manioc », explique-t-il. Et d’ajouter « C’est tout le monde qui est invité au safou. On ne le refuse pas ».

Une rencontre qui se résume dans une expression locale qui accompagne désormais l’esprit du festival : « Sao na Makwamba bé ndé bota eeeh », une invitation à célébrer ensemble ce fruit qui rassemble.

Rendez-vous les 25 et 26 juillet 2026 au Village de la Culture O’Yapaki Dibombari pour une immersion au cœur d’une expérience patrimoniale nationale où le safou devient le langage commun du partage.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à lire

Eve-Pérec N.BEHALAL

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Nous recrutons
Notre Newsletter
Téléchargez Notre Application

Les plus Populaires

Téléchargez Notre Application

Commentaires recents

CLIQUER ICI POUR PROFITER DE L'OFFREspot_img