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Isaac NAMLA décroche une mention « Excellente » et affiche une ambition sans limites : « Je ne suis pas venu au monde pour être figurant »

À seulement 21 ans, NAMLA WABO Isaac Kambel, plus connu sous le nom d’Isaac NAMLA, franchit une étape majeure de son parcours. Le jeune scénariste, réalisateur, régisseur et monteur a obtenu la mention « Excellente » lors de sa soutenance de fin de cycle en Licence professionnelle, option Cinéma et Audiovisuel, à l’Université de Dschang. Cette distinction vient récompenser un travail de recherche-création intitulé « Du point de vue subjectif à la réalisation d’un pocket film d’horreur sur les superstitions africaines », qui a donné naissance au court métrage « MEKA ». Un projet salué par le jury pour son caractère « innovant, pertinent et actuel ».

« Cette mention prouve que mon projet est innovant, pertinent et actuel »

Pour Isaac NAMLA, contacté par la rédaction de Laura Dave Média ce mercredi, 22 juillet 2026, cette réussite dépasse largement le cadre universitaire. « Voir mon projet de soutenance être sanctionné d’une mention excellente par un jury expérimenté, c’est incroyable. C’est marquant pour ma carrière, car ça prouve que je suis capable de porter un projet et de savoir le défendre comme il se doit. » Cette reconnaissance représente également une validation de son approche artistique. « Cette mention prouve que mon projet est innovant, pertinent et actuel. Elle témoigne aussi de la rigueur et de la discipline dont je fais preuve lorsque je travaille sur un projet. Ça va me booster pour la suite de mon parcours. »

Isaac NAMLA décroche une mention "Excellente" et affiche une ambition sans limites : « Je ne suis pas venu au monde pour être figurant »

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Réinventer le cinéma d’horreur africain grâce à l’invisible

Avec « MEKA« , Isaac NAMLA choisit de s’éloigner des codes traditionnels du cinéma d’horreur africain. Son ambition : raconter la peur autrement. « Beaucoup de films d’horreur africains sont caractérisés par la monstration d’entités effrayantes ou de monstres visibles. Très peu se tournent vers une horreur basée sur ce qu’on ne voit pas. » Pour le jeune réalisateur, les croyances populaires africaines constituent un formidable terrain de création. « Nos croyances constituent une matière intéressante pour la création cinématographique, encore rarement explorée. C’est cette dimension psychologique, croire ou ne pas croire, qui m’a inspiré à proposer une horreur basée sur l’invisible. » Une vision qui témoigne de sa volonté de renouveler le regard porté sur le cinéma de genre en Afrique.

Un smartphone peut suffire à faire du grand cinéma

L’une des particularités de MEKA réside dans ses conditions de réalisation. Le film a été tourné principalement avec un smartphone, un choix assumé par le jeune cinéaste. « On ne doit jamais se limiter à cause de ce qu’on n’a pas. C’est ce que je voulais prouver grâce à ce projet. » Selon lui, le véritable moteur de la création reste l’imagination. « Le plus important n’est pas le matériel, mais la matière grise, la créativité, l’ingéniosité et le savoir-faire. Il existe des films réalisés avec des caméras dernier cri qui ont pourtant été des flops. » Il invite ainsi les jeunes passionnés de cinéma à miser avant tout sur la formation. « Il faut se cultiver au maximum, observer ce qui se fait ailleurs dans le monde et développer sa propre créativité. À ce moment-là, rien ne devient un frein à la création. »

À seulement 21 ans, NAMLA WABO Isaac Kambel, plus connu sous le nom d'Isaac NAMLA, franchit une étape majeure de son

Sauvegarder les mythes africains grâce au cinéma

Au-delà de l’aspect artistique, MEKA porte également une réflexion sur la transmission du patrimoine culturel africain. Isaac NAMLA regrette la disparition progressive de nombreuses croyances populaires. « Nos mythes, croyances et légendes sont une immense richesse pour l’Afrique. Ils ont façonné des générations entières et servi d’outils d’enseignement. » Pour lui, le cinéma peut contribuer à préserver cet héritage. « Ce serait un gâchis de les voir disparaître définitivement. Le cinéma d’horreur est une excellente façon de les pérenniser davantage. » Il cite notamment plusieurs superstitions bien connues, comme l’interdiction de siffler, balayer ou chanter la nuit, ou encore de pointer du doigt une tombe.

De Zone Grise à MEKA, une évolution assumée

Avant « MEKA« , Isaac NAMLA s’était déjà illustré avec « Zone Grise« , son premier projet professionnel en tant qu’auteur-
réalisateur. Cette première expérience lui a permis de perfectionner son approche. « La rigueur acquise sur Zone Grise m’a aidé à construire MEKA. Il fallait proposer quelque chose d’impactant, de captivant et d’original en seulement cinq minutes. » Aujourd’hui, il affirme avoir considérablement fait évoluer sa vision de la réalisation.

« Le cinéma camerounais doit être pris au sérieux »

Interrogé sur les défis du cinéma camerounais, Isaac NAMLA plaide pour une meilleure formation des professionnels et une plus grande implication des pouvoirs publics. « Beaucoup n’ont pas encore compris l’importance et le pouvoir qu’a le cinéma. Il faudrait que l’État mette un accent particulier sur ce secteur et tout son potentiel. » Il estime également que les cinéastes doivent davantage respecter les exigences de leur métier. « Très peu respectent réellement ce métier. C’est aussi pour cette raison que peu de films ou de séries camerounaises parviennent à faire le tour du monde. »

Une ambition mondiale : « Je vais me battre pour que le monde sache qui est Isaac NAMLA »

Après cette première consécration académique, le jeune réalisateur voit déjà plus loin. Il souhaite poursuivre un Master professionnel, découvrir d’autres écoles de cinéma et continuer à se former. Mais son objectif ultime dépasse les diplômes. « Je vais me battre pour que le Cameroun sache qui est Isaac Namla, pour que l’Afrique sache qui est Isaac Namla et pour que le monde sache qui est Isaac Namla. » Avant de conclure avec une déclaration qui résume toute sa détermination : « Je ne suis pas venu au monde pour être figurant. Je suis venu pour être acteur principal, pour impacter, inspirer et servir. »

À seulement 21 ans, Isaac NAMLA, fils de WABO Armand et de MESCEFAN Marguerite, ne cache pas ses ambitions. Fort d’une mention « Excellente », d’une vision artistique affirmée et d’une volonté de repousser les frontières du cinéma camerounais, le jeune réalisateur s’impose déjà comme l’un des talents à suivre de près. Son parcours ne fait que commencer, mais son objectif est clair : inscrire son nom parmi les cinéastes qui feront rayonner le Cameroun, l’Afrique et, demain, le cinéma mondial.

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Diane Laure MISSEKOU

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