Dans une sortie remarquée publiée le 3 mai 2026 sur sa page Facebook, Maahlox livre une analyse des difficultés auxquelles font face les artistes au Cameroun. Entre manque de soutien du public, fragilité du système de production et pressions extérieures, l’artiste dresse un tableau préoccupant de l’écosystème musical national.

Un public accusé de ne pas jouer son rôle
Pour Maahlox, le premier frein à l’épanouissement des artistes est le comportement même du public. Il regrette l’absence d’engagement autour de la musique locale : « On ne stream pas, on ne part pas dans les concerts. »
L’artiste pointe également une tendance à valoriser les critiques plutôt que les réussites : « Quand un artiste fait quelque chose de bon, on n’en parle pas, mais à la moindre erreur, on partage jusqu’au bout du monde. »
Une attitude qui, selon lui, fragilise davantage des carrières déjà précaires.

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Une industrie musicale en manque de structure
Au-delà du public, Maahlox insiste sur les carences structurelles : « Il n’y a pas de producteur. »
Il dénonce aussi les conditions imposées par certaines entreprises : « Les multinationales qui utilisent leurs œuvres payent les artistes comme si c’était une faveur. »
Pour lui, cette absence de cadre solide empêche les artistes de se professionnaliser et de rivaliser à l’international.


Le poids des manipulations et du système
Autre point sensible soulevé par Maahlox : l’instrumentalisation du droit d’auteur : « Le droit d’auteur est utilisé comme un élément de chantage par les hommes politiques. »
Il évoque également le manque d’implication lors des distinctions artistiques : « Quand ils sont dans les awards, on ne vote pas. »
Selon lui, ces pratiques contribuent à maintenir les artistes dans une position de faiblesse.

Critiques permanentes et sabotage des réussites
L’artiste fustige une culture de la comparaison et de la dévalorisation : « On passe le temps à les comparer aux artistes soutenus dans leur pays pour les rabaisser. »
Il déplore aussi une tendance généralisée à la critique : « Tout le monde est expert en musique. »
Il affirme cependant que la réussite attire souvent des actions négatives : « Quand un artiste réussit, il devient l’objet de tous les sabotages possibles. »
À travers cette sortie, Maahlox met en lumière les nombreux défis du secteur musical camerounais. Entre manque de soutien, défaillances structurelles et pressions diverses, il rappelle qu’« il faut avoir le mental très fort » pour réussir. Un message qui relance le débat sur la nécessité de repenser tout un écosystème.

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Benjamin NOAH




