La vlogueuse, entrepreneure et productrice camerounaise Aicha Wète dit « Kamoise » en séjour au Cameroun a été interpellée et incarcérée le 17 avril 2026 alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire. Depuis, son placement en garde à vue à la police judiciaire de Yaoundé suscite de vives réactions dans l’opinion publique.

Une plainte pour diffamation visant des propos en ligne
À l’origine de cette affaire, une plainte pour diffamation déposée par l’homme d’affaires Steven Nbienou, époux de Muriel Blanche en lien avec des contenus publiés par la vlogueuse sur les réseaux sociaux.
Ses prises de position, jugées par certains comme des analyses, sont perçues par d’autres comme des attaques portant atteinte à l’honneur et à la vie privée.
Muriel Blanche, l’épouse du plaignant a déclaré que certains contenus diffusés à son sujet par « la Kamoise » avaient eu des conséquences sur sa vie personnelle, évoquant un épisode difficile durant sa grossesse, tout en dénonçant les dérives du cyberharcèlement.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
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Des soutiens qui dénoncent la procédure
L’entrepreneure Ruby estime que, même si les contenus d’Aïcha peuvent déranger, la procédure pose problème :
« Ce que je condamne aujourd’hui, ce n’est pas une plainte. C’est la manière. Pourquoi ne pas lui avoir adressé une convocation ? » s’interroge la promotrice de Strong by Ruby depuis la France.
Elle rappelle également que la majorité des sujets abordés par la vlogueuse sont déjà publics, tout en rejetant toute forme de harcèlement.

L’homme politique Cabral Libii insiste lui aussi sur le respect des règles judiciaires :
« La loi est la même pour tous. Même celui qui dérange a droit à la justice. »

Des critiques sur le fond du contenu
À l’inverse, certaines figures publiques pointent du doigt les dérives du blogging.
L’influenceuse Stéphanelle dénonce clairement :
« Le cyberharcèlement est un crime punissable par la loi. Aujourd’hui, la victime est devenue le bourreau. »

Même posture du côté de du Marketing Strategist Charly Despote, qui évoque des conséquences graves liées à certains contenus diffusés :
« On ne peut pas construire une audience sur les ruines de la destruction des autres. »

Appels à l’apaisement et à la responsabilité
Certaines voix tentent toutefois de calmer les tensions. L’entrepreneure Béatrice Doudou appelle au pardon, invitant les parties à prendre de la hauteur.
« La véritable force ne réside pas dans l’usage de son pouvoir quand on en a les moyens, mais dans la capacité à prendre de la hauteur, à ignorer certaines choses et à pardonner.«

De son côté, le journaliste Bruno Bidjang encourage la boss de Kamoise Beauty à reconnaître ses torts :
« Reconnaître ses erreurs peut ouvrir la voie à des solutions plus sereines. »

Une affaire révélatrice
Au-delà du cas Aïcha Kamoise, cette situation met en lumière des questions majeures dans l’espace numérique camerounais notamment les limites de la liberté d’expression
la responsabilité des créateurs de contenus
et le respect des procédures judiciaires
Une affaire qui continue de diviser, et dont l’issue pourrait marquer un tournant dans la régulation de la parole sur les réseaux sociaux au Cameroun.

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Ève-Pérec N.BEHALAL




