À l’Hôtel La Falaise de Douala – Bonanjo, le festival NZALÉE a réuni passionnés de culture et chercheurs de sens autour d’un thème fort : les codes d’élévation humaine cachés dans les traditions africaines. Bien plus qu’un événement culturel, cette rencontre se veut un espace de réflexion sur la place des héritages africains dans un monde en pleine mutation.
Face aux influences de la mondialisation, NZALÉE propose un retour aux sources assumé. À travers conférences, échanges et pratiques symboliques, les traditions africaines apparaissent comme de véritables outils de développement personnel.
Pour les organisateurs, ces héritages ne sont pas figés. Ils constituent des repères capables d’accompagner l’individu dans sa quête d’équilibre, de sens et de stabilité. Une vision qui séduit particulièrement les jeunes générations, en quête d’identité et d’ancrage.

Entre spiritualité et modernité
La spiritualité africaine, longtemps marginalisée, revient au cœur des discussions. Elle propose une vision du monde où l’homme est lié à la nature, aux ancêtres et à la communauté. Une approche qui attire, dans un contexte où la modernité est parfois perçue comme déconnectée des réalités humaines.
Mais cette réappropriation soulève des questions : comment adapter ces pratiques au monde contemporain ? Peut-on concilier traditions et exigences modernes ?

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Le risque de folklorisation
Si l’intérêt pour les traditions est croissant, certains mettent en garde contre leur transformation en simples objets culturels. Festivals et mises en scène peuvent parfois vider ces pratiques de leur sens profond.
NZALÉE entend justement éviter cet écueil en favorisant une transmission consciente et authentique, où la culture se comprend autant qu’elle se vit.
Une jeunesse en quête de repères
Dans les allées du festival, les témoignages se rejoignent. Étudiants, artistes ou entrepreneurs expriment un besoin commun : celui de se reconnecter à leurs racines.
« Aujourd’hui, on veut comprendre ce que nous sommes », confie une participante. Une quête identitaire qui dépasse le cadre culturel pour toucher au personnel et au spirituel.
Parmi les invités, plusieurs figures engagées dans la valorisation des traditions ont marqué les esprits. L’artiste Ella Nao, connu pour sa chanson « Mon lopaire », a mis de l’ambiance sur la scène.
À ses côtés, Seppo et Takam 2 et bien d’autres ont également contribué en faisant de ce festival, un moment inoubliable.
À travers leurs interventions et performances, l’anthropologue le Dr François Bingono Bingono, Sa majesté Luminaire Ndía Tchamaleu et autres acteurs culturels ont illustré concrètement comment l’art peut devenir un vecteur de mémoire, mais aussi d’élévation personnelle.

Tradition ou modernité : un faux débat ?
À travers ses échanges, NZALÉE met en lumière une réalité : les traditions africaines évoluent et peuvent s’adapter aux réalités actuelles.
Reste une question centrale : sont-elles encore des outils d’élévation humaine ou risquent-elles de devenir de simples objets folkloriques ?
Pour beaucoup, la réponse dépend de la manière dont elles sont transmises et intégrées.
Un appel à la reconnexion
Au-delà du festival, NZALÉE 2026 apparaît comme un signal fort : celui d’une génération en quête de sens, prête à puiser dans ses racines pour mieux avancer.
Derrière les rituels et les échanges, une conviction émerge :
l’élévation personnelle et collective pourrait bien passer par une redécouverte consciente des traditions africaines.

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Vanelle KENG




