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Vicky Edimo : le retour d’un géant de la basse sur sa terre natale

Après plusieurs décennies loin du Cameroun, le bassiste de renommée internationale, Vicky Edimo, revient aux sources avec émotion et transmission. Figure majeure de la basse camerounaise et internationale, celui qui a influencé plusieurs générations de musiciens comme Richard Bona ou Étienne Mbappé est revenu au Cameroun. À l’occasion de la sortie du livre-entretien « Vicky Edimo à voix basse » écrit par Francis Sanzouango, le virtuose camerounais s’est confié ce 13 mai 2026 avec émotion sur son parcours, ses racines, son héritage musical et l’importance d’assumer pleinement sa singularité artistique.

« Le Cameroun, c’est l’essence de ma vie »

Pour Vicky Edimo, ce retour au pays dépasse largement le cadre musical. Derrière le musicien reconnu à l’international se cache avant tout un homme profondément attaché à sa terre natale. « Le Cameroun avant tout, c’est l’essence de ma vie. » Ému de retrouver les paysages, les odeurs et les siens après tant d’années, le bassiste avoue avoir du mal à mettre des mots sur ce retour chargé de souvenirs. « Rien que le vent du Cameroun, voir les manguiers, voir la famille… ce n’est pas forcément que la musique. » Le musicien, revenu cette fois accompagné de sa fille, évoque un moment presque irréel. « Je suis né ici et revenir après toutes ces années… il n’y a pas vraiment de mots. »

Vicky Edimo : le retour d’un géant de la basse sur sa terre natale

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Un livre pour raconter l’homme derrière l’artiste

La sortie de « Vicky Edimo à voix basse » ce 16 mai 2026 marque une nouvelle étape dans le parcours du bassiste camerounais. Une œuvre qu’il n’avait jamais imaginé voir naître. « Je n’avais pas prévu dans mon parcours qu’un jour quelqu’un écrirait un livre sur mon histoire. » L’artiste explique avoir particulièrement apprécié la profondeur des échanges avec l’auteur Francis Sanzouango. « Les questions étaient tellement pertinentes que j’ai révélé des choses que je n’avais jamais dites à personne. » Pour lui, ce livre représente bien plus qu’un simple témoignage : une trace laissée pour les générations futures. « Ça donne le sentiment qu’on n’a pas travaillé pour rien. »

« Les bassistes camerounais ont évolué »

Observateur attentif de la scène musicale actuelle, Vicky Edimo se réjouit de l’évolution impressionnante de la basse camerounaise. Selon lui, les nouvelles générations bénéficient aujourd’hui d’exemples inspirants qui n’existaient pas autrefois. « Maintenant qu’on a des Bona, des Mbappé et d’autres, ça tire la basse camerounaise vers le haut. » Le musicien estime que cette visibilité internationale a contribué à faire émerger de nombreux talents. « On voit de plus en plus de bons bassistes camerounais… même d’excellents bassistes camerounais. »

Manu Dibango, le mentor décisif

Impossible pour Vicky Edimo d’évoquer sa carrière sans parler de Manu Dibango, qu’il considère comme une figure essentielle de son parcours. À son arrivée en France, le bassiste affirme ne pas encore connaître sa véritable valeur artistique. « Quand je suis arrivé là-bas, je ne connaissais ni ma valeur artistique ni ma valeur marchande. »

Selon lui, Manu Dibango lui a appris à créer et à développer sa propre identité musicale. « Manu m’a appris à ne pas avoir peur de créer, à faire des choses qui viennent de moi. » Leur relation allait bien au-delà de la musique. « Il me présentait parfois comme son fils spirituel. »

« Il ne faut pas avoir peur d’être soi-même »

Au fil de l’entretien, Vicky Edimo adresse aussi un message fort aux jeunes musiciens africains : celui de l’authenticité. Le bassiste revient notamment sur les critiques reçues au début de sa carrière à cause de son style jugé trop chargé. « On me reprochait de jouer trop de notes. » Mais l’artiste affirme que cette différence a finalement contribué à faire évoluer la basse camerounaise. « Ce sont justement ces notes-là qui ont aidé à tirer la basse camerounaise vers le haut. »
Son conseil aux jeunes artistes est donc clair : « Il ne faut pas avoir peur d’être soi-même, même quand on est critiqué. »

Un retour aux sources chargé d’émotion

À Douala, sous le ciel légèrement ensoleillé de Bonanjo, Vicky Edimo n’a pas seulement retrouvé une ville ou des souvenirs. Il a renoué avec une partie profonde de son identité. Entre transmission, reconnaissance et introspection, le bassiste camerounais livre le récit d’un homme qui, malgré une carrière internationale exceptionnelle, reste profondément attaché à ses racines.

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Diane Laure MISSEKOU

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