L’acteur camerounais Marouf Altaf est sorti de sa réserve pour donner sa version des faits sur la polémique entourant la série « Miraculée », lors d’une interview accordée dans l’émission Les VIP’s, ce 15 avril 2026. Entre accusations de trahison, tensions en coulisses et critiques des pratiques du cinéma local, il s’exprime sans filtre, tout en revenant sur ses collaborations avec Blaise Option et Ebenezer Kepombia Mitoumba.
Au cœur de la tourmente, Marouf Altaf défend son rôle et son intégrité
Accusé publiquement de trahison par la productrice, il rejette fermement ces allégations. « Je n’étais pas son bras droit. J’étais un acteur qui apportait sa pierre à l’édifice. » Très impliqué dans le projet, Marouf affirme avoir contribué bien au-delà de son rôle d’acteur : recherche de lieux de tournage, négociations logistiques, mobilisation de ressources artistiques locales. « J’ai proposé des sites, trouvé des accessoires, facilité des contacts… tout ça sans jamais chercher à me mettre en avant. »

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Un projet miné par des conflits internes
Selon l’acteur, les tensions autour de « Miraculée » ne concernent pas les comédiens mais des désaccords profonds entre production et réalisation. « Les acteurs n’ont aucun problème dans ce projet. Les conflits viennent d’en haut. »
Il évoque notamment des blocages autour du montage et de la gestion des contenus, allant jusqu’à des accusations de vol de disques durs. « Si on coupe l’accès au montage au réalisateur, il peut récupérer son travail. Chacun peut interpréter ça comme un vol… mais la réalité est plus complexe. » Face aux récits divergents, il appelle à la prudence : « Sur les réseaux sociaux, on peut vous faire détester le bien et aduler le mal. »
« On a voulu nous instrumentaliser »
Marouf Altaf révèle également des tentatives de pression pour pousser les acteurs à prendre position publiquement dans le conflit. « On voulait qu’on choisisse un camp. Nous avons refusé. Nous sommes là pour jouer, pas pour faire la guerre. » Cette posture de neutralité lui aurait valu des attaques personnelles. « On m’a traité de chef des traîtres… alors que je n’ai fait que rester à ma place. »

Une collaboration marquante avec Blaise Option : « C’est l’industrie à lui seul »
Malgré les polémiques, Marouf Altaf tient à saluer ses expériences professionnelles, notamment avec le réalisateur Blaise Option. « Si on doit lui donner un autre nom, c’est “l’industrie”. Il produit énormément et avec qualité. » Il insiste sur la rigueur et le professionnalisme du cinéaste : « Avec lui, tu arrives sur un plateau préparé. Tu sais ce que tu fais, quand tu le fais. » Une collaboration qui a marqué un tournant dans sa carrière, notamment avec des séries comme « 12 Cas » ou ‘L’Emprise invisible« .

Avec Ebenezer Kepombia Mitoumba : « On côtoie la grandeur »
Autre rencontre majeure : celle avec Ebenezer Kepombia Mitoumba, figure respectée du cinéma camerounais. « Sur ses plateaux, tout le monde est au sommet : acteurs, techniciens, réalisation. » Marouf évoque une expérience humaine forte, marquée par la bienveillance du réalisateur : « C’est pour ça que beaucoup l’appellent “papa”. Il est proche des gens, humain. »
Les dérives du cinéma camerounais pointées du doigt
Au-delà des conflits, l’acteur dénonce certaines pratiques dans l’industrie, notamment le manque de professionnalisme et les guerres d’ego.
« Certains acteurs veulent briller seuls au lieu de servir la scène. Résultat : on détruit l’œuvre. » Il critique aussi des castings peu adaptés :« On ne peut pas sélectionner les meilleurs avec des méthodes approximatives. » Et assume ses choix exigeants : « Je refuse des projets sans vision, sans identité artistique ou sans sérieux. »
Un message direct à ses détracteurs
Face aux attaques répétées, Marouf Altaf reste fidèle à ses valeurs, entre foi et retenue. « Je suis un homme de paix. Mais il y a une ligne rouge à ne pas franchir. »
Son message à l’endroit de la productrice est sans équivoque : « Change. Fais une remise en question. La vie est courte, et chacun devra répondre de ses actes. »

Une parole rare dans un milieu sous tension
Entre révélations, mise au point et témoignage personnel, Marouf Altaf livre une sortie médiatique forte qui met en lumière les réalités parfois troubles du cinéma camerounais. « Quand tu fais un film, tu écris une page que les gens vont juger longtemps. Il faut prendre ça au sérieux. » Un appel à plus de professionnalisme, d’humilité et de vérité dans un secteur en pleine évolution.

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Diane Laure MISSEKOU




