Le Musée National du Cameroun a vibré vendredi 17 avril 2026, au rythme de la deuxième édition du festival « MIBEMBA », avec sa très attendue “Soirée des Étoiles”. Point culminant de plusieurs mois de travail, cet acte 2 a rassemblé artistes, chorégraphes, percussionnistes et passionnés autour d’un objectif commun : célébrer et valoriser la danse traditionnelle camerounaise dans toute sa diversité.
Une vision engagée portée par le promoteur
Au cœur de cette dynamique, le promoteur Serges Essombo Ewane a rappelé le sens profond de l’initiative : « Nous avons voulu être une solution… pour restaurer, valoriser et promouvoir notre identité culturelle. » Dans un contexte où la danse peine encore à être reconnue comme une profession à part entière, il insiste : « Il faut que la société comprenne qu’on peut être danseur professionnel et en vivre dignement. » À travers MIBEMBA, il s’agit donc de redonner à cet art ses lettres de noblesse, tout en créant une plateforme d’expression et de reconnaissance pour les talents locaux.

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Des récompenses pour magnifier les talents
Cette édition 2026 a récompensé les meilleurs artistes à travers plusieurs catégories, avec plus de 25 trophées attribués. Parmi les faits marquants :
Marie Josée Abessolo Nkili sacrée meilleure danseuse de l’aire culturelle Grassfield; Patou Banna distingué dans l’aire Fang-Beti; Ulrich Zeus vainqueur de la compétition NTAPKEU Trends et Ngo Ndouga Hélène primée dans la catégorie projet danse-enseignement. Des distinctions spéciales ont également honoré des acteurs engagés, à l’image de Cedric Evra Olinga pour la promotion des danses traditionnelles sur les réseaux sociaux.









Des performances artistiques entre tradition et modernité
La soirée a aussi été marquée par des prestations scéniques de haut niveau. L’artiste Grâce Makembe a captivé le public avec une interprétation revisitée de « La Flûte enchantée« , illustrant la fusion entre héritage classique et expression contemporaine. Des performances de Sopeka diamant de Dieu ou encore ObakR ont également électrisé la scène, avec celles de Moustik Karismatik, Franck Ngouma et Penda Marlys.


Hommages vibrants aux icônes de la culture
Moment fort de la soirée : la célébration de figures majeures de la danse et de la percussion camerounaise. Parmi les icônes honorées : Merlin Nyakam, Jérôme Manda Doun, Garba Ibrahim, Rosette Mamtoum, Pr Mirelle Flore Nana epse Arétouyap, Ruth Ngohsadjo Eyigla, Boko Jacques. Le promoteur a souligné l’importance de cette reconnaissance : « Ces icônes incarnent une mémoire vivante et une source d’inspiration pour les générations futures. »







Un festival entre passion et défis
Malgré le succès, l’organisation n’a pas été sans difficultés. Le promoteur évoque notamment des contraintes financières importantes : « 80 % des difficultés sont d’ordre financier… mais la passion et l’engagement nous permettent d’avancer. » Il appelle également à plus de professionnalisme dans le milieu artistique, insistant sur la discipline et le respect des exigences.
« MIBEMBA », une dynamique en pleine expansion
Avec cette deuxième édition réussie, MIBEMBA s’impose progressivement comme un rendez-vous incontournable de la scène culturelle camerounaise. Entre compétition, transmission et célébration, le festival trace sa voie avec ambition. « Ce n’est pas seulement une remise de prix, c’est une énergie collective, une flamme que nous voulons raviver », conclut Serges Essombo Ewane.

La prochaine édition est déjà attendue, avec l’espoir de voir cette initiative continuer à faire rayonner la richesse des danses traditionnelles camerounaises, au Cameroun comme à l’international.
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Diane Laure MISSEKOU




