Figure incontournable du rap francophone, Alpha Dialo alias Black M se confie sur son parcours, son installation en Côte d’Ivoire et son rapport profond à l’Afrique. Invité de l’ émission À l’afffiche, ce 07 mai 2026, il évoque aussi sa double identité culturelle entre la France et la Guinée, affirmant avoir réalisé « un rêve d’enfant » en s’installant à Abidjan et en construisant de nouveaux projets sur le continent.
Entre racines, réussite et vision d’un continent en mouvement
L’ancien membre de Sexion d’Assaut revient sur son identité multiple et sur le sens qu’il donne désormais à sa carrière.
« Je suis chez moi chez moi, je suis français… laissez-moi juste l’inviter à danser », rappelle-t-il en évoquant son titre devenu emblématique. Une phrase qui, selon lui, résonne encore aujourd’hui : « Les paroles raisonnent toujours… ça n’a pas forcément énormément bougé, même si les choses avancent dans le bon sens. »

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“Je me sens bien des deux côtés” : une identité assumée
Né en France de parents guinéens, Black M revendique pleinement sa double appartenance. Un équilibre parfois complexe, mais qu’il transforme en force :
« On peut te faire comprendre que tu es français ici, et africain là-bas. Mais moi je me sens bien des deux côtés. » Pour l’artiste, cette dualité n’est pas un frein mais une richesse qui nourrit sa créativité et sa vision du monde.
L’Afrique comme point d’ancrage et horizon
Installé désormais en Côte d’Ivoire, le rappeur explique un choix mûrement réfléchi, presque personnel : « C’était un rêve d’enfant. Pourquoi pas l’Afrique francophone ? C’était le bon compromis. »
Au-delà de la vie personnelle, Black M observe surtout un continent en transformation : « L’Afrique n’est plus un rêve, c’est une puissance créative qui s’impose. » Une conviction qu’il relie directement à l’évolution de la musique et de la visibilité des artistes africains : « Les réseaux mettent de la lumière sur ce qui se passe ici, mais ça a toujours existé. »

Créer des ponts entre la diaspora et l’Afrique
Depuis ses débuts, l’artiste affirme vouloir relier les cultures : « J’ai toujours mis en avant le fait que j’étais guinéen et français. Ça fait le pont. » Aujourd’hui, il souhaite aller plus loin et s’impliquer davantage dans des projets structurants : « Je suis un peu plus dans l’action. J’ai un rôle d’ambassadeur culturel naturel. » Une mission qu’il dit assumer pleinement, notamment après sa désignation officielle comme ambassadeur culturel de la Guinée.
Un projet de festival et une ambition continentale
Sans trop en dévoiler, Black M confirme travailler sur une initiative ambitieuse : « Je songe vraiment à mettre en place un festival annuel en Guinée Conakry. » Un projet qui s’inscrit dans une volonté plus large de transmission et de développement culturel.
“Rien n’est impossible” : un message à la jeunesse africaine
Avant de conclure, l’artiste adresse un message fort à la nouvelle génération : « La jeunesse africaine est faite de grands rêveurs. Rien n’est impossible. Il faut croire fortement. » Et de rappeler son propre parcours comme preuve : « On est partis de rien et aujourd’hui on est là. Donc tout est possible. »

Entre musique, écriture et nouveaux horizons
Black M prépare désormais un nouvel album et un livre personnel retraçant son histoire, entre France, Afrique, succès et questionnements : « J’ai pris le temps de m’installer, de respirer, et de raconter ce que je veux vraiment dire. » Une nouvelle étape dans la carrière d’un artiste qui, loin de se limiter à la musique, construit progressivement une œuvre tournée vers la transmission, l’identité et l’avenir.

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Diane Laure MISSEKOU




