L’artiste ivoirien Debordo Leekunfa a brisé le silence le 15 avril 2026 lors d’un entretien, livrant une réflexion profonde sur les réalités cachées du succès. Entre pression du public, rivalité artistique et chocs émotionnels, il revient notamment sur l’impact du décès de son ancien rival DJ Arafat, un événement qui a profondément marqué sa trajectoire.

Une carrière marquée par des épreuves personnelles
Avant même la célébrité, Debordo Leekunfa évoque des blessures anciennes qui ont fragilisé son équilibre émotionnel.
« Quand tu sors de plusieurs situations qui n’ont pas commencé aujourd’hui mais depuis 2010, avec la perte de ma maman… L’élément qui m’a un peu affaibli c’est le décès de mon pote DJ Arafat. »
Ces expériences ont contribué à forger l’homme et l’artiste, mais aussi à installer une certaine vulnérabilité face aux épreuves.

La disparition de DJ Arafat, un choc et un vide artistique
La mort de DJ Arafat a bouleversé bien plus qu’un équilibre personnel : elle a aussi impacté la dynamique du game musical.
« Quand vous êtes en concurrence avec une personne, et qu’elle ne soit plus là ça joue sur toi… Parce qu’on t’identifie à elle et vu qu’il n’est plus là, tu dois automatiquement innover tu ne sais où. »
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Entre rivalité et respect, cette absence a laissé Debordo face à lui-même, dans un environnement devenu plus incertain.
« Le game s’est affaissé… ça a joué sur mon mental… J’ai voulu tout abandonner après ça. »
Rivalité, comparaisons et sabotage émotionnel
L’artiste revient sur la relation complexe qu’il entretenait avec DJ Arafat, marquée par la compétition mais aussi par des influences extérieures. « La cassure entre Arafat et moi est arrivée à cause des gens… des comparaisons malsaines… vu qu’on était encore jeunes, cela a touché nos égos. »
Avec du recul, il reconnaît que cette rivalité n’était pas anodine : « Être adversaire direct de Dj Arafat, il faut comprendre que c’est pas du jeu… Arafat c’était une bête en terme de créativité musicale. »

Une confrontation permanente qui, selon lui, a contribué à une forme de pression psychologique constante.
Le poids de la gloire et les attentes du public
Au sommet, Debordo Leekunfa explique faire face à une pression intense, qu’il perçoit parfois comme un piège : « Les Ivoiriens m’ont mis en haut… c’est une façon de dire qu’on attend beaucoup de moi… Donc je considère cela comme un piège. »
Entre attentes du public et exigences de performance, il revendique néanmoins une certaine indépendance d’esprit : « Quelque soit la pression… je m’en fous… leur pression n’est pas ma pression. »
Une posture assumée, qui traduit sa volonté de garder le contrôle sur son parcours malgré les contraintes.
À travers cette sortie, Debordo Leekunfa met en lumière une réalité souvent ignorée : celle des artistes confrontés à des combats intérieurs tout en étant exposés au regard du public. Entre deuil, rivalité, pression et résilience, son témoignage révèle les failles derrière la gloire et souligne la nécessité, pour survivre, de se réinventer sans cesse dans une industrie exigeante.

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Benjamin NOAH




